Deux Vietnamiens à l’Institut japonais de la police en mer

Les Vietnamiens Bùi Thê Duong et Dô Van Minh sont parmi les dix étrangers suivant une formation à l’Institut japonais de la police en mer. Ils sont aussi parmi les meilleurs étudiants.

Hanoi (VNA) - Les Vietnamiens Bùi Thê Duong et Dô Van Minh sont parmi les dix étrangers suivant une formation à l’Institut japonais de la police en mer. Ils sont aussi parmi les meilleurs étudiants.

Deux Vietnamiens à l’Institut japonais de la police en mer ảnh 1Dô Van Minh (gauche) et Bùi Thê Duong (centre) en pleine discussion avec un Japonais suivant une formation à l’Institut de la police en mer. Photo : TT/CVN

L’Institut de la police en mer du Japon (IPMJ) est un des plus prestigieux centres de formation d’Asie-Pacifique. Équipé de matériel sophistiqué, il propose des cursus très durs d’une durée de quatre ans, englobant toutes les facettes de la carrière, comme la conduite d’un patrouilleur, la sécurité maritime, le droit maritime…

Actuellement, 190 étudiants japonais et étrangers, de la première à la quatrième années, font des études postuniversitaires à l’IPMJ. «Le centre compte seulement dix étrangers, venus du Vietnam, d’Indonésie et de Malaisie. Ces deux Vietnamiens m’impressionnent. Ils sont studieux et appliqués. En un mot : excellents !» confie Kishida, chargé de la formation au Département général de la sécurité maritime du Japon.

Simulateur de conduite

Début 2016, un groupe de journalistes étrangers, avec parmi eux des Vietnamiens, est venu visiter l’IPMJ. De Tokyo, il a pris l’avion pour Hiroshima. Encore une heure de taxi avant de débarquer dans ce haut lieu installé dans le golfe de Kure, face au port où sont ancrés de nombreux navires militaires.

Le Professeur Jun Ichi Michimoto, cheveux argentés, a accueilli les hôtes avec un doux sourire. «Bienvenue à vous ! C’est la première fois qu’un groupe de journalistes étrangers vient visiter l’IPMJ. Auparavant, nous n’avions accueilli que des officiers de police étrangers», explique-t-il.

 
Deux Vietnamiens à l’Institut japonais de la police en mer ảnh 2Les garde-côtes du Japon et du Vietnam collaborent étroitement dans l’amélioration de leurs capacités d’application du droit de la mer. Photo : CTV/CVN

L’histoire de l’IPMJ est racontée grosso modo par son vice-président, M. Nakatsu : «Après la 2e guerre mondiale, notre police en mer n’existait plus. L’IPMJ a été créé avec comme mission de former des officiers. Installé initialement à Tokyo, il a été transféré en 1952 dans le golfe de Kure». Pointant du doigt un chantier naval situé non loin de là, M. Nakatsu ajoute, pas peu fier : «C’est là qu’a été construit et mis à l’eau le célèbre vaisseau de guerre Yamato, un des cinq plus puissants du monde : 256 m de long, 26,9 m de large et 86.200 tonnes de  jauge».

Au sein de l’IPMJ, un grand bâtiment abrite au premier étage des salles de classe. Le 2e étage, lui, est transformé en une cabine de pilotage d’un patrouilleur, équipée d’appareils sophistiqués. Bref, un simulateur de conduite. Un ensemble d’écrans forme un arc de 180°.  Un étudiant est aux commandes. Sa mission : aborder un port de nuit. «C’est une manœuvre techniquement  compliquée», explique le Professeur Jun Ichi Michimoto. Puis soudain, un orage survient. Vagues et vent rendent la manoeuvre encore plus technique. Selon le professeur Jun Ichi Michimoto, c’est dans cette cabine de simulation ultrasophistiquée que les futurs policiers s’habituent à toute situation. C’est aussi le lieu où les étudiants passent leur examen de fin d’année scolaire.  «C’est vraiment sensationnel. On a l’impression d’être en mission», s’enthousiasme un étudiant.

Étudier pour servir la Patrie

Les deux étudiants vietnamiens se préparent à défendre leur thèse d’agrégation après un an d’études à l’Institut. Ils travaillaient auparavant dans le Service de sauvetage et de défense de l’environnement maritime, relevant de la Police en mer du Vietnam. Selon Bùi Thê Duong, 38 ans, originaire de la province de Hai Duong, pour être sélectionnés pour un cursus postuniversitaire à l’IPMJ, les candidats - japonais et étrangers - doivent suivre un cours appelé «Grips Tokyo Japan», avoir de larges connaissances en langues anglaise et japonaise mais aussi en droit international. «À l’IPMJ, nous suivons des formations concernant la navigation et  le droit maritimes, le code de l’environnement, la sécurité et la sûreté maritimes, et aussi les relations internationales», précise-t-il. Les études sont dures, bien sûr. «En contrepartie, nous sommes guidés par des professeurs dévoués. Tous les documents nécessaires sont disponibles dans la bibliothèque de l’Institut. Les étudiants sont solidaires, sympathiques et toujours prêts à s’entraider», confie Duong.

Dô Van Minh, 30 ans, confie avec fierté : «Notre tâche actuelle est d’étudier. Étudier pour nous-mêmes, pour servir notre pays dans l’avenir, et pour montrer aux amis internationaux que le Vietnam n’a rien à envier à d’autres pays dans le monde».  Pour lui, cette formation lui a permis, outre d’acquérir des connaissances pointues, de nouer une amitié avec de nombreux confrères étrangers. «Tout cela nous sera profitable, à nous agents de la police en mer, lorsque nous assurerons la difficile mission confiée par la Patrie», confie-t-il.

•    La police en mer
Il s’agit d’un ensemble de missions allant de la police des pêches maritimes à la surveillance des aires marines protégées. À savoir : la police de la pêche maritime ; les polices spéciales de l’environnement (pollutions par les navires, déversement de substances nuisibles en mer, déchets, protection de la faune et de la flore situées sur le domaine public maritime, infractions à la chasse maritime) ; la police de la navigation maritime : comprend la police de la circulation (au sens du respect du règlement international) et la police du pavillon (au sens  de l’immatriculation et du titre de navigation) ; la police du domaine public maritime : contrôle de l’occupation du domaine public maritime, concours en cas de découverte d’épave portant atteinte à la navigation ou à l’environnement. – CVN/VNA

Voir plus

Le lieu de l’incident. Photo: VNA

Le Premier ministre ordonne une enquête sur l’incendie meurtrier à Hanoï

Le Premier ministre a demandé de mener d’urgence une enquête afin de déterminer les causes de l’incendie d’une habitation survenu dans la nuit du 16 septembre dans le quartier de Tât Hô, à Hanoi, qui a fait cinq morts, et d’établir les responsabilités des organisations et personnes concernées.

Trân Van Thuân, ancien vice-ministre de la Santé. Photo: VNA

Deux membres du Parti exclus pour leurs graves violations

Le Secrétariat du CC du PCV a décidé d’exclure du Parti Trân Van Thuân, vice-ministre de la Santé, et Nguyên Huy Ngoc, vice-président du Comité populaire de Phu Tho, pour des violations des règles du Parti et de la législation de l’État ayant entraîné des conséquences très graves.

Le roi de Thaïlande Maha Vajiralongkorn Phra Vajiraklaochaoyuhua et la reine Suthida Bajrasudhabimalalakshana visitent le Centre de langue et de culture thaïlandaises de l’Université de Hanoï. Photo : VNA

Le Roi et la Reine de Thaïlande à l’Université de Hanoï

La visite du Roi et de la Reine de Thaïlande à l’Université de Hanoï met en lumière les liens étroits entre les deux pays dans les domaines de l’éducation, de la formation et des échanges culturels, notamment à travers l’enseignement du thaï et les programmes d’échanges universitaires.

Des soldats du commandement militaire provincial de Dien Bien brûlent de l'encens sur les tombes des héros et des martyrs du cimetière des martyrs A1 avant de procéder aux fouilles pour le prélèvement d'échantillons. Photo : VNA.

De la tombe anonyme à l’identité retrouvée : l’ADN au service des familles de martyrs

Dans le cadre de la "Campagne des 500 jours et nuits'' pour accélérer la recherche, le regroupement et l’identification des dépouilles de martyrs, le ministère de la Sécurité publique a lancé un plan d’action intensif de 30 jours et nuits dans 30 localités, mobilisant plus de 20 000 cadres et combattants pour recueillir des échantillons biologiques à l’échelle nationale.

Panorama du séminaire. Photo: VNA

L’égalité des sexes au cœur de la réforme du secteur public

Le Vietnam accélère la réorganisation et la rationalisation de l’appareil du système politique, offrant une occasion de renforcer l’égalité des sexes dans le secteur public. Un séminaire organisé le 15 septembre à Hanoï a mis en lumière les défis et proposé des solutions pour garantir une participation plus substantielle des femmes à la gouvernance et aux postes de direction.

Plusieurs suspects arrêtés dans le cadre de l’enquête. Photo: Police de la ville de Quang Ninh.

Le Vietnam démantèle un vaste réseau transnational de fraude et de blanchiment

La police de la ville de Quang Ninh, en coordination avec le Département de la cybersécurité, de la prévention et de la lutte contre la criminalité utilisant les hautes technologies du ministère de la Sécurité publique, a démantelé un vaste réseau transnational impliqué dans des fraudes, la vente illégale de données personnelles et le blanchiment d’argent, pour un montant estimé à plus de 1.000 milliards de dôngs (environ 37,7 millions de dollars).

Stand du journal Nhân Dân à la Fête de l’Humanité à Paris. Photo: VNA

L’image du Vietnam, de son histoire à son aspiration à l’horizon 2045, à la Fête de l’Humanité

Au sein de l’espace international de la Fête, le stand du journal Nhân Dân (Le Peuple) demeure un point de rencontre entre le Vietnam, le public français et les amis internationaux. Cette année, il présente le parcours de lutte pour l’indépendance, de construction et de défense nationale du Vietnam, la solidarité internationale envers le pays, ainsi que les réalisations obtenues après près de 40 ans de Doi Moi (Renouveau) et sa vision de développement à l’horizon 2045.