Des cellules souches pour une deuxième vie

L’Institut central d’hématologie et de transfusion sanguine de Hanoi a connu une année record avec 204 greffes de cellules souches, soit 50% du total des transplantations réalisées.
Des cellules souches pour une deuxième vie ảnh 1Nguyên Thi Thanh Huong, une ancienne patiente atteinte de leucémie. Photo: VNA

Hanoi (VNA) - L’Institut central d’hématologie et de transfusion sanguine de Hanoi a connu une année record avec 204 greffes de cellules souches, soit 50% du total des transplantations réalisées. Retour sur dix ans de recherches et d’espoir, tant pour les patients que pour le futur de la médecine.

«Grâce à la méthode de greffe de cellules souches, mais également grâce au professionnalisme des médecins de l’Institut central d’hématologie et de transfusion sanguine, nous avons la chance de connaître une renaissance», a témoigné Nguyên Thi Thanh Huong, une ancienne patiente atteinte de leucémie lors d’une conférence intitulée «Dix ans de la méthode de greffe des cellules souches», organisée par l’Institut en mai dernier.

Il y a plus de trois ans, Thanh Huong a commencé par avoir de la fièvre pendant plusieurs jours. Hospitalisée, on lui a très vite diagnostiqué un cancer du sang. «J’étais très triste, se souvient-elle. Il n’y a aucun mot de pouvoir décrire mon état d’âme quand on m’a annoncé la nouvelle. J’ai pensé que j’allais mourir. Avec d’autres malades comme moi, nous nous sentions très perdus». Après maintes rencontres avec les médecins, Huong et sa famille optèrent pour une transplantation de cellules souches provenant de sa propre sœur. Selon le médecin, le traitement qui a suivi ne consistait qu’en la prise de médicaments.

Les premiers résultats très encourageants

Actuellement, Huong vient en consultation deux fois par mois, et depuis, sa vie a repris le dessus. «Depuis longtemps, je ne prends plus de médicament supplémentaire. Ma santé est bonne, et dans les prochains temps à venir, je ne devrais aller me faire contrôler qu’une fois tous les six mois», raconte-t-elle.

Selon le docteur Bach Quôc Khanh, directeur adjoint de l’Institut, l’amour de la vie et l’optimisme des patients comme Thanh Huong motivent les médecins à poursuivre leurs recherches pour de nouvelles applications et à trouver de nouvelles pistes thérapeutiques.

La transplantation de cellules souches vise avant tout à traiter des pathologies touchant la mœlle osseuse, le cancer ou de graves maladies génétiques.

Ces dix dernières années, l’Institut central d’hématologie et de transfusion sanguine a réalisé avec succès 204 greffes de cellules souches, dont 111 transplantations provenant du patient lui-même et 93 celles issues d’un donneur proche. La source de ces cellules étant vitale, l’Institut a déployé une «banque» qui collecte le sang de cordons ombilicaux, une première dans le pays. Selon les données, jusqu’en 2015, l’Institut central d’hématologie et de transfusion sanguine a réalisé 10 greffes de cellules souches issues du sang d’un cordon ombilical venant d’une personne non proche. Un résultat qui démontre toute l’efficacité de cette «banque», et qui répondra sans doute aux futurs besoins thérapeutiques. -CVN/VNA

Voir plus

Le Docteur Nguyên Thanh Xuân réalise une opération chirurgicale crânienne. Photo: VNA

Le Vietnam veut développer un écosystème national de santé spécialisé

La transformation fondamentale en matière de santé spécialisée dans la période à venir consiste à passer d’une approche d’investissement dans certains établissements de santé spécialisés dans chaque localité à l’organisation d’un réseau de santé spécialisé multiniveau dont les acteurs assument des rôles bien définis, sont étroitement interconnectés et se soutient mutuellement.

Le prélèvement multi-organes réussi à l’Hôpital de Bai Chay permet de sauver cinq patients. Photo: VNA

Cinq patients sauvés après un prélèvement multi-organes réussi à l’Hôpital de Bai Chay

L’Hôpital de Bai Chay s’est coordonné avec le Centre national de coordination des greffes d’organes et des spécialistes afin d’assurer une prise en charge optimale du donneur, d’évaluer la qualité des organes et de préparer les interventions chirurgicales. Les équipes médicales ont prélevé avec succès le cœur, un foie et deux reins, tandis que les poumons ne répondaient pas aux critères nécessaires pour une transplantation.

Séance de travail entre des responsables de l'Université de médecine de Hanoï et l'Université de médecine de Sofia. Photo: VNA

Le Vietnam et la Bulgarie elargissent leur cooperation dans la formation, la recherche medicale et la pharmacie

L'Université de médecine de Hanoï et l'Université de médecine de Sofia ont signé un protocole d'accord de coopération. L'accord a été paraphé par le Professeur-Docteur Nguyen Huu Tu et le Professeur Boycho Landjov, recteur de l'Université de Médecine de Sofia, établissant un cadre de coopération à long terme dans la formation, la recherche scientifique et les échanges académiques.

Des habitants patientent pour le bilan de santé dans le quartier de Tan Binh. Photo : Journal "Tin tức và Dân tộc" (Informations et Minorité ethnique)

Hô Chi Minh-Ville veut achever le bilan de santé universel d’ici le 15 décembre

Hô Chi Minh-Ville accélère sa campagne de 150 jours pour offrir un bilan de santé à l’ensemble de la population. Plus de 732.000 habitants ont déjà été examinés et disposent d’un dossier médical électronique. Les autorités mobilisent 480 établissements de santé afin d’atteindre une couverture de 100 % avant le 15 décembre.

Des grappes de graines de ginseng Ngoc Linh à maturité. Photo : Do Truong/VNA

Da Nang : le berceau du meilleur ginseng au monde

Situé entre 1.500 et 2.000 mètres d'altitude, sous la canopée de la forêt primaire du mont Ngoc Linh, dans la commune de Tra Linh (ville de Da Nang), s'étend le terroir naturel du ginseng Ngoc Linh. Réputé pour sa richesse exceptionnelle en 52 composés de saponines, ce ginseng endémique à forte valeur économique est appelé à devenir une culture médicinale stratégique. La ville de Da Nang entend développer cette filière en misant sur une culture planifiée et une industrie de transformation à forte valeur ajoutée.

Le nombre de touristes étrangers visitant Hô Chi Minh-Ville pour des séjours touristiques combinés à des soins médicaux est en hausse. Photo : VNA

Le Vietnam fait du tourisme médical le nouveau fer de lance de sa stratégie nationale

Le Vietnam dispose de tous les leviers nécessaires pour devenir un segment à haute valeur ajoutée de l'industrie touristique mondiale. La stabilité politique du pays, combinée à un environnement sécurisé et à un réseau aérien en pleine expansion et de diverses attractions touristiques attrayantes, offre un socle idéal pour le déploiement de soins de santé de classe mondiale.

Différentes variétés de soja sont présentées lors de la conférence. Photo fournie par les organisateurs

L’alimentation à base de plantes réduit le risque de maladies non transmissibles

Il est prouvé que la consommation de jusqu’à 800 grammes de fruits et légumes par jour peut réduire le risque de maladies cardiovasculaires de 20 à 32%. Par ailleurs, les personnes consommant le plus de céréales complètes présentent un risque de développer un diabète de type 2 inférieur d’environ 30% à celui des groupes à faible consommation.

Un mois après le lancement du programme municipal de bilans de santé périodiques, plus de 108.000 habitants de Hô Chi Minh-Ville ont déjà été examinés. Photo: VNA

Hô Chi Minh-Ville accélère son programme de bilans de santé pour toute la population

Un mois après le lancement du programme municipal de bilans de santé périodiques, plus de 108.000 habitants de Hô Chi Minh-Ville ont déjà été examinés. Les autorités intensifient désormais les efforts afin d'atteindre l'objectif de couvrir l'ensemble de la population dès 2026 et de mettre en place un système de suivi sanitaire continu pour tous les citoyens.

Le vice-Premier ministre nguyên Van Thang s'exprime lors de la cérémonie. Photo: VNA

Santé publique : Inauguration officielle du deuxième établissement de l’hôpital Bach Mai à Ninh Binh

L’inauguration du nouvel établissement de l’hôpital Bach Mai à Ninh Binh marque une étape majeure dans la stratégie du Vietnam visant à renforcer les capacités des hôpitaux de dernier recours, à désengorger les établissements centraux et à élargir l’accès de la population à des soins médicaux de haute qualité dans le Sud du delta du fleuve Rouge et le Centre-Nord.