Dinh Nguyên, le peintre en quête de la naïveté picturale

Ce peintre recherche la joie et le bonheur au contact des enfants et de leur naïveté. Il est à la tête de l’entreprise To He, dont l’activité principale concerne les dessins d’enfants handicapés.
Hô Chi Minh-Ville (VNA) – Le peintre Nguyên Dinh Nguyên recherche la joie et le bonheur au contact des enfants et de leur naïveté encore intacte. Il est également à la tête de l’entreprise To He, dont l’activité principale concerne les dessins d’enfants handicapés.
Dinh Nguyên, le peintre en quête de la naïveté picturale ảnh 1Des produits proposés par To He Style s’inspirant de dessins des enfants handicapés. Photo : NVCC/CVN
«Je n’ai pas l’impression de les aider (les enfants). Lorsque j’en rencontre quelques-uns dans des régions éloignées ou en difficulté, je trouve qu’ils sont très heureux, car ils ont encore cette naïveté qu’on ne retrouve plus chez les adultes», confie le peintre Nguyên Dinh Nguyên. Avant d’ajouter que son entreprise essaie de cultiver cette naïveté chez les enfants.

Par et pour les enfants handicapés

Le To He (figurines en pâte  de riz colorée), un jouet traditionnel du Vietnam, a inspiré Nguyên Dinh Nguyên dans le choix du nom de son entreprise. Sa confection est devenue un trait culturel, surtout dans le delta du Fleuve Rouge. Nguyên Dinh Nguyên souhaite que son entreprise devienne un espace récréatif ainsi qu’une structure de soutien aux enfants en difficulté et/ou handicapés.

L’entreprise To He, comprenant quatre secteurs, que sont To He Fun, To HeStyle, To He Bank et To He Play, se spécialise dans des activités artistiques et commerciales qui sont liés les unes aux autres. L’idée est d’optimiser les dessins des enfants, qui peuvent être utilisés pour des applications différentes (objets décoratifs, vêtements, etc…).

Concrètement, To He Fun propose des cours de dessin gratuits aux enfants handicapés. Ces cours, se déroulent dans différents centres, comme celui de réhabilitation pour les enfants handicapés de Thuy An, district de Ba Vi (Hanoï), celui de Phuc Tuê (arrondissement de Ba Dinh, Hanoï). Ils visent à renforcer l’esprit de création et aide les enfants à équilibrer leur esprit. Pour les enfants handicapés, le dessin est un véritable moyen d’expression. Leurs dessins sont sélectionnés puis transférer ensuite à To He Bank (banque de To He). Dinh Nguyên l’appelle la «banque de la naïveté». Il l’a créée dans le but de collecter les dessins de tous les enfants, qu’ils soient handicapés ou non.

Les œuvres sont ensuite exposées et présentées en ligne. Une fois qu’une œuvre est achetée, la somme est reversée au compte de son auteur. «Avec la banque de la naïveté, chaque enfant dispose d’un propre compte. Ce sont les enfants qui décident quoi faire de la somme gagnée grâce à la vente des dessins. Ils peuvent la dépenser ou l’utiliser pour aider les plus désavantagés», déclare le chef d’entreprise de To He. «L’idée est de transmettre aux enfants la notion de partage, de charité et de leur apprendre à gérer le budget», poursuivit-il.

S’affirmer sur le marché
Dinh Nguyên, le peintre en quête de la naïveté picturale ảnh 2Le peintre Nguyên Dinh Nguyên, Pdg de l’entreprise To He. Photo : NVCC/CVN

La banque de la naïveté par fournit aussi des dessins pour la production d’objets de décoration, dont est chargée par To HeStyle. À la différence de To He Bank, To He Style se base sur seulement les dessins des enfants handicapés. D’ailleurs, on prélève une partie de la somme récoltée grâce à la vente des produits au bénéfice de ces enfants.

«Les peintures de ces enfants spéciaux sont généralement impressionnantes. Nous avons pour mission de faire des produits uniques et originaux qui peuvent concurrencer les meilleurs sur le marché», ajoute Nguyên Dinh Nguyên.

L’achat des produits est motivé par la charité et la pitié des acheteurs qui tiennent à faire une bonne action. Les produits proposés par To He Style, en revanche, sont totalement commerciaux. En effet, les enfants ne participent qu’à la première étape, c’est-à-dire le dessin. Les produits «made by To He» doivent faire face à une concurrence normale sur le marché. Selon le patron de l’entreprise, on n’achète pas des produits caritatifs plusieurs fois.

C’est alors la valeur réelle des produits qui stimule la demande et rend alors le commerce durable et pérenne. L’avantage c’est que la naïveté des enfants apporte à ces produits quelque chose d’authentique et unique qui leur permet de séduire les clients. Les efforts de Nguyên et son équipe sont en train de porter leurs fruits. Les produits de To He ont même été exposés au musée Moma à la ville de New York (États-Unis). Ainsi, Nguyên Dinh Nguyên entend diffuser la naïveté infantile au monde entier.

Si les enfants handicapés sont les vedettes de To He, les enfants des milieux urbains sont également ciblés. Né et ayant grandi dans la ville de Hai Phong (Nord), le peintre-homme d’affaire connaît très bien les avantages et inconvénients d’être un enfant de la ville.

Il sait que ces enfants manquent d’activités physiques, d’harmonie avec la nature. En montant To He Play, Nguyên Dinh Nguyên a pu réaliser son rêve : créer des espaces récréatifs destinés aux enfants, leur permettant de pratiquer des activités spirituelles et physiques pour qu’ils puissent se rapprocher de la nature, découvrir l’art et plus largement la vie. – CVN/VNA                     

Voir plus

La littérature jeunesse vietnamienne à la conquête du marché mondial

La littérature jeunesse vietnamienne à la conquête du marché mondial

Ces dernières années, la littérature jeunesse vietnamienne, et plus particulièrement le segment des albums illustrés, enregistre des signes extrêmement positifs. De nombreuses œuvres, après avoir séduit le public national, s’imposent désormais sur la scène internationale, grâce à une multiplication des contrats de cession de droits et à l’intérêt croissant des maisons d’édition étrangères.

Des mannequins présentent l'ao dài de la styliste Lan Huong lors de la Semaine de la mode de l’ao dài 2026. Photo : VNA

Les belles marches de l’ao dài sur la scène internationale de la mode

Le projet «Semaine de la mode de l’ao dài» vise à introduire la tunique traditionnelle vietnamienne sur la scène de la mode mondiale. Après Londres, le projet devrait se poursuivre à Paris et à Milan, deux capitales mondiales de la mode, afin de promouvoir davantage l’identité culturelle vietnamienne.

Trinh Van Quyêt, secrétaire du Comité central du Parti et chef de sa Commission de la sensibilisation, de l’éducation et de la mobilisation des masses, remet les prix A aux lauréats. Photo: VNA

Les 8es Prix nationaux du livre récompensent plus de 50 ouvrages exceptionnels

Deux prix A, la plus haute distinction de ces prix, ont été décernés à « Lich su Viet Nam bang hinh » (L’Histoire du Vietnam en images), ouvrage de Dong A et plusieurs auteurs, publié conjointement par la Maison d’édition de l’Université nationale d’éducation de Hanoi et la Société par actions culturelle Dong A.

L'architecte Thibault Fèbrer et la chanteuse Thanh Tâm interprètent la chanson l’air traditionnel « Bèo dat mây trôi» lors du programme. Photo: VNA

Le programme "Couleurs du printemps" promeut la culture vietnamienne en France

Le programme comprenait des mélodies traditionnelles telles que le « dan tinh » (un instrument de musique) et les chants traditionnels «then» de l’ethnie Tày, des chants populaires Quan ho de Bac Ninh, ainsi que des musiques folkloriques du Nord et du Sud du Vietnam, des extraits de «cai luong» (théâtre rénové) et des chansons populaires célébrant la Patrie, le printemps et l’amour.

Des visiteurs à l'exposition. Photo : VNA

Exposition de peintures et de livres « L’âme vietnamienne en France »

Le Club des amis des mers et des îles du Vietnam en France, en coordination avec l’association Huong Sac Vietnam – Europe, a organisé une exposition de peintures et de livres, placée sous le thème « L’âme vietnamienne en France », qui s’est tenue dans l’après-midi du 7 mars (heure locale) au centre culturel Marius Sidobre, dans le Val-de-Marne, région Île-de-France.

Dans le respect de l’esprit martial, le festival de lutte du village de Sinh interdit formellement toute prise ou tout coup dangereux. Photo : Mai Trang – VNA

Festival de lutte du village de Sinh : une tradition martiale au cœur du Têt

Dans la matinée du 10ᵉ jour du premier mois lunaire, de nombreux habitants et touristes affluent vers l’arène de lutte du village de Sinh (Hue, au Centre), installée dans l’enceinte du temple communal de Lai An. La particularité de l’événement est d’être ouvert à tous les participants, qu’ils soient ou non originaires de la localité. 

Ouverture du 12e Festival de l’ao dai de Ho Chi Minh-Ville 2026, placé sous le thème "Fils de soie dorée – Tisser des aspirations", le 6 mars. Photo: : VNA

Coup d'envoi du 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville

Le 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville propose 17 activités principales tout au long du mois de mars, transformant la métropole en une vaste scène culturelle où l’ao dai s’invite non seulement dans les spectacles artistiques, mais aussi dans la vie communautaire, les espaces urbains et les activités touristiques.

Des femmes en ao dài. Photo: VNA

Le mois de mars resplendit d’élégance avec l’ao dài, tunique traditionnelle

Début mars, les scènes de femmes en ao dài prenant des photos de printemps au bord des lacs, dans les parcs, devant les bureaux, les temples et les sites historiques sont devenues un spectacle familier à Hanoi. Les réseaux sociaux regorgent également d’images et de récits autour de cette tenue élégante, devenue un symbole de la saison dédiée à la célébration des femmes.

Le comité d'organisation rend hommage aux artistes et chanteurs présents lors de la cérémonie d'annonce et d'ouverture du vote pour la 20e édition des Prix Công hiên.

Soobin et Hoa Minzy, premier duo d’ambassadeurs des Prix Công hiên 2026

Le choix de Soobin et Hoa Minzy s’est fondé sur leur stature artistique, leur esprit créatif et leur dévouement, valeurs en parfaite adéquation avec celles des Prix Công hiên (Contributions). Ce choix leur permettra de tisser des liens plus étroits avec un public plus jeune, tout en préservant leur professionnalisme.

L’ikebana incarne l’esthétique et la philosophie japonaise, offrant un regard profond sur la relation entre l’homme et la nature. Photo: Musée des beaux-arts du Vietnam

À l’écoute des fleurs de pêcher sur les ailes de l’ikebana, art floral japonais

Inspirée par la douce brise d’est annonçant le printemps, l’exposition reflète la renaissance des vergers de pêchers le long du fleuve Rouge après le typhon Yagi, qui a causé d’importants dégâts à Hanoi en 2024. Plutôt que de se concentrer sur la perte, l’événement met en lumière la résilience et le renouveau, explorant comment la nature et les êtres humains se relèvent après l’adversité.

Photo: VNA

Intelligence, courage et ambition : les femmes façonnent le Vietnam d'aujourd'hui et de demain

Au Vietnam, les femmes s’imposent comme une force motrice essentielle du développement économique national. Leur influence, loin de se limiter aux secteurs traditionnels, s’étend aujourd’hui de la production manufacturière aux affaires et aux services, en passant par l’entrepreneuriat innovant, l’économie numérique, l’économie verte, l’économie circulaire et la finance inclusive.