Cambodge-Thaïlande : le calme semble se maintenir à la frontière

Les tensions à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge se sont réduites, et plusieurs Thaïlandais ayant dû évacuer cette région en raison des affrontement à proximité du temple de Preah Vihear ont commercé mercredi à rentrer chez-eux.

Les tensions à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge se sont réduites, et plusieurs Thaïlandais ayant dû évacuer cette région en raison des affrontement à proximité du temple de Preah Vihear ont commercé mercredi à rentrer chez-eux.

Les forces armées des deux pays demeurent cependant en état d'alerte.

Somsak Suvamsujarit, préfet de la province de Sisaket (Thaïlande), a indiqué que des milliers de personnes réfugiées dans sa localité sont reparties à leur domicile.

Selon les statistiques, ce sont près de 21.000 personnes qui ont dû évacuer leur logement à cause des tensions à la frontière, les écoles et temples de la région frontalière au nord du Cambodge devenant l'abri temporaire de milliers de Cambodgiens.

Selon l'AFP, la France est prête à fournir des cartes établies au début du 20e siècle afin de faciliter la résolution du conflit territorial entre ces deux pays dans la zone du temple de Preah Vihear, a annoncé mercredi le ministère français des Affaires étrangères.

"Nous apporterons bien entendu toute l'assistance nécessaire à tout pays qui nous demanderait de consulter ou de prendre copie de ces documents", a précisé lors d'un point de presse le porte-parole du ministère français des AE, Bernard Valero.

La Thaïlande a jugé inappropriée jeudi l'intention de l'Unesco de dépêcher une mission au temple de Preah Vihear, situé à sa frontière avec le Cambodge, lequel est au coeur de ce différend.

"Compte-tenu de la situation à la frontière, nous estimons qu'une mission de l'Unesco n'est pas appropriée actuellement et pourrait même rendre plus complexe la situation", a indiqué Thani Thongphakdi, porte-parole des Affaires étrangères qui a ajouté qu'une telle mission suppose en tout état de cause "l'approbation de la Thaïlande".

L'Unesco a en effet annoncé mardi souhaiter, "dès que possible", évaluer l'état du temple dont le classement au patrimoine mondial en 2008 a ranimé ce différend territorial, et qui a été touché lors des échanges d'armes lourdes intervenus lors du week-end dernier.-AVI

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