Ces quatre premiers mois de l'année, le Vietnama exporté 2,8 millions de tonnes de riz pour 1,4 milliard de dollars,soit une croissance en glissement annuel de 30% en volume et de 22,7%en montant, selon le ministère de l'Agriculture et du Développementrural.
Actuellement, c'est l'Indonésie qui est le plus grand importateur deriz vietnamien avec 35,3% des exportations totales de ce pays,représentant un chiffre d'affaires de 343 millions de dollars.
Selon Truong Thanh Phong, président de l'Association des vivres duVietnam (VFA), grâce à la recherche et à la modification par lesentreprises de leurs débouchés, le volume de riz exporté a atteint 1,6million de tonnes au 1er trimestre, un record à ce jour.
Toutefois, les exportations de riz sont estimées devenir plusdifficiles au cours du 2è trimestre en raison de la situation politiquetendue au Moyen-Orient comme en Afrique, laquelle pourrait conduire leVietnam à perdre ces débouchés.
Par ailleurs, les stocks de riz de plusieurs pays importateurs sont encore importants, d'où des besoins moindres.
Toujours selon M. Phong, le Vietnam prévoit d'exporter environ 2millions de tonnes de riz et, actuellement, les entreprises ont descommandes pour 1,6 million de tonnes.
Selon lesprévisions du ministère de l'Agriculture et du Développement rural, levolume total de riz exporté devrait être de 7,1 à 7,4 millions detonnes pour toute l'année, ce qui est relativement positif encomparaison des 6,9 millions de tonnes exportées en 2010.
Pour augmenter les exportations de riz sans nuire à la garantie de lasécurité alimentaire nationale et celle de revenus aux riziculteurs, lesecteur de l'agriculture a augmenté de 10.000 ha la superficie deriziculture pour la campagne hiver-printemps dans le delta du Mékongafin de récolter 500.000 tonnes supplémentaires. - AVI
De la quantité à la qualité : le virage des investissements étrangers
Le ministre des Finances, Nguyên Van Thang, insiste sur le fait que, pour atteindre l’objectif de devenir un pays développé à l’horizon 2045, le Vietnam doit prioriser les projets d’IDE à haute valeur technologique, innovants et respectueux de l’environnement, plutôt que de rechercher le volume de capitaux à tout prix. Le pays privilégiera les projets à forte valeur ajoutée, contribuant concrètement à la restruc-turation de l’économie et au développement durable.