Echos du Dialogue de Shangri-La

"Au 21e siècle, on ne peut plus apporter épée et coutelas chez l'autre pour faire tout ce que l'on veut", a affirmé le vice-ministre vietnamien de la Défense, Nguyen Chi Vinh, au lendemain du 13e Dialogue de Shangri-La à Singapour.

Selon le général Nguyen Chi Vinh, deux problèmes ont surgi lors de ce Dialogue de Shangri-La, d'une part, la sécurité régionale montre des signes de fracture et, d'autre part, le comportement de certains pays a commencé à dépasser les limites de l'éthique actuelle.
"Au 21esiècle, on ne peut plus apporter épée et coutelas chez l'autre pourfaire tout ce que l'on veut".

C'est ce qu'a affirmé levice-ministre de la Défense, le général de corps d'armée Nguyen ChiVinh, lors d'une interview récemment accordée à un correspondant del'Agence vietnamienne d'Information (VNA - Vietnam News Agency)concernant le 13e Dialogue de Shangri-La qui vient de s'achever àSingapour.

Selon le général Nguyen Chi Vinh, deuxproblèmes ont surgi lors de ce Dialogue de Shangri-La, d'une part, lasécurité régionale montre des signes de fracture et, d'autre part, lecomportement de certains pays a commencé à dépasser les limites del'éthique actuelle.

Appréciant vivement le discours duPremier ministre japonais Shinzo Abe, le général Nguyen Chi Vinh aestimé que la nouvelle approche de ce 13e dialogue de Shangri-La est queles nations se doivent de voir la réalité en face.

Nonseulement le Premier ministre japonais ou le Secrétaire américain à laDéfense, mais aussi tous les intervenants quelles que soient leursfonctions, ont tous estimé que le comportement et les actes de la Chineen Mer de Chine Orientale, et plus particulièrement en Mer Orientale oùelle a implanté illégalement la plate-forme pétrolière HaiyangShiyou-981 en pleine zone économique exclusive et sur le plateaucontinental du Vietnam, sont très dangereux. Selon eux, la Chine recoursà la force pour imposer un diktat à l'opinion publique internationale,et ce en dépit du droit international.

Selon eux, tousles pays du monde exigent que la Chine mette fin immédiatement à cesactes unilatéraux et à ses violences. Ils s'inquiètent du fait queceux-ci pourraient s'étendre à d'autres régions, provoquant un retour enarrière non seulement en Asie-Pacifique mais ailleurs dans le monde, unretour vers des siècles où l'on pouvait impunément "apporter épée etcoutelas" chez l'autre pour imposer sa loi.

S'agissantde l'engagement du chef adjoint de l'état-major général de l'Arméepopulaire de libération de Chine, Wang Guanzhong, d'édifier une Asieharmonieuse et un monde durable et prospère, le vice-ministre de laDéfense a souligné que le souhait des réunions et du Vietnam était devoir comment la Chine comptait faire de ce qu'elle déclare.

Il a ajouté que les propos du chef de la délégation chinoise lors duDialogue de Shangri-La selon lesquels les navires du Vietnam "auraientperturbé" les activités de la plate-forme chinoise étaient complètementfausses.

M. Nguyen Chi Vinh a analysé que le comportementet les stratégies de chaque pays doivent se baser sur deux élémentsfondamentaux que sont l'intérêt national et le droit international.Aucun pays n'est autorisé à bafouer le droit international au profit deses intérêts nationaux. Il doit trouver une juste mesure permettant à lafois de garantir ses propres intérêts et ceux du monde, a-t-il faitremarquer.

Le Vietnam protège ses intérêts nationauxselon le droit international et, à ce titre, est soutenu par lacommunauté internationale, a-t-il conclu. -VNA

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