Bien gérer nos déchets pour mieux respirer

Le changement climatique représente un défi majeur auquel le monde se confronte. Afin de limiter ses impacts, la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans la vie quotidienne ou dans les activité
Bien gérer nos déchets pour mieux respirer ảnh 1L’enfouissement ou l’incinération des déchets provoquent la pollution de l’eau et de l’air. Photo: CVN

Hanoï (VNA) - Le changement climatique représente un défi majeur auquel le monde se confronte. Afin de limiter ses impacts, la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans la vie quotidienne ou dans les activités de production est nécessaire et encouragée.

Environ 70% du volume de déchets solides au Vietnam sont enfouis dans des décharges. Cette méthode de traitement coûte beaucoup en surface et donc en foncier en plus de faire présenter un sérieux risque de pollution de l’eau et de l’air, affectant fortement la santé des habitants qui vivent à proximité de ces décharges.

Il s’agit également d’une importante source d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Les GES sont des gaz qui absorbent une partie des rayons solaires en les redistribuant sous forme de radiations au sein de l’atmosphère terrestre, phénomène appelé effet de serre.

Plus d’une quarantaine de GES ont été recensés, parmi lesquels figurent la vapeur d’eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2), le Méthane (CH4), l’Ozone (O3)… Les GES peuvent être notamment issus de l’enfouissement et de l’incinération des déchets solides, de la combustion des énergies fossiles (pétrole, charbon) comme du traitement et du rejet des eaux usées.

Le Département des sciences, des technologies et de l’environnement, relevant
du ministère de la Construction, a mené une étude sur le traitement des déchets solides pendant la période 2014-2017 qui montre que l’enfouissement des déchets solides est une méthode particulièrement nocive et inefficace du point de vue environnemental.

En 2014, la quantité des émissions de CO2 s’est élevée à environ 7,1 millions de tonnes dont les activités d’enfouissement des déchets solides représentaient 6,5 millions de tonnes, soit 93% du volume total. En 2017, parmi les 9,1 millions de tonnes de CO2 émis dans l’atmosphère, l’enfouissement des déchets en représentait 8,1 millions.

Pourtant, selon l’étude, la production d’électricité au Vietnam pourrait bénéficier de 200 MW supplémentaires à partir de l’incinération de 200 à 400 tonnes de déchets ménagers par jour, cette combustion pouvant en plus réduire le volume d’émissions de GES de 60% par rapport à la méthode d’enfouissement.

Tarification du carbone

Pour réduire les émissions de GES provoquées par l’enfouissement des déchets, Luu Minh Huong, du Département des sciences, des technologies et de l’environnement, a recommandé aux provinces et villes de moderniser leurs technologies de traitement des déchets. Selon elle, la réduction des émissions de GES et l’assurance des objectifs de développement socio-économique sont des questions qui se posent pour tous les pays.

Les mesures choisies doivent aider non seulement les pays à réaliser leurs engagements internationaux sur la réduction des émissions de GES mais aussi à maintenir la sécurité énergétique et alimentaire ainsi que le bien-être social.

Ce problème ne peut être résolu que lorsque les pays disposent d’une bonne orientation dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il faut ainsi déterminer les sources d’émissions principales et les facteurs affectant le volume d’émissions de GES pour trouver et proposer les politiques adaptées. En dehors de la sensibilisation des habitants et le renouvellement des technologies dans la gestion et le traitement des déchets, la tarification du carbone est une mesure incitative actuellement étudiée par le Vietnam.

La tarification du carbone permet de mettre en place le principe du pollueur-payeur pour les gaz à effet de serre, couramment sous la forme d’une taxe carbone ou encore d’une obligation d’acheter des permis de polluer, plus connus sous les noms de système de plafonnement et d’échange de droits d’émission ou de système d’échange de quotas d’émission. 

Le Dr. Truong Duc Tri, directeur adjoint du Département du changement climatique, relevant du ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement, reconnaît que la tarification du carbone offrira de nouvelles opportunités aux investisseurs et aux entreprises d’acheter et de vendre des crédits-carbone tout en créant de nouvelles orientations dans la protection de l’environnement.

Ainsi, en plus de l’objectif de réponse au changement climatique, la tarification du carbone contribue à protéger l’environnement et à encourager le renouvellement des technologies pour une croissance économique plus sobre en carbone. Pourtant, le choix d’une méthode de tarification conforme au contexte de chaque pays est très important pour son développement durable. Il faut notamment adopter un ensemble d’outils et de mesures comme l’élaboration, la publication d’un système de recensement et de surveillance des émissions de GES, afin de tarifer, former, et développer le marché du carbone. Il est également nécessaire de fixer au préalable les lignes directrices de réduction des émissions de GES pour chaque secteur et d’évaluer les opportunités et impacts pour l’économie, la société et l’environnement. -CVN/VNA

Voir plus

Lutte contre la fraude en ligne : les règles d’or à retenir

Lutte contre la fraude en ligne : les règles d’or à retenir

Avec l’essor rapide des technologies, l’année 2026 devrait marquer une nouvelle étape dans l’exploitation de l’intelligence artificielle (IA) par les cybercriminels. Ceux-ci recourront de plus en plus aux deepfakes, aux clonages vocaux et aux personnages virtuels pour usurper des identités de manière toujours plus sophistiquée, notamment à travers de fausses vidéos, en se faisant passer pour des fonctionnaires, des proches ou d’autres personnes de confiance. Dès lors, la lutte contre la cybercriminalité ne repose pas seulement sur la vérification des informations, mais exige également la mise en place de procédures d’authentification rigoureuses.

Plus de 60 Vietnamiens de l'étranger représentant 24 pays et territoires ont achevé leur visite auprès des soldats et de la population de Truong Sa et de la plateforme DK1, dans le cadre du programme « Navire de la Grande Union » (18-26 avril 2025). Photo: VNA

Le Vietnam mise sur les talents internationaux et la diaspora

Le Premier ministre a signé la décision n° 530/QĐ-TTg approuvant un programme visant à attirer au Vietnam des experts et scientifiques étrangers et de la diaspora afin d’enseigner, de mener des recherches et de travailler au sein d'établissements d’enseignement supérieur et de formation professionnelle.

Le ministère de l'Éducation et de la Formation a publié un projet de décret proposant la gratuité des manuels scolaires pour tous les élèves et étudiants du pays à partir de la rentrée scolaire 2029-2030. Photo: VNA

Projet de décret sur la gratuité des manuels scolaires à partir de 2029-2030

Conformément à ce projet, les manuels scolaires de l’enseignement général seront mis à disposition via un système de bibliothèques partagées. L'État financera l'achat des manuels, y compris des éditions en braille, pour ces bibliothèques scolaires, permettant ainsi aux élèves et aux enseignants de les emprunter pour un semestre ou une année scolaire, puis de les restituer afin qu'ils soient réutilisés.

Le Premier ministre Pham Minh Chinh lors de la conférence. Photo: VNA

Lier la prévention des catastrophes aux objectifs stratégiques de développement

Le Premier ministre Pham Minh Chinh a souligné que la prévention et la lutte contre les catastrophes doivent placer les populations au cœur des actions, ne laisser personne de côté et être étroitement liées aux deux objectifs centenaires stratégiques ainsi qu’à la croissance à deux chiffres dans les temps à venir.

Dès le 1er avril, Hanoï déploie dix nouvelles lignes de bus électriques. Photo: VNA

Dès le 1er avril, Hanoï déploie dix nouvelles lignes de bus électriques

Selon le calendrier opérationnel, la ligne n°74 sera renforcée dès le 3 avril par l’introduction de 33 nouveaux bus électriques. D’ici le 30 avril 2026, la ville prévoit de déployer 170 véhicules supplémentaires sur 11 autres lignes, portant ainsi le réseau à 39 lignes électrifiées pour un total de 683 bus, soit 3 % de la flotte globale.