Fin de la suspension des prêts en devise pour les exportateurs

La Banque d’État du Vietnam (BEV) a mis fin le 1er juin 2016 à la suspension de l’octroi de crédits en devise aux entreprises exportatrices.
Fin de la suspension des prêts en devise pour les exportateurs ảnh 1Les crédits libellés en devise - essentiellement en dollar américain - sont fréquemment offerts à des taux d’intérêts inférieurs à ceux qui sont libellés en dông.

Hanoi (VNA) - La Banque d’État du Vietnam (BEV) a mis fin le 1er juin 2016 à la suspension de l’octroi de crédits en devise aux entreprises exportatrices.

Après deux mois de suspension, les crédits en devise ont repris pour les exportateurs. Ce type d’opération avait été gelé en avril suite à une circulaire N° 24 de la Banque d’État du Vietnam (BEV), relative aux crédits à court terme pour les entreprises vietnamiennes qui fabriquent des produits pour l’export via les frontières terrestres, maritimes et aériennes. Par une circulaire N° 07, la banque centrale a levé cette suspension, décision qui est largement soutenue par les spécialistes comme les entreprises.

La suspension des prêts en devise pour les entreprises exportatrices est rationnelle car elle vise à un gain de compétitivité des entreprises vietnamiennes sur les entreprises issues de l’investissement direct étranger, estime l’expert Lê Duy Binh. Il s’agit d’une décision qui répond aux souhaits des entreprises qui, depuis deux mois, se retrouvaient réduites à emprunter des dôngs vietnamiens à un coût élevé, notamment en termes d’intérêts dont les taux sont actuellement du double de ceux des crédits libellés en dollar américain.
 
Dans une telle conjoncture, c’est un coup de pouce effectif, affirme cet expert. En effet, déjà, en ce début d’année, la croissance est plus faible que l’an dernier. Mais, en plus, la sécheresse sévit dans le Centre méridional et sur les hauts plateaux du Centre, et dans les provinces du delta du Mékong, l’évolution de cette situation comme celle de la salinisation est imprévisible. Enfin, des incidents environnementaux ont causé un décès en masse de poissons sur le littoral du Centre.

La modification des politiques financière et monétaire est nécessaire. Dans le passé, en 2012, la BEV avait suspendu à deux reprises l’octroi de crédits en devise. La fin d’une telle mesure permet aux entreprises exportatrices de disposer d’une source de financement de leur production pour un coût modéré, et donc d’une meilleure compétitivité.
 
Les entreprises enthousiastes
 
Selon Nguyên Hoàng Minh, directeur adjoint de l’antenne de la BEV de Hô Chi Minh-Ville, l’autorisation de ce segment du crédit est aussi importante sur le plan psychologique pour les entreprises. Selon la circulaire N° 07 du gouverneur de la BEV, Lê Minh Hung, les entreprises exportatrices peuvent emprunter en dollars, à court terme, puis changer ces dollars en dôngs pour acquérir des matières premières et autres intrants de leurs produits d’export. Toutefois, la BEV a d’ores et déjà annoncé la fin de la fourniture de tels crédits en devise au terme de cette année pour stabiliser le marché des devises et éviter une «dollarisation» de l’économie vietnamienne.

Fin de la suspension des prêts en devise pour les exportateurs ảnh 2Selon la circulaire N°07 de la BEV, les entreprises exportatrices peuvent emprunter en dollars, à court terme, puis changer ces dollars en dôngs pour acquérir des matières premières et autres intrants de leurs produits d’export.

Pour Trinh Thi Ngân, membre de l’Association des petites et moyennes entreprises de Hanoi, c’est une bonne occasion pour les entreprises de renouveler leurs technologies et d’élargir leurs activités à des coûts réduits. Hoàng Van Thai, directeur de la SARL de construction mécanique Hai Vân, considère qu’il s’agit d’une bonne nouvelle, car les crédits en dollar sont à un taux de 3 à 4%, contre 8 à 11% pour les prêts en dôngs.
 
Quant à Truong Dinh Hoè, secrétaire général de l’Association de transformation et d’exportation des produits aquatiques (Vasep), les entreprises exportatrices de produits aquatiques applaudissent cette décision. Elles ont en effet subi des difficultés en raison d’une nette diminution des importations de grands marchés importants, ce à quoi s’ajoutent les inévitables fluctuations de change habituelles.

C’est une décision opportune, souligne Nguyên Nam Hai, président de l’Association de transformation de café et de cacao du Vietnam. Ces derniers temps, les entreprises étrangères en activité au Vietnam dans le secteur du café ont profité de devises à des taux d’intérêt très préférentiels des banques étrangères, pour les changer en dông pour acquérir des matières premières sur le marché local. Nos entreprises manquaient donc d’un des moyens pour être davantage compétitives. -CVN/VNA​

Voir plus

Le ministre des Finances, Ngô Van Tuân, s'exprime devant l’Assemblée nationale de la 16e législature, le 21 avril. Photo: VNA

Réaliser une croissance à deux chiffres : "un défi de taille, mais une nécessité"

Depuis 1946, seules 13 économies dans le monde ont maintenu une croissance à deux chiffres pendant plus d’une décennie, leur permettant de passer du statut de pays à faible revenu ou en développement à celui de pays développé. Au cours des 40 années de rénovation du Vietnam, la croissance a dépassé les 9% à seulement deux reprises et n’a jamais atteint les deux chiffres.

Les forces compétentes de Ho Chi Minh-Ville surveillent strictement les navires de pêche ne remplissant pas les conditions requises pour prendre la mer. Photo : VNA

Ho Chi Minh-Ville renforce la lutte contre la pêche INN grâce à la numérisation des données

L’application du journal de pêche électronique à bord des navires hauturiers à Ho Chi Minh-Ville contribue à la modernisation de la gestion halieutique, au renforcement de la transparence des données et à un meilleur contrôle des activités d’exploitation des ressources marines, dans le cadre des efforts visant à lever l’avertissement sous forme de « carton jaune » lié à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Production industrielle dans la province de Ninh Binh. Photo d'illustration : VNA

Les conglomérats nationaux indispensables à la croissance de la valeur des exportations

Les statistiques montrent que, représentant plus de 70 % du chiffre d’affaires total des exportations vietnamiennes, le secteur des investissements directs étrangers (IDE) continue d’accroître sa prédominance, soulignant la nécessité d’un leadership plus affirmé de la part des groupes économiques nationaux pour rééquilibrer la croissance.

Le vice-ministre des Finances, Trân Quôc Phuong, et le directeur général de l’ONUDI, Gerd Müller, signent le programme de coopération, à Hanoi, le 21 avril. Photo : thoibaotaichinhvietnam.vn

Le Vietnam et l’ONUDI coopèrent pour un développement industriel circulaire et inclusif

Le programme de coopération Vietnam-ONUDI pour la période 2025-2028 dispose d’un budget estimé à 72 millions de dollars et se concentre sur trois priorités : accélérer la transition vers une industrie verte et une économie circulaire ; renforcer la compétitivité industrielle et les chaînes de valeur durables ; et consolider les politiques industrielles, les capacités institutionnelles et les partenariats.

Le vice-Premier ministre Hô Quôc Dung (centre) préside la réunion consacrée au déploiement de la liste des technologies et produits technologiques stratégiques, à Hanoi, le 20 avril. Photo : VNA

Le Vietnam impulse la mise en œuvre des technologies et produits stratégiques

Cette liste est divisée en deux groupes : les technologies déjà implantées sur le marché et ayant un impact direct sur des secteurs tels que l’agriculture, la transformation industrielle, le textile et l’énergie ; et les technologies émergentes qui stimulent la croissance et garantissent l’autonomie en matière de sécurité et de défense, comme l’informatique quantique, les technologies des missiles, des petits réacteurs nucléaires, des petits satellites et des drones.

Outre l’augmentation du nombre et de la valeur des projets d’IDE, les nouveaux flux de capitaux vers le Vietnam devraient également présenter un contenu technologique plus élevé, contribuant ainsi à la transformation du modèle de croissance du pays. Photo: VNA

Le Vietnam devrait attirer 38 milliards de dollars d’IDE par an dans les cinq ans

La vague d’investissements étrangers au Vietnam continue d’être renforcée par des géants traditionnels comme Samsung, LG, Sumitomo et Mitsubishi, ainsi que par des entreprises de haute technologie émergentes telles que Microsoft et Nvidia, avec des projets de grande envergure d’une valeur de plusieurs milliards de dollars.

Le Vietnam construit un écosystème d’« économie circulaire » en boucle fermée, le secteur industriel étant le moteur du changement le plus radical et transformateur. Photo: VNA

L’industrie vietnamienne en pointe dans la transition vers une économie circulaire

L’économie circulaire n’est plus un simple choix politique : elle est devenue une tendance incontournable pour assurer une croissance durable et verte, renforcer la compétitivité nationale et internationale et atteindre l’objectif de neutralité carbone du Vietnam d’ici 2050. Elle constitue désormais une condition essentielle à la pérennité de l’expansion économique, notamment dans la production industrielle et les industries connexes.

Photo: Vietnam+

La transformation numérique, moteur de l’expansion du métro de Hanoï

Porté par la transformation numérique, le métro de Hanoï s’impose progressivement comme une solution de mobilité moderne, efficace et écologique. Entre hausse de la fréquentation, innovations technologiques et amélioration de l’expérience usager, le rail urbain renforce son rôle central face aux défis croissants de congestion et de pollution dans la capitale vietnamienne.

Des délégués ont découvert la culture du café dans la province de Dak Lak. Photo: nhandan.vn

Forum mondial sur le patrimoine du café : un espace de dialogue pour connecter les cultures et les savoirs globaux

Ce forum mondial a rassemblé des représentants ministériels, des diplomates des grandes puissances caféières ainsi que de nombreux experts et acteurs de la filière pour engager un dialogue multidimensionnel sur le rôle du café dans le contexte de la mondialisation. Il vise à définir le café comme un « patrimoine vivant », capable de tisser des liens entre les communautés et les civilisations pour devenir un langage universel de paix et de développement durable.