Des actions françaises pour un Vietnam plus vert

En privilégiant le thème «Des changements climatiques dans nos coopérations», le gouvernement français a choisi de placer les deux pays au premier rang des acteurs qui apporteront des réponses à ces enjeux

Hanoi (VNA) - Le Vietnam, d’après les Nations unies, est le huitième pays au monde le plus exposé aux conséquences du changement climatique: de par la longueur de son littoral de plus de 3.000 km, mais également par la présence et la fragilité de ses deux grands deltas, du Mékong au Sud et du fleuve Rouge au Nord, et puis bien entendu par le rythme de développement du pays. Pays pionnier dans le combat contre le réchauffement du climat avec notamment la COP 21 en décembre 2015 qui a conduit à la signature de l’Accord de Paris, la France a fait le choix d’être résolument au côté du Vietnam depuis ces 25 dernières années afin de faire face à ces défis.

Des actions françaises pour un Vietnam plus vert ảnh 1Photo: VOV5


En privilégiant le thème «Des changements climatiques dans nos coopérations», le gouvernement français a choisi de placer la France et le Vietnam au premier rang des acteurs qui apporteront des réponses à ces enjeux globaux.

Lors d’une rencontre avec des experts français sur ces questions de l'environnement organisée récemment à l'ambassade de France à Hanoi, l’ambassadeur Bertrand Lortholary, est revenu sur les engagements pris.

«Alors comment cette coopération se manifeste-elle? Quel est l’engagement de la France au côté du Vietnam sur cette question de l’environnement et du climat? Il y a d’abord des moyens financiers très importants à travers l’Agence française de développement (AFD) puisque depuis les années 1990, ce sont près de 2 milliards d’euros d’engagement qui ont été décidés et engagés par l’AFD pour un total de plus de 80 projets et que d’autre part, la stratégie de l’AFD ici au Vietnam est plus large: elle s’inscrit à 100% dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur la lutte contre le changement climatique et elle privilégie trois axes: la transition énergétique, la résilience des villes et enfin la jeunesse», explique-t-il.

Au-delà des moyens financiers, l’autre élément fondamental de l’action de France est la recherche, élément qui prend appuis sur la densité des partenariats scientifiques entre la France et le Vietnam. Parmi les acteurs français au Vietnam, l’action est conduite en particulier par l’Institut de recherche pour le développement (IRD), et sur le plan agricole par la CIRAD au Vietnam. Aujourd’hui, une trentaine de chercheurs français financés par le gouvernement français sont implantés au Vietnam à plein temps et intégrés dans des laboratoires vietnamiens afin de travailler avec des chercheurs vietnamiens sur la question du changement climatique et du climat.

Des actions françaises pour un Vietnam plus vert ảnh 2Photo: VOV5


Alexis Drogoul, représentant de l’IRD au Vietnam et aux Philippines, nous présente le projet COMPOSE, un projet qui vient d’être lancé par l’ambassade de France, l’IRD, l’Union de conservation nationale de la nature, ainsi que d’autres partenaires français, vietnamiens et étrangers.

«À propos de ce projet, nous espérons, dans deux ans, avoir un observatoire de la pollution par les plastiques le long du littoral vietnamien, de manière à pouvoir mesurer à la fois la pollution elle-même, mais aussi l’impact des politiques qui vont être mises en œuvre par le gouvernement», dit-il.

La recherche est fondamentale et l’enseignement est également très important. Les laboratoires de recherche franco-vietnamiens de premier plan de l’Université des sciences et technologies de Hanoi (USTH) apportent à leur tour une contribution essentielle pour poser des diagnostics scientifiques dans les secteurs d’agriculture et du développement durable.

L’accompagnement de la France ne se limite pas à des projets de recherche et d’enseignement, il a également pour ambition de contribuer à davantage informer les pouvoirs publics et les citoyens vietnamiens sur l’ampleur des défis d’aujourd’hui et de demain, ainsi que sur l’éventail des choix possibles pour répondre aux défis environnementaux.

«Nous venons également, dans le domaine de la communication et de l’information, de lancer pour deux ans un nouveau projet de formation au journalisme scientifique intitulé ‘Média et environnement’, de façon à permettre justement d’accroître encore et d’améliorer la production de contenus médiatiques sur toutes ces questions environnementales», précise Bertrand Lortholary. 

À travers ces projets transversaux qui accompagnent le Vietnam dans la transition vers une économie à bas carbone, la France s’est engagée et s’engage encore, à sa façon, à faire du Vietnam un pays plus vert dans une planète que nous souhaitons voir demain toujours plus verte. – VOV/VNA

Voir plus

Relâcher des poissons dans le lac Con Son, situé dans le site du patrimoine mondial de Con Son-Kiet Bac. Photo : VNA

Le Vietnam renforce ses engagements en faveur de la biodiversité et de la conservation durable

À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité 2026 organisée à Hai Phong, les autorités vietnamiennes et le Programme des Nations Unies pour le développement ont réaffirmé leur engagement en faveur de la protection de la biodiversité, du développement durable et de la transition verte, à travers le renforcement des actions locales, l’innovation technologique et la mobilisation des ressources pour la conservation de la nature.

La réserve écologique de Đồng Tháp Mười (Plaine des joncs) couvre plus de 106 hectares et sera prochainement étendue de 60 hectares supplémentaires. Photo : VNA.

Préserver la biodiversité : des actions locales pour un avenir durable

À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité 2026, placée sous le thème « L’action locale pour un impact mondial », le Vietnam réaffirme l’importance de la mobilisation des collectivités, des communautés et de l’ensemble de la société dans la préservation des écosystèmes et la protection de la nature, face aux défis croissants du changement climatique et de la dégradation environnementale.

Chaque individu a fait l’objet d’un examen sanitaire complet afin d’évaluer sa capacité d’adaptation. Photo : VNA

Quang Binh : treize animaux sauvages remis en liberté dans le parc de Phong Nha-Ke Bang

Sous la supervision rigoureuse des gardes forestiers de Phong Nha, les unités ont relâché deux civettes palmistes à masque, quatre macaques d'Assam et sept macaques rhésus. Ces espèces sont toutes répertoriées dans le groupe IIB, qui regroupe les animaux rares et menacés dont la gestion et la protection sont strictement encadrées par la réglementation nationale et par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).

Le varan nébuleux (Varanus nebulosus) est classée dans le groupe IB, qui regroupe les animaux forestiers en danger critique d'extinction dont l'exploitation et l'utilisation à des fins commerciales sont strictement interdites par la loi. Photo: VNA

Quang Tri : un rare varan nébuleux remis à un centre de sauvetage

Un varan nébuleux (Varanus nebulosus), pesant environ 2 kg, été découvert et capturé plutôt par Bui Huu Nhat, un habitant du hameau de Ha My, commune de Trieu Binh, alors qu’il travaillait dans ses champs. Conscient de la rareté de l’espèce et de l’importance de sa protection, il a décidé de confier le reptile aux autorités locales et aux gardes forestiers.

Les éléphants en bonne santé évoluent librement dans leur habitat naturel, témoignant de la réussite des efforts de conservation menés par le Centre de conservation des éléphants, de sauvetage des animaux et de gestion forestière de la province de Dak Lak. Photo: VNA

À Dak Lak, les soigneurs veillent sur les derniers éléphants domestiques du pays

Au cœur des forêts de dipterocarpes de Dak Lak, les cornacs et soigneurs du Centre de conservation des éléphants consacrent chaque jour leurs efforts au bien-être des pachydermes, mêlant vigilance, patience et affection. Face au déclin des éléphants domestiques des Hauts Plateaux du Centre, leur dévouement contribue à préserver un symbole culturel majeur du Vietnam tout en réhabilitant les animaux dans un environnement semi-liberté.

Le mercure a encore approché les 39°C. Le temps actuel laisse présager d’un été particulièrement chaud. Photo: VNA

Une chaleur caniculaire s’abat sur le Vietnam

Une vague de chaleur généralisée au Vietnam atteint son paroxysme les 15 et 16 mai, avec des températures oscillant entre 36°C et 38°C dans de nombreuses provinces du Nord et du Centre, et atteignant même 39°C dans certaines zones.

Des temps chauds et secs dominent les conditions météorologiques, plusieurs régions enregistrant des températures supérieures à 38°C. Photo: VNA

Le Vietnam a chaud, et cela va durer quelques jours

Des plaines du Nord aux provinces du Sud en passant par les régions du Centre, des temps chauds et secs dominent les conditions météorologiques, plusieurs régions enregistrant des températures supérieures à 38°C.

ViRiCert est un outil numérique destiné au suivi du « processus technique de culture de riz de haute qualité et à faibles émissions ». Photo : VNA

Le Vietnam numérise la riziculture bas carbone

Le Vietnam accélère la numérisation des processus de culture du riz afin de développer le label « Riz vert vietnamien à faibles émissions ». Cette initiative vise à renforcer la transparence des données de production, améliorer la traçabilité et accroître la compétitivité du riz vietnamien sur les marchés internationaux.