Des ressources culturelles au service du développement durable

La culture est l’une des ressources du développement durable. Que ce soient des rites, des croyances, des fêtes, des institutions traditionnelles ou des politiques culturelles.

Hanoi (VNA) - La culture est l’une des ressources du développement durable. Que ce soient des rites, des croyances, des fêtes, des institutions traditionnelles ou des politiques culturelles, pour peu qu'ils soient bien gérés, ils contribuent au développement durable de chaque pays.

Des ressources culturelles au service du développement durable ảnh 1Une représentation du nha nhac au Théâtre Duyêt Thi Duong à Huê. La musique de la cour de Huê a été reconnue par l'UNESCO comme patrimoine immatériel et oral de l'humanité en 2003. Photo: ​VNA

Parmi les titres décernés par l’UNESCO, «patrimoine mondial» est le plus ancien et le plus prestigieux. Huit sites vietnamiens ont été inscrits au patrimoine mondial. Mais le pays peut également se targuer d'avoir onze de ses traditions qui font partie de la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

En 1987, le Vietnam adhérait à la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, qu’il a essayé d’appliquer au mieux au niveau national.

Susan Vize, représentante en chef de l’UNESCO au Vietnam, indique: «L’inscription d’un site ou d’une tradition au patrimoine culturel est la première étape très importante de sa sauvegarde. Faute de quoi, les gens se laisseraient emporter par la mondialisation en oubliant l’héritage de leurs prédécesseurs. C’est pourquoi à mon avis, maintenant que plusieurs des traditions et sites vietnamiens font partie du patrimoine mondial, le Vietnam dispose de conditions bien plus favorables à leur préservation.»

Des ressources culturelles au service du développement durable ảnh 2​L'UNESCO a reconnu le ''Culte des rois Hùng à Phu Tho" en tant que patrimoine culturel immatériel de l'Humanité en 2013. Photo: VNA 

Luong Van Hy, directeur du programme de masters d’Asie-Pacifique de l’Université de Toronto, au Canada, fait savoir : «Pour l’UNESCO, la conservation en musée ne suffit pas, il faut également une conservation au sein de la communauté. Des enregistrements audio ou video d’une musique ou d’un spectacle ne suffisent pas à assurer la survie d’un art. Si la communauté ne s’y intéresse pas, il mourra.»

Le professeur Le Hong Ly, directeur de l’Institut d’études ès cultures folkloriques, veut aller plus loin: «Nous devons transformer les ressources culturelles en valeurs marchandes, par le biais d’une coordination étroite entre les secteurs touristique et culturel.»

La culture est une notion vaste et ouverte. La culture de chaque nation, de chaque communauté est flexible, elle évolue pour s’adapter à la réalité et aux besoins de chaque nation, de chaque communauté. Les ressources culturelles du Vietnam, riches des apports des 54 ethnies qui le composent, méritent d’être valorisées pour donner au pays une digne place dans le concert des nations. – VOV/VNA

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