Hanoi (VNA) - Une série d’investissements prévus dans les infrastructures ferroviaires nationales et urbaines au cours des 15 prochaines années devrait générer une demande considérable de produits de l’industrie ferroviaire, estimée à plus de 2,2 billiards de dôngs (84,6 milliards de dollars), offrant ainsi d’importantes opportunités aux entreprises du secteur.
Le gouvernement a récemment publié des orientations importantes concernant le projet de Plan de développement de l’industrie ferroviaire vietnamienne, actuellement élaboré sous l’égide du ministère de l’Industrie et du Commerce.
Selon la circulaire officielle n°692/VPCP-CN, le vice-Premier ministre Bui Thanh Son a chargé les ministres de la Construction, de la Justice, de l’Éducation et de la Formation, la Banque d’État du Vietnam et le ministre par intérim de l’Industrie et du Commerce d’examiner en urgence le projet de plan et de soumettre leurs observations au ministère de l’Industrie et du Commerce.
L’un des points forts de ce programme est l’ambition de développer une industrie ferroviaire moderne et intégrée, capable de concevoir, de fabriquer et d’entretenir de manière autonome des lignes de métro et des lignes ferroviaires interrégionales dont la vitesse nominale est inférieure à 200 km/h, tout en maîtrisant progressivement les technologies ferroviaires à grande vitesse (200 km/h et plus). La feuille de route est structurée en trois phases.
D’ici 2030, les entreprises vietnamiennes devraient assurer la conception et la fabrication locales des équipements pour six projets de lignes de métro, avec des taux de localisation atteignant 50 % pour le conseil et la gestion de projet, 30 % pour les locomotives, 50 % pour les voitures et les matériaux, 40 % pour les systèmes de traction, 40 % pour la signalisation et les systèmes de contrôle des trains, 85 % pour les rails et les aiguillages, et 60 % pour la maintenance.
D’ici 2035, les entreprises nationales devraient fournir des équipements pour six projets de lignes de métro et deux projets de lignes ferroviaires interrégionales. Les taux de localisation visés pour les systèmes ferroviaires dont la vitesse nominale peut atteindre 200 km/h sont de 50 % pour les locomotives, 80 % pour les voitures et les matériaux, 70 % pour les systèmes d’alimentation électrique, 60 % pour les systèmes de signalisation et de contrôle, 95 % pour les rails et les aiguillages, et 80 % pour la maintenance et la réparation. Concernant les lignes à grande vitesse, les entreprises vietnamiennes prendront progressivement en charge la maintenance et les réparations et participeront à la chaîne de valeur mondiale du secteur, avec une orientation vers l’exportation.
D’ici 2050, l’objectif est une autonomie totale pour les voitures, les matériaux, les équipements et les systèmes d’alimentation électrique des lignes à vitesse inférieure à 200 km/h, ainsi qu’une localisation de 90 % pour les systèmes de signalisation et de 70 % pour les locomotives. Pour les lignes à grande vitesse, les entreprises nationales devraient fournir 50 % des rames et des équipements, 70 % des systèmes de signalisation et assurer l’intégralité de la maintenance et des réparations, tout en développant les exportations de produits industriels ferroviaires.
D’après les calculs du ministère de l’Industrie et du Commerce, si le développement du réseau ferroviaire se déroule comme prévu, la valeur totale du marché des produits et services ferroviaires pourrait dépasser 2,33 billiards de dôngs d’ici 2050, sur l’ensemble du cycle de vie des projets ferroviaires. La simple captation d’un tiers de ce marché au cours des 20 à 25 prochaines années donnerait un coup de pouce considérable non seulement aux entreprises ferroviaires, mais aussi à l’ensemble des industries vietnamiennes de la construction mécanique et de la métallurgie.
Cependant, fin 2025, seules 35 usines à travers le pays étaient actives dans la fabrication, la maintenance et la réparation de matériel ferroviaire, la plupart appartenant à l’écosystème de la Compagnie générale des chemins de fer du Vietnam (VNR). Malgré cette base, le secteur demeure fragmenté, technologiquement obsolète et fortement dépendant des importations d’équipements et de composants.
Pour remédier à ces contraintes, le ministère de l’Industrie et du Commerce a proposé des mesures de soutien politique et financier ambitieuses, notamment des mécanismes de localisation pour certains projets ferroviaires, des crédits préférentiels via la Banque de développement du Vietnam et un renforcement des exigences en matière de transfert de technologie.
Les représentants du secteur ont souligné que, outre les incitations financières, une participation précoce aux grands projets de construction ferroviaire est essentielle pour former une main-d’œuvre qualifiée et garantir un transfert de technologie efficace dès le départ.
Sans une main-d’œuvre suffisamment formée, même des investissements massifs dans des équipements modernes ne suffiront pas à accélérer le développement du secteur ferroviaire vietnamien au rythme escompté, ont averti les experts. – VNA
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