Des pistes pour gérer et à préserver les réserves de biosphère du Vietnam

Le Vietnam possède neuf réserves de biosphère d’une superficie totale de 4 millions d’hectares, soit 12,1% de la superficie totale de ses terres naturelles. Ces réserves abritent 1,78 million de personnes.
Des pistes pour gérer et à préserver les réserves de biosphère du Vietnam ảnh 1Vue aérienne de Cu Lao Chàm dans la commune péninsulaire de Tân Hiêp, ville de Hôi An, province de Quang Nam (Centre). Photo: VNA

Hanoi (VietnamPlus) - Le Vietnam possède neuf réserves de biosphère d’une superficie totale de 4 millions d’hectares, soit 12,1% de la superficie totale des terres naturelles du pays. Ces réserves abritent 1,78 million de personnes.

Selon l’Administration de l’environnement du Vietnam, les neuf réserves de biosphère, situées dans des plaines, montagnes, zones côtières et îles, sont reconnues par le Programme sur l’homme et la biosphère de l’UNESCO (MAB-UNESCO).

Parmi les neuf pays d’Asie du Sud-Est qui ont des réserves de biosphère, le Vietnam est le deuxième en nombre de réserves de biosphère derrière l’Indonésie qui en possède 11.

Cependant, il n’existe toujours pas de document réglementant la gestion des réserves de biosphère, entraînant une coordination lâche entre les ministères et les secteurs.

Absence de structures organisationnelles unifiées

Les zones centrales, principalement les parcs nationaux, les réserves naturelles et les forêts à usage spécial, représentent 11% de la superficie totale des réserves de biosphère, soit environ 450.000 hectares. Elles sont caractérisées par une forte concentration de biodiversité avec divers services écosystémiques.

L’archipel de Cat Bà est la plus petite réserve de biosphère, avec une superficie de 26.241 hectares, tandis que le plus grand est celui de Nghê An occidental avec plus de 1,3 million d’hectares.

Il n’y a pas non plus de structure organisationnelle commune pour les conseils de gestion des réserves de biosphère, car chaque localité suit sa propre façon d’organiser son conseil. Parallèlement, un modèle de gestion unifié est important pour unifier la gestion étatique.

Le problème réside dans l’absence de directives détaillées des agences centrales pour les réserves de biosphère sur la nécessité de renforcer la structure organisationnelle et de coordonner leurs opérations.

Certaines réserves de biosphère sont placées sous la gestion administrative de nombreux districts, villes et provinces avec de grandes superficies et populations, ce qui rend difficile la gestion des réserves.

La biosphère de Dông Nai, par exemple, est située dans les limites administratives de cinq provinces et 20 districts, villes et villages. Cependant, le conseil de gestion de la réserve ne comprend que des membres représentant l’État, les organisations sociales et la communauté des entreprises de la province de Dông Nai. Par conséquent, les activités de la réserve de biosphère dans les quatre autres provinces laissent à désirer.

Des pistes pour gérer et à préserver les réserves de biosphère du Vietnam ảnh 2Un coin du parc national d’U Minh Thuong. Photo : VNA

Actuellement, il n’existe toujours aucun document réglementant la gestion des réserves de biosphère. La question de savoir d’où vient le fonds pour les opérations de réserve n’est pas non plus très claire.

Du point de vue de la gestion étatique, seuls les parcs nationaux et les réserves nationales sont mis sous gestion par le système d’agences du niveau central à l’échelon local.

Construire un mécanisme de coordination, perfectionner le travail de gestion

L’Administration de l’environnement du Vietnam a récemment demandé d’améliorer gestion des réserves de biosphère en institutionnalisant les fonctions, les tâches et la structure organisationnelle des conseils de gestion.

Il est nécessaire de donner la priorité à l’inclusion de la gestion des réserves de biosphère dans la Loi amendée sur la protection de l’environnement de 2014, a-t-elle  suggéré, ajoutant que des décrets et des circulaires doivent être publiés pour clarifier les fonctions et les tâches des ministères, des secteurs et des autorités locales concernés.

En outre, les agences concernées devraient mettre en place un mécanisme de coordination efficace et une structure de gestion étroite du niveau central au niveau local.

Les agences compétentes devraient préparer des dossiers sur la reconnaissance des réserves de biosphère potentielles.

Il est également important d’intensifier la communication pour sensibiliser le public à l’importance des réserves de biosphère.

L’Administration de l’environnement du Vietnam a également suggéré aux parties concernées de promouvoir le développement de bases de données pour les réserves de biosphère dans le système national de bases de données sur la biodiversité et d’attirer l’engagement des organisations internationales ainsi que des projets d’assistance aux réserves de biosphère.

* Le Vietnam compte neuf réserves de biosphère: la réserve de biosphère de la mangrove Cân Gio (2000), les îles de Cat Bà (2004), le delta du fleuve Rouge (2004), la réserve de biosphère côtière et insulaire de Kiên Giang (2006), la réserve de biosphère de Nghê An occidental (2007), Mui Cà Mau (2009), Cu Lao Chàm-Hôi An (2009), Réserve de biosphère de Dông Nai (2011) et Réserve de biosphère de Lang Biang (2015). - VietnamPlus

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