Hanoi (VNA) - Les États-Unis envisageront de rejoindre un vaste accord de libre-échange des pays riverains du Pacifique après avoir traité d’autres priorités, a déclaré mercredi le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin place un écouteur dans son oreille alors qu’il se prépare à une conférence de presse conjointe au palais présidentiel de La Moneda à Santiago, au Chili, mercredi 21 mars 2018. Photo : AP

Le président Donald Trump a retiré les États-Unis du Partenariat transpacifique (TPP) l’année dernière, mais les 11 membres restants ont continué à avancer et ont récemment signé un pacte renégocié dans la capitale chilienne. 

L’accord visant à rationaliser le commerce et à réduire les droits de douane a été rebaptisé Partenariat transpacifique global et progressif, ou CPTPP.

Il prévoit une levée des barrières douanières et des barrières non-tarifaires, comme la mise en place de normes communes dans plusieurs secteurs d’activités. Pour entrer en vigueur, le traité doit être ratifié par au moins six pays.

Steven Mnuchin a déclaré que l’administration Trump se concentre maintenant sur des pourparlers pour renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain et qu’il serait «un peu prématuré» d’examiner les détails de ce qui doit être discuté pour les États-Unis pour reconsidérer leur adhésion au CPTPP. 

 «Mais alors que nous atteignons nos objectifs sur ces autres relations commerciales, ce (CPTPP) est certainement quelque chose que nous considérerons, et le Chili sera notre grand partenaire au bon moment», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au Chili après une réunion de deux jours des officiels du G-20 en Argentine.

 En janvier, le président Donald Trump a surpris les économistes et chefs d’entreprise réunis à Davos, en Suisse, en déclarant qu’il envisagerait d’ouvrir les négociations pour rejoindre le TPP «soit individuellement, soit peut-être en groupe, si c’est dans l’intérêt de tous».

Le négociateur japonais de ce traité, Kazuyoshi Umemoto, a cependant jugé compliqué de modifier le TPP pour satisfaire le président Donald Trump.

«Si les États-Unis reviennent à une attitude plus positive à l'égard du TPP, c’est quelque chose que nous accueillerons favorablement» mais «ce ne serait pas si facile» de modifier encore l’accord, a-t-il déclaré lors d’une récente conférence de presse à Tokyo.

Si le négociateur japonais a paru sceptique quant à un retour des États-Unis dans l’immédiat, il n’a pas exclu cette possibilité à plus long terme. «Nous ne savons pas si les Etats-Unis reviendront ou non dans l’accord, mais nous espérons qu’un jour, ils en fassent partie», a-t-il encore indiqué. – VNA