Fécondation in vitro au Vietnam, un service médical à valoriser

Grâce à des coûts bas et une direction de développement adéquate, les techniques d’assistance à la FIV se sont développées rapidement au Vietnam qui est devenu le centre de formation de l’Asie du Sud-Est.
Hanoi, 24 janvier (VNA) – Bien que la technique de FIV soit apparue tardivement au Vietnam, le pays est devenu l’un des leaders du domaine. La Thaïlande et Singapour accueillent cependant toujours plus de personnes en quête de ce service grâce à un tourisme médical mieux structuré.
Fécondation in vitro au Vietnam, un service médical à valoriser ảnh 1Une manœuvre de la procréation assistée effectuée à l’hôpital My Duc à Hô Chi Minh-Ville. Photo : VNF/CVN

La fécondation in vitro (FIV) est l’une des techniques fondamentales du traitement de l’infertilité dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation. Le premier bébé né de cette technique est arrivé en 1978. Dans la région de l’ASEAN, elle a été couronnée de succès dès les années 1980 à Singapour, en Thaïlande, en Malaisie, en Indonésie et aux Philippines. Du côté du Vietnam, il a fallu attendre jusqu’en 1998 pour que le premier bébé-éprouvette voie le jour, c’est-à-dire une vingtaine d’années après les pays développés et une quinzaine d’année après les pays de la région.

Chef de file de la FIV mondiale

Cependant, grâce à des coûts bas et une direction de développement adéquate, les techniques d’assistance à la procréation se sont développées rapidement au Vietnam. Depuis 2010, le pays est même devenu le centre de formation de la FIV de l’Asie du Sud-Est. Concrètement, chaque année, de 20 à 30 cadres spécialisés de pays de la région se rendent au Vietnam pour découvrir et apprendre les techniques en la matière. Depuis 2017, le Vietnam connaît chaque année le plus grand nombre de naissance FIV de l’ASEAN. En 2019, près de 35.000 FIV y ont été pratiquées.

Située au 2e rang, la Thaïlande possède un fort tourisme médical depuis de nombreuses années et la FIV est un secteur en pleine croissance. De nombreuses personnes de la région se rendent en Thaïlande car certaines techniques ne peuvent être réalisées dans leur pays d’origine ou bien parce que le système légal (de leur pays) ne le permet pas. Mais, une autre raison justifiant la préférence de la Thaïlande est que les services médicaux proposés sont de grande qualité, le tourisme fortement développé et les coûts globalement bas.

Concurrence en Asie du Sud-Est

Ainsi, depuis des années, la Thaïlande a misé sur la FIV dans le but de retenir les étrangers. Selon des estimations, environ 60-70% des personnes ayant recours à cette technique médicale en Thaïlande ne sont pas thaïlandais.

État insulaire de l’Asie du Sud-Est, Singapour a fortement développé son secteur du tourisme médical. Ce pays est la destination privilégiée des ressortissants des pays de la région, et même de la Chine, souhaitant avoir recours à la FIV. Environ la moitié des personnes sollicitant la FIV sont des ressortissants étrangers.

Ces dernières années, suivant l’exemple de ses voisins, la Malaisie a également investi dans le tourisme médical et notamment dans la technique FIV, très plébiscitée. Ici aussi, environ 30 à 40% des clients sont originaires de pays de l’Asie du Sud-Est et de Chine.

Quant au Vietnam, ces dernières années, le nombre de couples vietnamiens profitant de cette technique est en forte croissance. Selon les spécialistes, il est même possible que dans l’avenir les Thaïlandais se déplacent au Vietnam car les techniques sont de qualité et les prix plus abordables.

En 2019, selon les statistiques, le nombre total de FIV pratiquées à Singapour, en Malaisie, en Indonésie et aux Philippines a été moins important qu’au Vietnam. Et pourtant, les services de tourisme proposés au Vietnam ne sont pas encore de qualité. De ce fait, malgré des coûts bas et des techniques brillantes, rares sont les étrangers ayant l’intention de recourir à la FIV au Vietnam. À noter que les frais pour une opération de la FIV au Vietnam ne représentent que de 20% à 50% des frais des pays directement concurrents. Même au Cambodge, certains centres spécialisés en FIV appliquent des tarifs plus élevés qu’au Vietnam.

Le pays dispose à l’heure actuelle de techniques de procréation assistée très bien développées par rapport aux pays de l’ASEAN, avec des experts connus, des recherches accrues et des établissements d’envergure. Lors de presque tous les événements scientifiques sur la FIV se déroulant dans la région, les experts vietnamiens sont toujours invités à communiquer et à partager leurs expériences. Le Vietnam compte le plus grand nombre de rapports scientifiques publiés dans les revues les plus prestigieuses en la matière de l’Asie du Sud-Est.

Dans l’avenir, il devra néanmoins mettre l’accent sur le développement du tourisme et des services médicaux pour retenir davantage de clients sollicitant la fécondation in vitro.
 
* Des revenus supplémentaires générés par la FIV

Selon un article publié en août 2018 dans le magazine Nikkei Asian Review, beaucoup de cliniques privées en Thaïlande ont développé des services réservés à la FIV pour répondre à la demande grandissante de couples étrangers, surtout des Chinois. Selon le docteur Theerayut Jongwutiwes, spécialisé dans la FIV de l’Hôpital international Phyathai 2, ce dernier a accueilli en 2018 une trentaine de couples recourant à la FIV chaque mois, alors qu’en 2017, ce nombre était d’une vingtaine seulement. D’après le docteur Boon Vanasin, Pdg de Thonburi Healthcare Group, proposant des solutions de santé à Bangkok, la FIV permet d’importants revenus supplémentaires provenant non seulement de services médicaux, mais encore de services annexes comme les hébergements, les transferts, les repas et éventuellement les visites. – CVN/VNA

Voir plus

La ville vise à contrôler efficacement les épidémies tout en améliorant les mécanismes et les politiques et en renforçant la coordination intersectorielle. Photo : nongnghiepmoitruong.vn

Hanoi s’emploie à améliorer la qualité de la médecine préventive

L’année 2025 s’est achevée sur une note à la fois positive et difficile dans le paysage des soins de santé préventifs de la capitale. Le succès le plus notable a été la maîtrise efficace de la dengue, avec 6.628 cas recensés – soit une baisse de près de 30% par rapport à 2024 – et aucun décès déploré.

Inspection de la sécurité et de l'hygiène alimentaires dans la zone de préparation des aliments d'un hôtel. Photo: VNA

Le ministère de la Santé renforce les contrôles de sécurité alimentaire avant le Têt

Le ministère de la Santé a demandé aux collectivités locales d’élaborer des plans de surveillance de la sécurité alimentaire fondés sur l’évaluation des risques, en mettant l’accent sur les produits à forte demande pendant le Têt et les fêtes à venir, ainsi que sur les risques saisonniers tels que les intoxications aux champignons au printemps et en été.

L’Hôpital général de Tuyên Quang figure parmi les rares hôpitaux provinciaux à exploiter un scanner CT à 256 barrettes. Photo : VNA

Résolution 72 : la haute technologie médicale au service des citoyens

La province de Tuyên Quang intensifie l’investissement dans les infrastructures, les équipements modernes et les ressources humaines afin de rapprocher la médecine de haute technologie des populations locales, contribuant ainsi à améliorer l’accès aux soins de santé de qualité conformément à la Résolution n°72-NQ/TW.
·

Un médecin militaire réalise une échographie pour des habitants de Dong Dang (district de Cao Loc, province de Lang Son). Photo : VNA

Résolution 72 : refonder le système de santé vietnamien

La Résolution 72-NQ/TW du Bureau politique ouvre de nouvelles perspectives pour la restructuration du système de santé vietnamien, axée sur l’équité d’accès, le renforcement des soins de base et la durabilité à long terme.

L’Administration vietnamienne de la prévention des maladies du ministère de la Santé adresse une note urgente aux services concernés afin de renforcer la surveillance et la prévention du virus Nipah. Photo: suckhoedoisong.vn

Virus Nipah en Inde : le Vietnam renforce la prévention dès les postes-frontières

Afin de prévenir de manière proactive toute introduction et propagation du virus Nipah au Vietnam, l’Administration vietnamienne de la prévention des maladies a demandé aux autorités sanitaires locales de renforcer la surveillance épidémiologique aux points d’entrée, dans les établissements médicaux et au sein de la communauté. 

Des personnes âgées sont prises en charge à l’Institut Tâm An, à Hô Chi Minh-Ville. Photo ; VNA

Résolution n°72 : vieillissement démographique, défi des soins aux personnes âgées

Le Vietnam entre dans une phase de vieillissement rapide de sa population, entraînant une hausse soutenue de la demande en services de prise en charge des personnes âgées. Face à cette évolution inévitable, le développement de ressources humaines qualifiées et professionnelles s’impose comme un levier essentiel pour renforcer le système de protection sociale et assurer un développement durable.

La coopération française au Vietnam dans le domaine de la santé est une coopération ancienne et structurante qui occupe une place singulière notamment dans le domaine de la formation, de la recherche et des partenariats hospitalo-universitaires. Photo: FSFV

La coopération médicale Vietnam–France se tourne vers l’innovation

l’attaché pour la coopération sanitaire et le développement de l’ambassade de France au Vietnam, Gilles Angles, souligne que l’innovation, la santé numérique et le transfert de connaissances demeurent des moteurs essentiels permettant au partenariat bilatéral de répondre aux nouveaux défis sanitaires.

La ministre de la Santé Dao Hong Lan. Photo: VNA

14e Congrès du PCV : La santé publique au cœur d'une réforme stratégique

La Résolution n° 72-NQ/TW du Bureau politique, portant sur des mesures de rupture pour renforcer la protection et l'amélioration de la santé publique, vise à lever les « points de blocage » historiques du secteur en renforçant la médecine préventive et en garantissant un accès aux soins de proximité dès le plus jeune âge, à distance.

Le secteur de la santé de Hanoï se mobilise pour une sécurité sanitaire absolue. Photo / VNA

14e Congrès du Parti : Le secteur de la santé de Hanoï se mobilise pour une sécurité sanitaire absolue

Le Département de la santé de Hanoï a organisé, le 16 janvier, au Centre de contrôle des maladies (CDC) de la capitale, la cérémonie de lancement de la mobilisation du secteur de la santé en vue du XIVᵉ Congrès national du Parti communiste du Vietnam. Cette initiative vise à assurer une couverture médicale optimale, la prévention des épidémies et une capacité de réaction rapide face aux situations d’urgence tout au long de cet événement politique majeur.

Les délégués lors de la cérémonie de lancement d’un complexe médical dédié aux personnes âgées à Hanoï. Photo / VNA

Lancement d’un complexe médical dédié aux personnes âgées à Hanoï

Le Secrétaire général du Parti, Tô Lâm, a assisté le 17 janvier à la cérémonie de lancement du projet de Complexe médical et de soins de santé pour les personnes âgées de l’Université de Médecine de Hanoï, un projet d’envergure stratégique contribuant à la protection et à l’amélioration de la santé de la population dans un contexte de vieillissement démographique accéléré.