Football vietnamien, de la passion naît l’ambition

Qualifié pour la Coupe du monde des moins de 20 ans, le Onze national U19 a suscité l’admiration des spécialistes du monde entier. Un succès qui en appelle d’autres.

Hanoi, 17 décembre (VNA) - Qualifié pour la Coupe du monde des moins de 20 ans, le Onze national U19 a suscité l’admiration des spécialistes du monde entier. Un succès qui en appelle d’autres, la Fédération vietnamienne de football donnant ces dernières années la priorité à la formation.

Football vietnamien, de la passion naît l’ambition ảnh 1Les joueurs de l’équipe vietnamienne U19 ont bien progressé ces derniers mois. Photo : VNA

Le 31 octobre. Il est 17h00 à l’aéroport international de Nôi Bài, Hanoi. À peine sorti de l’avion, Hoàng Anh Tuân, le sélectionneur de l’équipe du Vietnam de football des moins de 19 ans, est assailli par les journalistes après la qualification de ses «poulains» au Mondial U20 2017. Visiblement aux anges, il déclare : «Je ne peux pas exprimer tous les sentiments qui traversent mon esprit en ce moment ! En quelques mots, nous sommes ravis de ce résultat». Magique.

Petit retour en arrière. Il y a deux ans, les supporteurs vietnamiens découvraient avec engouement la nouvelle génération des moins de 19 ans, portée par Nguyên Công Phuong, Nguyên Tuân Anh ou encore Luong Xuân Truong. Mais cette équipe a déçu à la Coupe d’Asie 2014, démontrant un style de jeu séduisant mais totalement inefficace qui lui a valu de rentrer à la maison la tête basse, dernière de sa poule.

La clairvoyance de la Fédération

Cette année, l’équipe du Vietnam U19 ne possède pas de techni-ciens comme ses prédécesseurs. En revanche, à la baguette, un «vrai» sélectionneur : Hoàng Anh Tuân. La pression et les comparaisons avec son aînée sont évidentes. Et l’équipe s’en est servi pour se surpasser, avec d’abord la première place de son groupe, puis une victoire contre le Bahreïn en quart de finale avant d’être éliminée en demi par le Japon - le futur champion. Une place en demi-finale synonyme de qualification pour le Mondial U20, l’an prochain en République de Corée.

Cette prestation formidable résulte directement du programme de la Fédération vietnamienne de football (FVF). Cette qualification est une première, puisque jamais une sélection nationale (cadets, juniors ou espoirs, hommes et femmes confondus) n’a encore disputé de Coupe du monde.

Football vietnamien, de la passion naît l’ambition ảnh 2L’équipe du Vietnam U19 face à l’équipe de l’Australie U19 en septembre 2016. Photo : VNA

Ce programme est une mission proposée par la FVF depuis 2008, avec la coopération des clubs qui doivent consentir à un investissement plus important dans la formation des futurs et jeunes footballeurs. Beaucoup de clubs ont ainsi créé leurs propres centres de formation, afin d’y accueillir les jeunes talents des quatre coins du pays.

«Disposer d’une génération qui pourra évoluer et triompher au niveau international est un plan à très long terme. Les fondements du football vietnamien sont très limités. Nos objectifs doivent être réalistes. Il faut franchir les étapes une par une», tempère Trân Quôc Tuân, son vice-président.

L’un des plus gros problèmes pour la FVF est de trouver un terrain d’entente avec les clubs afin d’assurer l’éclosion d’un nombre suffisant de jeunes joueurs dans les matchs de championnat joués au niveau national. En d’autres termes, d’inciter les clubs à prendre des risques en inscrivant des jeunes joueurs sur les feuilles de match afin qu’ils puissent glaner de l’expérience, indispensable pour progresser. Autre problème, la FVF n’a pas assez d’argent pour financer les centres de formation de manière significative.

«Tout le monde est conscient de ces difficultés, mais ce n’est pas cela qui nous empêchera d’avancer !», confirme, déterminé, Trân Quôc Tuân. «Je suis très heureux de voir que les entreprises, sociétés et associations aient financé, avec passion, le football en général, et en particulier la formation des jeunes joueurs. Ils sont les garants du grand programme de la FVF !», s’exclame-t-il.

Un tremplin pour demain ?

La demi-finale perdue contre le Japon a d’ailleurs exposé le travail qu’il reste à accomplir, le Vietnam ayant été dépassé dans tous les aspects du jeu : endurance, technique, stratégie et expérience internationale. Des lacunes auxquelles il faudra remédier au plus vite, sous peine d’une cruelle désillusion l’an prochain en République de Corée.

La Coupe du monde - la «vraie» - est un rêve et bien plus encore, particulièrement dans un pays qui vibre à l’unisson pour le ballon rond. Si l’équipe nationale est très loin de cet objectif, le succès des sélections U19 souffle un vent nouveau fortement ressenti par les jeunes footballeurs, les investisseurs et les supporters du pays.

«Ces sélections U19 sont une immense source d’inspiration. Ce sont elles qui ont suscité cet élan de confiance envers les jeunes talents du football vietnamien. En cela, oui, elles ont fait très fort !», partage Dô Quang Hiên, Pdg de la société et du club T&T Hanoi.

En parallèle avec les clubs professionnels qui possèdent leurs propres centres de formation, les clubs amateurs apportent eux aussi leurs pierres à l’édifice. À Hô Chi Minh-Ville par exemple, depuis plus d’un an, les clubs locaux commencent à réserver des plages horaires pour les petits. Et de nombreux clubs sont créés pour dénicher et entraîner ceux qui seront peut-être les étoiles de demain.

«Nous ne cherchons pas à orienter notre enfant vers tel ou tel métier. S’il aime le football, nous serons derrière lui», affirme Nguyên Thanh Phong, père d’un enfant de 9 ans au club Thang Long.

D’autres personnes, comme Gebhard Dilger, un Allemand établi à Hô Chi Minh-Ville, a envoyé son fils au «Friendship Football Club», surnommé ainsi pour se calquer sur le modèle des clubs européens. De plus, certains clubs organisent des classes gratuites afin de trouver des jeunes doués balle au pied et encourager les petits des classes inférieures.

Nguyên Thi Ngà, mère d’un enfant scolarisé à l’école maternelle Dang Van Ngu, est aussi bluffée de voir que les jeunes footballeurs du Onze national U19 peuvent parler anglais. «J’aimerais que mon fils puisse devenir footballeur professionnel comme eux. Ils ont visiblement plus d’une corde à leur arc !», s’amuse-t-elle. C’est aussi cela, le football moderne. – CVN/VNA

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