Favoriser les entreprises sociales

Au Vietnam, les entreprises sociales rencontrent maintes difficultés dans leur activité malgré leur prise en compte de l’intérêt social pour mieux contribuer au développement socioéconomique.

Au Vietnam, les entreprises sociales rencontrent maintes difficultés dans leur activité malgré leur prise en compte de l’intérêt social pour mieux contribuer au développement socioéconomique.

Favoriser les entreprises sociales ảnh 1Les entreprises sociales doivent aussi faire face à un problème de ressources humaines. Photo : VNA

Selon Nguyên Thi Thu Ngân, chef du bureau technique d’enseignement du Centre Sao Mai, ce dernier a été fondé en 1995 pour donner des soins aux enfants handicapés mentaux et aux autistes. Dans un premier temps, le centre sous les régimes des organisations non gouvernementales et à but non lucratif. En 2010, il s’est placé sous celui de l’entreprise sociale et a commencé à percevoir des frais d’études. Jusqu’en 2014, ces frais d’études représentaient jusqu’à 80% de son chiffre d’affaires. Mais, selon elle, l’entreprise sociale est un nouveau concept, ce qui rend difficile l’accès au crédit bancaire.

«Les entreprises sociales font face à plusieurs problèmes pour obtenir des prêts auprès des banques car elles n’ont pas de patrimoine conséquent et, plus particulièrement, de bâtiments à donner en hypothèque», explique Pham Kiêu Oanh, directrice du centre d’assistance des initiatives au service de la communauté (CSIP).

Outre les difficultés de financement, les entreprises sociales doivent aussi faire face à un problème de ressources humaines. Celles-ci sont essentiellement des handicapés, aux qualifications moindres et sur laquelle l’on peut moins compter en termes de présence compte tenu de leur état de santé. L’efficacité de leur travail s’en ressent et, du point de vue formation professionnelle, les frais sont plus élevés.

Création d’un cadre juridique

Selon l'Institut central de recherche et de gestion économiques du Vietnam, le pays compte de près de 300 entreprises sociales. Toutefois, les connaissances de ce type d’entreprises au sein de la population restent encore limitées.

Favoriser les entreprises sociales ảnh 2Les entreprises sociales rencontrent maintes difficultés dans leur activité. Photo : VNA

En outre, leur cadre juridique ne s’avère pas encore effectif. Ce genre d’organisations sociales particulières n’a toujours pas de statut juridique clair. Dans ce secteur, la réglementation ne concerne que la gestion financière spécifique aux fonds sociaux, aux fonds philanthropiques et aux établissements de patronage social, les autres catégories n’ayant pas de réglementation particulière. Les organisations non gouvernementales exercent leurs activités conformément à la réglementation, même s’il apparaît ponctuellement des vides juridiques, par exemple dans leur régime fiscal, aggravés, en l’occurrence, par un manque de directive ou de doctrine de l’administration fiscale sur leur traitement.

«L’État prend des mesures convenables pour soutenir les frais réels auxquels ces entreprises sociales doivent faire face comme les impôts, les frais d’assurance, etc. Mais il serait nécessaire de les aider dans le financement de leurs investissements, par exemple, en leur accordant des aides non remboursables de l’État ou d’organisations non gouvernementales», a mentionné Mme Ngân.

La loi sur les entreprises amendée est entrée en vigueur le 1er juillet. C’est la première fois que certaines dispositions de ce texte concernent les entreprises sociales. D’après Phan Duc Hiêu, de l’Institut central de recherche et de gestion économiques du Vietnam, la loi sur les entreprises de 2014 a réglementé concrètement l’activité de ces entreprises. «La réglementation des entreprises sociales dans la loi sur les entreprises affirme leur rôle dans l’économie de notre pays. C’est une base importante pour l’établissement d’un cadre juridique et de politiques adaptées afin d’encourager leur développement», a-t-il ajouté. -CVN/VNA

Voir plus

L'ambassadeur du Vienam en Allemagne, Nguyen Dac Thanh. Photo: VNA

Le Vietnam et l'Allemagne renforcent leur coopération dans le domaine du travail

L’Allemagne et le Vietnam souhaitent hisser la coopération dans le domaine du travail au rang de pilier majeur de leur partenariat stratégique, tout en renforçant la coordination en matière de formation professionnelle et de mobilité de la main-d’œuvre, ont affirmé des responsables des deux pays lors d’une réunion tenue le 9 avril à Berlin.

Adoptée en 2016, la loi sur la Croyance et la Religion joue un rôle essentiel dans la garantie de la liberté religieuse au Vietnam. Photo: VNA

Révision de la loi sur la Croyance et la Religion : vers un cadre pour le cyberespace

La loi, adoptée par la 14e Assemblée nationale, a largement contribué à assurer la liberté de culte et à faciliter les activités des dignitaires religieux et des fidèles. Néanmoins, le développement rapide des sciences et des technologies a révélé des vides juridiques, en particulier concernant les pratiques religieuses en ligne.

La transformation numérique au Centre de services administratifs publics de Quang Thiện (Ninh Bình) facilite et accélère les démarches des citoyens. Photo : VNA

Transformation numérique : Ninh Binh impulse la dynamique depuis la base

En s’appuyant sur l’innovation technologique dès l’échelon communal, Ninh Binh pose les bases d’une gouvernance moderne, transparente et orientée vers les citoyens, tout en affirmant la transformation numérique comme un moteur clé du développement socio-économique durable.

Des collaborateurs sociaux accompagnent T.A.T. (née en 2013) dans ses activités d’apprentissage et de vie quotidienne au sein de la maison d’accueil temporaire du modèle "Bồ Công Anh", située dans le quartier de Hạnh Thong, à Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

Programme de prévention et de réponse à la violence basée sur le genre pour la période 2026-2030

Le Vietnam a adopté un nouveau programme national pour la période 2026-2030 visant à prévenir et à répondre à la violence basée sur le genre, avec pour objectif d’assurer d’ici 2030 un accès universel des victimes à des services d’assistance adaptés, tout en renforçant la coordination institutionnelle, la transformation numérique et les mécanismes de protection au sein de la société.