Des mesures synchrones pour développer l’économie

Les députés ont proposé plusieurs mesures destinées à atteindre une croissance économique de 6,7% cette année, lors du débat à l'Assemblée nationale, vendredi 9 juin, sur la situation socio-économique.

Hanoi (VNA) -  Les députés ont proposé plusieurs mesures destinées à atteindre une croissance économique de 6,7% cette année, lors du débat à l'Assemblée nationale, vendredi 9 juin, sur la situation socio-économique.

Des mesures synchrones pour développer l’économie ảnh 1Atteindre une croissance du PIB de 6,7% cette année représente un grand défi à relever. Photo: VNA

Il s’agit, entre autres, de mobiliser des investissements hors budget, d’améliorer l’environnement d’investissement, de développer le marché des ventes au détail et de faire de l’agriculture un secteur économique de pointe.

De nombreux députés ont approuvé le rapport du gouvernement selon lequel, au cours des derniers mois, l’économie vietnamienne a surpassé ses difficultés pour renouer avec la croissance. La macro-économie est en tout cas restée stable.

Néanmoins, beaucoup ont demandé des précisions sur la gestion macroéconomique, les prix des produits agricoles et l’augmentation des investissements pour le développement. Les parlementaires se sont particulièrement intéressés aux économies locales, à l’aménagement, à la connexion des régions ou encore à la restructuration agricole.

Tout mettre en œuvre pour réaliser une croissance de 6,7% du PIB

Le Cong Dinh, député de la province de Long An (Sud), apprécie la détermination du gouvernement qui n’a pas voulu abaisser l’objectif de 6,7% de croissance du PIB, cette année, malgré des difficultés certaines. 

Il a jugé nécessaire d’accélérer le décaissement des investissements du budget de l’Etat. D’après lui, le gouvernement doit analyser minutieusement les raisons du retard accusé dans ce travail depuis six mois et donner un coup d’accélérateur d’ici à la fin de l’année. 

A propos des investissements hors budget, Le Cong Dinh a aussi des propositions à faire: «Il importe de prendre des mesures synchrones pour mobiliser des ressources financières de la population, y compris des devises rapatriées par la diaspora, au service du développement économique. Le gouvernement doit maintenir la stabilité macro-économique, maîtriser l’inflation, améliorer l’environnement d’investissement et d’affaires pour encourager la population à créer des entreprises.»

«En ce qui concerne les devises rapatriées par la diaspora qui serviront à financer des activités de production et de commerce, elles devront bénéficier de privilèges comparables à ceux réservés aux investissements directs étrangers. Les intérêts de l’expéditeur et du récepteur de ces devises doivent être garantis», a-t-il estimé.

D’autres députés ont suggéré au gouvernement d’envoyer des missions auprès des entreprises afin d’adapter les politiques de façon opportune.

Pham Trong Nhan, député de la province de Binh Duong (Sud), s’est pour sa part penché sur le marché des ventes au détail: «Le gouvernement doit élaborer rapidement un plan plus précis et veiller à ce que ses politiques en la matière soient suivies en réalité. Il faut appliquer aussi tôt que possible la loi sur l’assistance aux PME, qui vient d’être adoptée, pour rendre nos entreprises plus compétitives face à leurs concurrentes étrangères». 

«En plus de se réformer pour améliorer leur compétitivité, les distributeurs au détail vietnamiens doivent s’allier pour reprendre leur place sur le marché domestique, a fortiori dans les chaînes de distribution où les produits importés ont aujourd’hui la cote», a-t-il souligné.

Autres choses essentielles pour l’économie nationale: le développement de la mécanique, des industries manufacturière et auxiliaire. Les parlementaires demandent au gouvernement d’encourager les entreprises étrangères à transférer leur savoir-faire aux entreprises nationales et de mettre en place, à titre d’essai, des entreprises d’industrie auxiliaire de grande envergure et des établissements scientifico-technologiques de haut niveau.

L’agriculture, un secteur économique de pointe

Actuellement, seul 5,6% du budget de l’Etat est alloué à l’agriculture qui représente pourtant 18% du PIB national. Aussi plusieurs députés ont-ils exhorté l’Etat à considérer l’agriculture comme un secteur économique de pointe et à y investir davantage. L’élargissement des quotas de terres attribués aux agriculteurs, la mécanisation et l’automatisation de la production agricole ou encore la mise en œuvre de dispositifs permettant d’encourager les investissements dans le traitement des produits récoltés… voilà quelques unes des urgences dans ce domaine. 

Selon Ma Thi Thuy, députée de la province de Tuyen Quang (Nord), «il faut rénover et perfectionner le droit foncier, promouvoir l’application des progrès scientifico-technologiques dans la production et la gestion de l’agriculture. C’est une condition indispensable à la création de produits capables d’affronter la concurrence internationale». 

«L’Etat doit privilégier le développement des infrastructures et encourager toutes les composantes économiques à investir dans l’agriculture. Plus que jamais nous avons besoin d’un dispositif spécifique permettant de créer une chaîne de valeur reliant l’agriculteur qui produit et l’entreprise qui transforme et écoule les produits. Le marché doit s’ouvrir davantage pour favoriser une circulation libre et une concurrence équitable entre les produits nationaux et les produits importés. Les localités d’une même région ont tout intérêt à collaborer dans la promotion commerciale de leurs produits»

Tran Thi Hoa Ry, députée de la province de Bac Lieu (Sud), a elle estimé qu’«il faut investir davantage dans l’agriculture en répartissant le budget de façon adéquate. L’Etat doit faire en sorte de faciliter l’application des progrès scientifico-technologiques à la production agricole. Les établissements d’expérimentation de nouvelles variétés végétales et animales doivent être modernisés, de même que les modes de transformation. L’édification de labels agricoles de qualité mérite une plus grande attention.»

Rappelons que l’Assemblée nationale avait fixé à 6,7% l’objectif de croissance économique de cette année. – VOV/VNA

Voir plus

Le Premier ministre Pham Minh Chinha préside, ce mercredi matin à Hanoï, une conférence sur le développement de la « silver économie ». Photo : VNA

Le PM Pham Minh Chinh préside une conférence sur le développement de l'économie des seniors

Face au vieillissement rapide de la population, le gouvernement vietnamien cherche à transformer ce défi démographique en moteur de croissance. Lors d’une conférence nationale organisée le 11 mars à Hanoï, le Premier ministre Pham Minh Chinh appelle à élaborer des politiques et des modèles de développement de l'économie des seniors afin d’améliorer le bien-être des personnes âgées tout en valorisant leur contribution au développement socio-économique.

Une chaîne de production de pointe à l’intérieur d’une unité de transformation avicole. Photo: VNA

Le marché intérieur, nouveau pilier de la croissance vietnamienne face aux chocs mondiaux

Les tensions au Moyen-Orient et les fluctuations du marché énergétique mondial accentuent les pressions sur les coûts logistiques et les prix des matières premières, créant de nouveaux défis pour les entreprises exportatrices vietnamiennes. Dans ce contexte, le renforcement du marché intérieur apparaît comme une solution durable permettant aux entreprises de stabiliser leur production, de préserver leurs flux financiers et de pérenniser leur croissance.

Photo d'illustration: nhandan.vn

Food & Hospitality Vietnam 2026 réunira des exposants de 27 pays et territoires

S’étendant sur 13.000 m², le salon Food & Hospitality Vietnam 2026 réunira environ 400 exposants venus de 27 pays et territoires, avec 21 pavillons internationaux, notamment du Royaume-Uni, du Canada, de Taïwan (Chine), du Danemark, de la République de Corée, des États-Unis, de la Malaisie, du Japon, de Singapour et de la Chine.

L'ambassadeur Mai Phan Dung (à droite) et le conseiller Pham Quang Huy (à gauche) lors de la réunion, à Genève. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam pousse le consensus avant la 14e conférence ministérielle de l’OMC

Le Vietnam a souligné l’importance de garantir une marge de manœuvre aux membres de l’OMC, notamment dans le contexte des transitions écologique et numérique, tout en appelant à la restauration intégrale et effective du système de règlement des différends de l’OMC – un pilier essentiel du système commercial multilatéral.

Le Premier ministre Pham Minh Chinh s'exprime lors de la réunion du 10 mars. Photo: VNA

Le Vietnam déterminé à garantir l’approvisionnement énergétique

Avec la détermination de ne laisser survenir aucune pénurie d’énergie dans quelque circonstance que ce soit, le chef du gouvernement a indiqué que le Vietnam avait pris des mesures rapides et flexibles, notamment la création du groupe de travail sur la sécurité énergétique et la promotion de la diplomatie énergétique.

 La 5G ouvre une nouvelle ère pour l’économie numérique

La 5G ouvre une nouvelle ère pour l’économie numérique

La Résolution n°57-NQ/TW du Bureau politique, relative aux percées dans le développement des sciences et des technologies, de l’innovation et de la transformation numérique nationale, affirme clairement que les infrastructures numériques doivent précéder le développement, en constituant le socle de l’économie numérique, de la société numérique et du gouvernement numérique. Dans ce contexte, le déploiement et le développement du réseau 5G au Vietnam ne représentent pas seulement une avancée technologique majeure, mais aussi un moteur essentiel pour stimuler une croissance économique durable, renforcer la compétitivité nationale et soutenir le processus d’industrialisation et de modernisation.

Récole de poivre. Photo: VNA

Poivre vietnamien : paradoxe 2026 entre prix records et production en recul

La récolte de poivre 2026 débute dans les principales régions productrices du Vietnam, dans un contexte de prix élevés dépassant 150.000 dôngs le kilogramme. Si cette hausse promet de meilleurs revenus pour les agriculteurs et les entreprises, la filière reste confrontée à un paradoxe : la superficie cultivée diminue, obligeant le pays à augmenter ses importations malgré une demande mondiale en reprise.