Efforts du Vietnam pour reduire la malnutrition chez les enfants des minorites ethniques hinh anh 1Photo: VNA

Hanoi (VNA) - Le Vietnam prévoit de ramener le taux d'enfants de moins de cinq ans souffrant d'insuffisance pondérale et de malnutrition à moins de 15% d'ici 2030.

L'objectif est fixé dans un programme sur la protection et le développement des minorités ethniques pour 2021-2030, approuvé par le Premier ministre Nguyen Xuan Phuc.

Le plan donne la priorité aux minorités ethniques de 12 provinces : Cao Bang, Ha Giang, Lao Cai, Yen Bai, Tuyen Quang, Lai Chau, Dien Bien, Son La, Nghe An, Ha Tinh, Quang Binh et Kon Tum.

Il vise à réduire considérablement les taux de mortalité maternelle et infantile ainsi que la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans, contribuant à améliorer la qualité de la population et à assurer un développement égal entre les groupes ethniques.

Le Vietnam abrite 52 groupes minoritaires qui représentent 14% de sa population de 96 millions d'habitants.

La malnutrition infantile reste un problème majeur dans le pays, en particulier parmi les ethnies minoritaires des régions reculées.

Selon le Conseil des affaires ethniques de l'Assemblée nationale, la prévalence de la dénutrition parmi les minorités ethniques existe principalement au Tay Nguyen (Hauts Plateaux du Centre), dans la zone septentrionale du Centre et dans les régions montagneuses du Nord. Les groupes ethniques minoritaires qui ont les taux les plus élevés sont les Chut, Bo Y, Ro Mam et Si La, avec respectivement 40%, 35%, 30% et 21,7%.

Un rapport de la Banque mondiale publié en décembre dernier a révélé que près d'un enfant sur trois appartenant à une minorité ethnique est touché par un retard de croissance, plus de deux fois plus que la majorité Kinh; et que 21% des enfants des minorités ethniques avaient un poids insuffisant, un ratio 2,5 fois plus élevé que celui de leurs pairs Kinh.

Le retard de croissance est lié à une baisse de la productivité économique, y compris une réduction de 10% des gains à vie. Lorsqu'elle est multipliée dans une nation entière, une mauvaise nutrition peut coûter à une nation jusqu'à 3% de son PIB par an, a-t-elle déclaré.

Selon le programme, d'ici 2025, le taux d'enfants de moins de cinq ans souffrant d'insuffisance pondérale et de malnutrition sera ramené à moins de 20%.

Le nombre de mariages d'enfants et de mariages consanguins sera réduit de 2% à 3% par an et plus de 35% des jeunes recevront des conseils prénuptiaux et des examens de santé pour la détection précoce des maladies infectieuses et du VIH.

Le taux de mortalité maternelle diminuera de 25% et le taux de mortalité chez les enfants de moins d'un an baissera de 2% à 5%.

Au moins 50% des mères enceintes et des nouveau-nés seront dépistés pour les quatre maladies congénitales les plus courantes.

D'ici 2030, le nombre de mariages d'enfants et de mariages consanguins devrait être réduit de 3% à 5% par an, tandis que plus de 50% des jeunes recevront des conseils prénuptiaux et un examen de santé pour la détection précoce des maladies infectieuses et du VIH.

Au moins 70% des femmes enceintes et des nouveau-nés seront dépistés pour les cinq maladies congénitales les plus courantes.

Presque tous les membres de minorités ethniques âgés de 15 à 60 ans savent lire et écrire. Jusqu'à 70% des travailleurs recevront la formation appropriée requise pour le développement local.

En novembre de l'année dernière, l'Assemblée nationale a adopté une résolution sur le plan global de développement socio-économique dans les zones montagneuses habitées par des minorités ethniques pour la période 2021-2030.

Dans le cadre de ce plan, d'ici 2025, le revenu annuel par habitant dans les zones montagneuses doublerait par rapport à 2020, tandis que le nombre des ménages pauvres diminuerait de 3% par an.

D'ici 2030, le revenu moyen par habitant des minorités ethniques représenterait la moitié du revenu national. Le taux de pauvreté sera ramené à moins de 10%.

Le plan fixe également les objectifs de 40% de la population des minorités ethniques capables ou formés aux emplois industriels, au tourisme et aux services, tandis que 80% des ménages ruraux doivent être engagés dans la production agricole commerciale. -VNA