Des invalides de guerre devenus chefs d’entreprise

À Quang Ninh, la cité municipale de Quang Yên recense 725 invalides de guerre dont 28 graves souffrant d’une perte de 81% de leur capacité de travail.

Quang Ninh (VNA) - À Quang Ninh, la cité municipale de Quang Yên recense 725 invalides de guerre dont 28 graves souffrant d’une perte de 81% de leur capacité de travail. Dotés d’une volonté de fer, ces anciens combattants ont pris une large part au développement de l’économie locale.

Homme d’affaires et travailleur social

Des invalides de guerre devenus chefs d’entreprise ảnh 1Le vétéran Lê Van Phòng (centre).

Né en 1947, Lê Van Phòng s’est engagé dans l’armée à l’âge de 19 ans. Pendant la guerre du Vietnam (1954-1975), il a perdu sa main droite, le pouce de sa main gauche et a été blessé à la mâchoire lors d’un combat féroce dans les années 1970 au champ de bataille du Centre. Démobilisé après la guerre en 1975, il est revenu dans sa localité avec une invalidité de grade 1/4, réduisant plus de 81% de ses capacités de travail (selon le classement des invalidités du ministère vietnamien du Travail, des Invalides de guerres et des Affaires sociales).

Malgré son handicap, le vétéran a toujours cherché à se rendre utile, pour lui-même et pour sa communauté. C’est ainsi qu’en 2001 il fonda la Sarl des technologies et du commerce Nguyên Hoàng, spécialisée dans la vente de verres hydrauliques, de cloisons grand format et d’ascenseurs. Au fil des années, l’entreprise, sous sa direction, a gagné en reconnaissance à Quang Yên et dans les environs, affichant aujourd’hui des résultats financiers très confortables. La compagnie Nguyên Hoàng emploie actuellement 20 travailleurs officiels et un certain nombre d’agents contractuels, payés en moyenne de 8 à 10 millions de dôngs par mois. Parmi eux, cinq sont vétérans et trois sont des enfants d’invalides de guerre locaux.

En raison de son âge et de sa santé déclinante, M. Phòng a cédé le poste de directeur à son fils Lê Hoàng Khánh. La persévérance et l’énergie du père fondateur inspirent toujours ses enfants et les employés de l’entreprise. "Ce que j’ai appris de mon père, c’est sa diligence, sa patience et sa crédibilité auprès des clients, qui assurent certainement le succès de notre compagnie", partage Lê Hoàng Khánh.

Libéré des responsabilités de la direction de l’entreprise, M. Phòng participe aujourd’hui davantage au travail social, assumant trois postes de président de trois organisations locales : Comité de liaison des graves invalides de guerre de Quang Yên, Associations des anciens combattants et des personnes âgées de la circonscription No10 du quartier où il vit. Il est toujours prompt à partager l’esprit d’initiative et à aider les membres de ces associations à développer l’économie familiale. Il organise souvent des visites à ces membres pour renforcer leurs relations, les échanges et entraides en toutes circonstances.

Des bateaux de pêche en bois à ceux en fer

Des invalides de guerre devenus chefs d’entreprise ảnh 2L’invalide de guerre Hoàng Van Cau (gauche) sur le chantier naval.

Rejoignant l’armée en février 1975, Hoàng Van Cau a participé aux combats dans le cadre de la campagne de défense des frontières du Sud-Ouest en 1977. Souffrant d’un degré d’invalidité de 4/4, perdant 35% de sa capacité de travail, il a été démobilisé en 1981. De retour dans son village natal avec de nobles récompenses mais aussi avec des éclats d’obus dans le corps, le vétéran décida de se lancer dans la construction et la réparation de bateaux de pêche à coque en bois, un métier traditionnel de sa famille. Grâce à ses mains habiles et sa bonne maîtrise de techniques de fabrication, il a réussi à monter sa propre entreprise portant son nom : Hoàng Cau.

Après des premières années dédiées aux bateaux à coque en bois, l’atelier de Hoàng Cau s’est retourné vers la construction de ceux à coque en fer. L’entreprise fut ainsi la première du quartier de Hà An à se convertir suite à la promulgation de l’arrêté gouvernemental N°67 de 2014 favorisant la politique de crédit en faveur de la modernisation des navires de pêche hauturière.

"Au total, nous avons construit et vendu une trentaine de bateaux à coque en fer de 90 CV ou plus. L’entreprise emploie une vingtaine de travailleurs locaux, dont six sont d’anciens combattants, invalides de guerre et leurs enfants", informe-t-il.

Fournisseur de matériaux de construction

Des invalides de guerre devenus chefs d’entreprise ảnh 3L’homme d’affaires Đoàn Van Son (droite) au travail.

L’invalide de guerre Đoàn Van Son est aussi un homme d’affaires dynamique à Quang Yên, dirigeant la Compagnie par actions de commerce et de services du matériel Ba Son. Il y a plusieurs années, réalisant que Quang Yên était en voie d’urbanisation et se développait rapidement, entraînant le besoin croissant en travaux d’infrastructures et de logements, il a décidé de commercialiser les matériaux de construction comme du sable, des briques ou des pierres. "Ce fut une très bonne décision qui m’a permis de créer mon entreprise, de mettre ma famille à l’abri du besoin et de créer dans le même temps des emplois pour les travailleurs locaux, notamment des enfants d’invalides de guerre", raconte-t-il.

La guerre éloignée, les traces d’une époque douloureuse ne sont pas seulement gravées dans la mémoire des vieux soldats, elles le sont aussi sur leurs corps. Mais, surmontant leurs handicaps, les invalides de guerre de Quang Yên continuent de valoriser les qualités et vertus qui étaient les leurs en tant que combattants pour contribuer à la société. Et ils font figures aujourd’hui de véritables exemples auprès des jeunes générations. -CVN/VNA

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