Ces étudiants qui brillent dans la gymnastique

Étudiants de l’Université de pédagogie de Hô Chi Minh-Ville, ces trois gymnastes ont fait rayonner le sport vietnamien à travers leurs performances. Une source d’inspiration pour de nombreux jeunes.

Ho Chi Minh-Ville (VNA) - Étudiants de l’Université de pédagogie de Hô Chi Minh-Ville, ces trois gymnastes ont fait rayonner le sport vietnamien à travers leurs performances. Une source d’inspiration pour de nombreux jeunes.
 

Ces étudiants qui brillent dans la gymnastique ảnh 1Le trio Hoài Ân, Chê Thanh et Viêt Anh sur la plus haute marche du podium des SEA Games 30 organisés fin 2019 aux Philippines. Photo : VNA/CVN

Vuong Hoài Ân, Nguyên Viêt Anh et Nguyên Chê Thanh sont trois éléments indispensables de la sélection nationale d’aérobic. Ensemble, ils ont remporté l’or par équipe aux 30es Jeux d’Asie du Sud-Est (SEA Games 30) disputés fin 2019 aux Philippines. Leurs camarades à l’Université de pédagogie de Hô Chi Minh-Ville ne tarissent pas d’éloges à leur égard. Ils les qualifient de "gymnastes très engagés", de "crèmes" et sont, selon eux, "le type de personne que tout le monde voudrait avoir dans son entourage".

À l’âge de 23 ans, Vuong Hoài Ân pratique son sport fétiche depuis près de 20 ans. C’est à l’école maternelle qu’il débute l’aérobic et ses enseignants détectent en lui un grand talent. Il est ensuite sélectionné pour des compétitions de niveau communal ou de district.

Professionnalisme et assiduité

Ses performances ont attiré l’attention des entraîneurs de l’équipe d’aérobic de Hô Chi Minh-Ville qui lui proposent d’intégrer l’équipe. Grâce à ses aptitudes innées, Vuong Hoài Ân progresse à vitesse grand V au sein du Centre municipal d’éducation physique et des sports. Une nouvelle page de sa carrière professionnelle s’écrit alors.

Vuong Hoài Ân montre toute l’étendue de son talent en devenant la star de l’aérobic du Vietnam et en accumulant les médailles lors des tournois organisés dans le pays, en Asie du Sud-Est ou dans toute l’Asie. La médaille qui lui cause la plus vive émotion, c’est l’or aux SEA Games 30. Car, après tant d’années d’absence, l’aérobic vient enfin de faire son entrée dans ces jeux.

Ces étudiants qui brillent dans la gymnastique ảnh 2Le trio Hoài Ân, Chê Thanh et Viêt Anh en compétition aux SEA Games 30. Photo : VNA/CVN

"Nous nous sommes entraînés sans interruption et n’avons eu que trois jours de congé par an. L’une des particularités de l’aérobic, c’est que si le gymnaste ne s’entraîne pas quotidiennement, ses fibres musculaires et ses articulations se raidissent, avec pour conséquence une perte de souplesse, essentielle dans cette discipline", confie-t-il.

Et de poursuivre : "Tous les matins, sauf le dimanche, nous suivons les cours à l’université. Et l’après-midi, nous recevons un entraînement intensif à la Maison des compétitions de Hoa Lu dans le 1er arrondissement, qui se termine parfois à 22h00. Puis, nous rentrons chez nous dans le 7e arrondissement".  

Chê Thanh, 20 ans, pratique quant à lui l’aérobic depuis plus de 10 ans. Selon lui, c’est un sport très physique et complet qui fait travailler autant les bras que les jambes, le dos et les abdominaux. Ce n’est donc pas le genre de sport qui convient à ceux qui ont peur d’avoir des courbatures ou des mains et jambes douloureuses. C’est la raison pour laquelle les gymnastes doivent faire beaucoup d’efforts et montrer une grande détermination pour limiter les risques en réalisant des exercices ô combien exigeants. 

"La moindre négligence et la blessure est vite arrivée. Une fois blessé, vous ne pouvez que regarder vos coéquipiers s’entraîner et il faudra travailler beaucoup plus dur par la suite pour rattraper le retard", partage Chê Thanh.

Gymnaste professionnel d’aérobic, Viêt Anh, 25 ans, connaît parfaitement les sacrifices qu’exige sa discipline. Tout d’abord, la carrière d’un gymnaste commence jeune. Au lieu d’aller jouer avec leurs petits camarades ou de sortir avec leurs amis, les sportifs restent au gymnase pour parfaire leur technique des heures durant. Puis viennent les stages à l’étranger, qui en plus de leur extrême difficulté durent plusieurs mois. Pendant que d’autres célèbrent le Têt en famille, eux, loin de leurs proches, doivent s’entraîner encore et encore. -CVN/VNA

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