Des entraves pour les exportations de riz

Les exportations de riz vietnamien en 2016 font face à une vive concurrence de la part d’autres grands exportateurs mondiaux comme la Thaïlande, l’Inde ou le Pakistan
Des entraves pour les exportations de riz ảnh 1Le Vietnam est l’un des trois plus importants exportateurs mondiaux de riz. Photo : VNA

Hanoi (VNA) - Les exportations de riz vietnamien en 2016 font face à une vive concurrence de la part d’autres grands exportateurs mondiaux comme la Thaïlande, l’Inde ou le Pakistan. En outre, il faut compter sur une qualité de production instable, et l’absence d’un label.

Lors des deux premiers mois de l’année, les exportations de riz se sont élevées à plus de 856.000 tonnes pour près de 348 millions de dollars, soit une croissance de 102% et 82% sur un an, selon l’Association des vivres du Vietnam (VFA).

Des entraves pour les exportations de riz ảnh 2Des créneaux d'exportation de riz du Vietnam.

Cette forte progression s’explique essentiellement par l’exécution de contrats intergouvernementaux signés en 2015 avec les Philippines et l’Indonésie, et d’un grand nombre de contrats commerciaux avec la Chine. Selon la VFA, le Vietnam doit encore honorer de nombreux engagements, pour un volume d’environ 1,4 million de tonnes. Cela permettra d’assurer le rythme de croissance dans les temps à venir.

Des campagnes promotionnelles

Actuellement, les cours du riz sont élevés sur le marché national, en raison de la forte demande domestique et des prévisions de baisse de production dans le delta du Mékong causée par la sécheresse et les remontées d’eau salée. Selon la VFA, malgré la hausse des cours du riz en raison de la baisse de l’offre, la demande faible sur le marché international ne donnerait pas lieu à un nouvel essor.

Le ministère de l’Industrie et du Commerce s’intéresse cette année aux nouveaux marchés potentiels en Europe, outre les États-Unis, le Japon et la République de Corée, tout en améliorant la qualité du riz et accélérant la promotion commerciale.

«Afin de promouvoir efficacement leurs produits, les entreprises ont besoin d’avoir des informations sur les diverses possibilités de débouchés commerciaux. L’état et l’association des producteurs vivriers du Vietnam doivent fournir ces renseignements pour aider les entreprises à développer leurs marchés. Le ministère de l’Industrie et du Commerce doit également élaborer des campagnes promotionnelles en fonction des spécificités des produits agricoles et des différents marchés», souligne le ministre de l’Industrie et du Commerce, Trân Tuân Anh.

Un label pour le riz vietnamien

Si le Vietnam est l’un des trois plus importants exportateurs mondiaux de riz, son chiffre d’affaires à l’exportation reste faible faute de label reconnu au plan international. La labellisation du riz vietnamien s’impose donc plus que jamais. En 2015, le Vietnam a exporté 6,6 millions de tonnes de riz, soit une hausse de 4% par rapport à 2014. Avec plus de 2,8 milliards de dollars, son chiffre d’affaires a en revanche accusé une baisse de 4,5%. Deux raisons principales expliquent ce paradoxe : le riz vietnamien est majoritairement commercialisé sous les marques des acheteurs, donc inconnu du consommateur, et le riz de haute qualité ne représente que 27% des exportations totales.

Pour ne pas trop dépendre du marché chinois, le Vietnam a décidé de conquérir les marchés européen, américain, sud-coréen et japonais, lesquels sont non seulement exigeants, mais aussi très sensibles aux labels.

Améliorer la qualité du riz vietnamien et le faire labelliser sont donc des missions impératives.

«Nous élaborons ce premier trimestre un programme d’amélioration de la qualité du riz vietnamien et de création d’un label. Ces tâches sont cruciales pour les entreprises membres de notre association qui veulent se positionner sur des marchés exigeants et vendre leur riz à un prix plus élevé», estime Huynh Thê Nang, président de l’Association des producteurs vivriers du Sud et directeur général de la Société de vivres du Sud.

Afin de répondre aux exigences de nouveaux marchés, les entreprises exportatrices et les riziculteurs vietnamiens se sont engagés à produire un riz de qualité. Un modèle de rizière de grande envergure a été expérimenté afin d’obtenir des rendements plus élevés. Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural fera labelliser certaines variétés de riz cultivées dans le delta du Mékong, labels qu’il s’attachera à promouvoir ensuite auprès de tous ses prospects.

Nguyên Trung Kiên, président du conseil d’administration de la société Gentraco, estime que de nombreuses actions doivent être menées pour augmenter le volume des exportations de riz vietnamien. «Nous demandons à l’Association des producteurs vivriers du Sud et aux services du commerce des ambassades vietnamiennes de nous fournir tous les renseignements permettant de connaître les marchés traditionnels ou potentiels, et plus particulièrement en ce qui concerne les exigences de qualité, d’hygiène alimentaire, de fiscalité, de normes techniques, de litiges commerciaux internationaux», précise-t-il. L’objectif est ambitieux : d’ici 2020, les exportations devront comprendre 20% de riz labellisé, puis 50% d’ici 2030. -CVN/VNA

Voir plus

La province de Khanh Hoa déterminée à contribuer à la levée du « carton jaune » sur la pêche INN aux côtés de l’ensemble du pays. Photo: VNA

Des mesures coordonnées pour obtenir la levée du « carton jaune » sur la pêche illicite

Après plus de huit années de mise en œuvre de mesures contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), le Vietnam enregistre des résultats encourageants. La diminution significative des infractions, le renforcement de la gestion des pêches et l’amélioration de la sensibilisation des pêcheurs s’accompagnent désormais d’une stratégie de diversification des moyens de subsistance dans les zones côtières, considérée comme un levier essentiel pour promouvoir une pêche durable et responsable.

La conférence de presse annonçant le salon Premium Beverage Experience Vietnam 2026, le 9 juin dans la mégapole du Sud. Photo: lecourrier.vn

Premium Beverage Experience Vietnam 2026 débarque en juin à Hô Chi Minh-Ville

Avec ses 40 stands et la participation de 50 entreprises italiens, le salon devrait attirer entre 600 et 800 visiteurs, parmi lesquels des experts du secteur agroalimentaire, des importateurs, des distributeurs, des représentants de restaurants et d'hôtels, et des acteurs de la communauté des boissons haut de gamme du Vietnam et d'Asie du Sud-Est.

Panorama de la rencontre. Photo: VNA

Can Tho appelle les entreprises singapouriennes à investir dans l’industrie, l’énergie et la logistique

Lors d’une rencontre avec une délégation d’entreprises singapouriennes le 9 juin, les autorités de Can Tho ont présenté les atouts et les opportunités d’investissement de la ville, tout en invitant les investisseurs de Singapour à renforcer leur présence dans des secteurs stratégiques tels que l’industrie, l’énergie, la logistique et la transformation numérique.

La péninsule de Thu Thiêm est positionnée comme le cœur du Centre financier international à Hô Chi Minh-Ville. Photo : VNA

Un cadre solide de résolution des différends pour renforcer l’attractivité du VIFC

La stratégie de développement du Centre financier international à Hô Chi Minh-Ville (VIFC-HCMC) prévoit un écosystème financier complet englobant la finance verte, les crédits carbone, la fintech, la technologie blockchain, les actifs numériques, la banque numérique et d’autres modèles commerciaux innovants. Ces secteurs fortement internationalisés impliquent des transactions transfrontalières complexes et des structures juridiques sophistiquées.

Pays maritime, dont l’histoire, la tradition, la culture et le processus d’édification nationale sont liés à la mer, le Vietnam vise à faire de la mer un espace de développement stratégique pour construire un pays puissant et enrichi par la mer. Photo: VNA

La mer bleue dans l’image d’un pays maritime puissant au XXIe siècle

Après huit ans d’application de la résolution n°36-NQ/TW du Comité central du Parti du 12e mandat, en date du 22 octobre 2018, sur la stratégie de développement durable de l’économie maritime du Vietnam jusqu’en 2030 avec une vision jusqu’en 2045, l’heure est au bilan mais aussi à une nouvelle résolution à mettre en place.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Le Manh Hung (4e à partir de la droite) et Eric M. Hambly (5e à partir de la droite), président-directeur général du groupe américain Murphy Oil. Photo: moit.gov.vn

Murphy Oil invité à développer de nouveaux projets au Vietnam

Présent au Vietnam depuis 2012, le groupe participe à plusieurs projets pétroliers et gaziers importants, dont Lac Da Vang et Hai Su Vang. Ces projets devraient contribuer à renforcer l’approvisionnement énergétique du pays et à soutenir son développement économique.

Changer les mentalités pour accélérer les technologies stratégiques

Changer les mentalités pour accélérer les technologies stratégiques

Le développement des « technologies stratégiques » constitue actuellement une priorité urgente, nécessitant une mobilisation résolue, depuis l’élaboration des mécanismes et des politiques jusqu’à leur mise en œuvre opérationnelle, afin de générer des percées productives et des résultats concrets et visibles. La maîtrise de ces technologies permettra au Vietnam de devenir un pays dynamique, doté de capacités technologiques avancées et de produits de marque reconnus à l’international.