Kem Sokha, ancien président du Parti de sauvetage national du Cambodge (CNRP). Photo : AFP / VNA

 

Phnom Penh (VNA) - Le Tribunal de première instance de Phnom Penh a rejeté la demande de libération sous caution de Kem Sokha, ancien président du Parti de sauvetage national du Cambodge (CNRP), déjà dissous.

Après une séance de tribunal à huis clos en l’absence de Kem Sokha, le juge Sourrs Sam Ath a rejeté la demande de libération sous caution de l’ancien chef de l’opposition en faisant valoir que l'affaire est sous enquête et que Kem Sokha pourrait provoquer des intrigues s’il était libéré.

Auparavant, le 9 mars, la Cour suprême du Cambodge avait rejeté la demande de libération sous caution de Kem Sokha, arrêté le 3 septembre 2017 et accusé de « collusion avec l'étranger » pour renverser le gouvernement, en vertu de l'article 443 du Code pénal du Cambodge. Kem Sokha est en détention provisoire depuis le 6 septembre 2017.

En novembre 2017, la Cour suprême du Cambodge avait ordonné la dissolution du CNRP après que le ministère de l'Intérieur eut confirmé l'intention de ce parti de renverser le gouvernement. Outre la dissolution du CNRP, le jugement interdit d'activité politique pour cinq ans 118 membres dirigeants du parti. -VNA