Des greffes d’organes désormais possibles à l’HUMP

Le 24 juillet à HCM-Ville, l’hôpital universitaire de médecine et de pharmacie (HUMP) a organisé une conférence de presse pour annoncer le succès de la première greffe de foie grâce à un donneur vivant.
Des greffes d’organes désormais possibles à l’HUMP ảnh 1L’équipe chirurgicale de l’HUMP effectue sa première greffe de foie.

Ho Chi Minh-Ville (VNA) - Le 24 juillet à Hô Chi Minh-Ville, l’hôpital universitaire de médecine et de pharmacie (HUMP) a organisé une conférence de presse pour annoncer le succès de la première greffe de foie grâce à un donneur vivant. Avec cette réalisation, l’HUMP devient apte à effectuer des transplantations d’organes.

Le receveur de la greffe du foie était Trân Van V, né en 1968. Il souffrait de nombreuses maladies du foie (hépatite B, cirrhose et même cancer du foie sans métastases). Il a été traité pendant de nombreuses années chimiquement mais de manière plutôt irrégulière. Sa cirrhose du foie s’est ainsi aggravée.

Le médecin Trân Công Duy Long, vice-doyen du Département de foie-bile-pancréas, de l'HUMP, a indiqué que si ce patient ne bénéficiait pas d’une greffe de foie, son espérance de vie serait très courte. Cette transplantation du foie était urgente. Heureusement, les résultats des tests ont montré que sa femme (Truong Kim H, née en 1985) avait le même groupe sanguin et était apte pour ce don d’organe.

C’est le 16 juin, avec le soutien des experts en greffe du foie de l’hôpital coréen Asan, que l’équipe chirurgicale de l’HUMP a effectué le prélèvement et la greffe du foie. Après huit heures d’opération en présence de près de 50 chirurgiens, infirmières et techniciens médicaux, l’intervention chirurgicale s’est déroulée sans difficultés. Actuellement, la santé de V et de sa femme est stable.

D'après le Professeur agrégé Nguyên Hoàng Bac, directeur de l'HUMP, la transplantation d'organes nécessite une haute technologie médicale. Par conséquent, elle est prioritaire depuis longtemps dans le plan de développement professionnel de l'hôpital.

"On peut dire que l'hôpital a investi à long terme en termes d’infrastructures, d’équipements médicaux d’avant-garde et de formation des ressources humaines correspondant à toutes les normes et exigences de ce type d’intervention médicale. En particulier, notre minutie ainsi que nos préparatifs sérieux ont permis d’assurer le succès de notre première greffe. Après cette réussite, notre hôpital continuera d’effectuer des greffes du foie, dans l’espoir de sauver d’autres vies", a-t-il déclaré.

Phan Van Tân, vice-directeur de l’HUMP, a confié que ce succès aide à montrer le chemin au corps médical de l’hôpital à étendre leur champ de transplantations à d’autres organes tels que le cœur, les reins ou le pancréas notamment. -CVN/VNA

Voir plus

À partir de 2026, tous les habitants de Hô Chi Minh-Ville bénéficieront d’un bilan de santé périodique, au moins une fois par an. Photo: VNA

Hô Chi Minh-Ville déploie un suivi de santé annuel pour toute la population

Selon ce plan, d’ici 2030, tous les enfants de moins de 24 mois bénéficieront d’examens, de dépistages, d’un suivi et d’une prise en charge médicale réguliers, conformément à la réglementation. Tous les élèves et étudiants auront droit à au moins un bilan de santé annuel. Par ailleurs, les employés des agences, organisations, entreprises, parcs industriels et zones franches d’exportation bénéficieront d’examens de santé périodiques et d’un dépistage des maladies professionnelles au moins une fois par an.

Scanner pulmonaire réalisé pour un patient à l’Hôpital des maladies pulmonaires de Nam Dinh. Photo: VNA

Tuberculose : l’intégration du dépistage dans les bilans de santé en ligne de mire

La Résolution n°72-NQ/TW du Bureau politique, adoptée le 9 septembre 2025, a orienté le secteur de la santé vers une approche centrée sur la prévention, avec les soins de santé primaires comme socle. Cette orientation crée des conditions favorables à l’intégration du dépistage de la tuberculose dans les examens médicaux périodiques et les campagnes de dépistage gratuit.

Le Vietnam progresse dans la chirurgie cardiaque pédiatrique complexe

Le Vietnam progresse dans la chirurgie cardiaque pédiatrique complexe

Au cours de la dernière décennie, le Centre cardiovasculaire de l’Hôpital national pédiatrique a réalisé plus de 10 000 opérations à cœur ouvert, 5 000 interventions à cœur fermé et près de 9 000 actes cardiovasculaires et traitements des troubles du rythme. Avec environ 300 chirurgies cardiaques néonatales par an, le centre est désormais la plus grande unité de ce type en Asie du Sud-Est.

L'équipe réalisant la transplantation multi-organes Domino à l'hôpital Viet Duc le 13 mars 2026. Photo : VNA

Première transplantation multi-organes en domino réussie au Vietnam

La première transplantation multi-organes en domino réalisée avec succès au Vietnam. Cette information a été rendue publique dans la matinée du 19 mars, à Hanoï, à l'issue d'une conférence de presse organisée par le Département de gestion des examens et traitements médicaux du ministère de la Santé, en collaboration avec l’Hôpital de l’amitié Viêt Duc.

Des patients s'enregistrent à l'accueil d’un hôpital. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville vise la gratuité des soins hospitaliers de base d’ici 2030

La mégapole du Sud s’est fixé plusieurs objectifs de santé clés à atteindre d’ici 2030. La taille moyenne des enfants et adolescents de moins de 18 ans devrait augmenter d’au moins 1,5 cm, tandis que l’espérance de vie moyenne des habitants devrait atteindre environ 77 ans, dont au moins 68 ans en bonne santé.

Le prof. associé-Dr Trân Quang Nam, chef du service d’endocrinologie du Centre médical universitaire de Hô Chi Minh-Ville. Photo : S.X.

Près de 20% des Vietnamiens souffrent de surpoids

D’après un récent rapport publié par l’agence d’études de marché Decision Lab, parmi plus de 1.000 Vietnamiens interrogés, 83% reconnaissent l’obésité comme une maladie pouvant entraîner de nombreuses affections chroniques. Pourtant, la prise en charge précoce est freinée par la sédentarité généralisée, les conséquences sanitaires tardives et des croyances culturelles profondément ancrées.