Au revoir Diego Chula, un artiste talentueux et un amoureux du Vietnam

La famille, le groupe d’artistes vietnamiens du projet d’arts communautaires de Phuc Tân ainsi que les amis du feu artiste espagnol Diego Chula se sont réunis le 1er décembre pour inaugurer l’œuvre La Rue
Au revoir Diego Chula, un artiste talentueux et un amoureux du Vietnam ảnh 1L’œuvre "La Rue de Chula" a été créée par l’artiste Trân Hâu Yên Thê.

Hanoï (VNA) - La famille, le groupe d’artistes vietnamiens du projet d’arts communautaires de Phuc Tân ainsi que les amis du feu artiste espagnol Diego Chula se sont réunis le 1er décembre pour inaugurer l’œuvre La Rue de Chula. Un événement pour commémorer le 49e jour de la mort de Chula, une cérémonie importante selon la culture vietnamienne.

L’œuvre La Rue de Chula a été créée par l’artiste Trân Hâu Yên Thê sous forme d’une plaque de rue. Cette création représente la reconnaissance des artistes vietnamiens pour les contributions de Diego Chula dans le développement des arts au Vietnam.

L’événement a vu la participation d’un grand nombre d’amis vietnamiens et étrangers de Diego Chula. Ils portaient des créations typiquement de la marque Chula. Ils sont venus de bonne heure, admirant la plaque frappée du mot Chula, déposant des fleurs et échangeant des bises, des embrassades aux membres de la famille du feu artiste. Parfois, on voyait des larmes ou des conversations interrompues par l’émotion. Une ambiance de partage et d’amitié gagnait toute la cérémonie.

La plaque est installée à côté de l’installation Dragon du fleuve Rouge créée par Diego Chula il y a 2 ans dans le cadre du projet d’arts communautaires de Phuc Tân. L’artiste a utilisé des matériaux recyclées -  morceaux de verre,  cages à poules… - ramassées ici et là pour concevoir l’œuvre.

Les morceaux de verre deviennent l’image du pont de Long Biên, pont centenaire lié à l’histoire de la capitale. Sur le mur bordant le fleuve Rouge, Diego Chula a dessiné un dragon rouge exprimant la fierté de Thang Long-Hanoï.

"Diego a participé très activement à notre projet d’arts communautaires de Phuc Tân. L’endroit où il a créé son œuvre se trouve à la fin de la rue bordant le fleuve Rouge, autrefois jonchée de déchets. Mais il a assumé la tâché de décorer cet endroit, lui redonner de la beauté et de la propreté. Actuellement, c’est le terrain de jeux des enfants", a souligné l’artiste Nguyên Thê Son, curateur du projet.

"Le chemin Chula que l'artiste a ouvert et parcouru est un chemin dédié à la beauté. C’est aussi un chemin humaniste et plein de couleurs. Bien que, maintenant, vous ayez été transformé en nuages blancs flottant au-dessus du delta du fleuve Rouge, nous savons que vous nous accompagnerez toujours, soyez toujours l'ombre pour nous protéger sur le chemin vers la beauté", ont écrit les artistes du groupe de Phuc Tân.

Présente à cette cérémonie, Laura Fontan, la femme de Diego Chula, n’a pas pu cacher son émotion. "Aujourd’hui, c’est le 49e jour de la mort de mon mari, c’est une cérémonie très importante dans la culture vietnamienne. Je voudrais exprimer tous mes remerciements au groupe d’artistes du projet  Phuc Tân pour cette merveilleuse idée. Je suis vraiment enchantée d’assister à cet événement", a-t-elle souligné.

Diego Chula, un homme polyvalent

Au revoir Diego Chula, un artiste talentueux et un amoureux du Vietnam ảnh 2

L'installation Dragon du fleuve Rouge de Diego Chula.

Le 13 octobre dernier, Diego Chula s’est éteint soudainement. Cette information a choqué toute sa famille et ses amis vietnamiens. Sur son compte de Facebook, ses amis ont laissé les condoléances profondes : "Diego Chula est un ange. Il a apporté la joie à notre vie et il nous a dit au revoir quand il a accompli tous ses travaux. Maintenant, il continue à vivre à côté de nous et ne mourra jamais". "Merci Diego Chula pour toutes tes créations artistiques. Tu resteras toujours dans nos cœurs avec tout notre respect. Nous voulons exprimer notre compassion à la famille de Chula" ou tout simplement "Tu nous manques !".

Diego Chula, de son vrai nom Diego Del Valle Cortizas, est né le 19 septembre 1972 à Madrid en Espagne. En 2003, sa femme et lui sont arrivés au Vietnam. Fasciné par la culture et l’Homme vietnamiens, il a décidé d’y rester. Depuis, le Vietnam est devenu sa 2e patrie.

Diego Chula était un artiste polyvalent et talentueux. Il était reconnu en tant qu’architecte, musicien, peintre et styliste. Il était particulièrement renommé pour ses créations d’ao dài en soie ou en brocatelle. Il était l’un des stylistes étrangers les plus connus au Vietnam. Ses collections ont été présentées lors des grands événements de mode. Outre l’exportation de matériaux traditionnelles du Vietnam, il a introduit l’image de la vie quotidienne vietnamienne pour créer des motifs décoratifs spéciaux. On peut voir des poteaux électriques, des cages à oiseaux, des haut-parleurs, des fenêtres, des rampes d’escaliers en acier… sur les créations de Chula. Ses designs témoignent d’une observation fine et d’un grand amour pour le Vietnam, son pays d’adoption.

Ces dernières années, Chula était toujours prêt à soutenir les activités des artistes vietnamiens par l’organisation dans son studio de soirées musicales, d’expositions à but non lucratif. Il a également aidé beaucoup de personnes en situation difficile en créant des emplois pour les handicapés dans son atelier de mode.

"Il y a une dizaine d’années, Diego et moi, nous avons trouvé une âme sœur dans nos créations. Nous sommes intéressés par l’exploitation de la vie urbaine de Hanoï. Nous aimons les poteaux électriques, les fenêtres… ", a partagé l’artiste Nguyên Thê Son. Et d’ajouter que Chula a facilement trouvé une voix commune avec les artistes locaux qui mettent l’accent sur l’exploitation des valeurs cultuelles indigènes. –CVN/VNA

Voir plus

La littérature jeunesse vietnamienne à la conquête du marché mondial

La littérature jeunesse vietnamienne à la conquête du marché mondial

Ces dernières années, la littérature jeunesse vietnamienne, et plus particulièrement le segment des albums illustrés, enregistre des signes extrêmement positifs. De nombreuses œuvres, après avoir séduit le public national, s’imposent désormais sur la scène internationale, grâce à une multiplication des contrats de cession de droits et à l’intérêt croissant des maisons d’édition étrangères.

Des mannequins présentent l'ao dài de la styliste Lan Huong lors de la Semaine de la mode de l’ao dài 2026. Photo : VNA

Les belles marches de l’ao dài sur la scène internationale de la mode

Le projet «Semaine de la mode de l’ao dài» vise à introduire la tunique traditionnelle vietnamienne sur la scène de la mode mondiale. Après Londres, le projet devrait se poursuivre à Paris et à Milan, deux capitales mondiales de la mode, afin de promouvoir davantage l’identité culturelle vietnamienne.

Trinh Van Quyêt, secrétaire du Comité central du Parti et chef de sa Commission de la sensibilisation, de l’éducation et de la mobilisation des masses, remet les prix A aux lauréats. Photo: VNA

Les 8es Prix nationaux du livre récompensent plus de 50 ouvrages exceptionnels

Deux prix A, la plus haute distinction de ces prix, ont été décernés à « Lich su Viet Nam bang hinh » (L’Histoire du Vietnam en images), ouvrage de Dong A et plusieurs auteurs, publié conjointement par la Maison d’édition de l’Université nationale d’éducation de Hanoi et la Société par actions culturelle Dong A.

L'architecte Thibault Fèbrer et la chanteuse Thanh Tâm interprètent la chanson l’air traditionnel « Bèo dat mây trôi» lors du programme. Photo: VNA

Le programme "Couleurs du printemps" promeut la culture vietnamienne en France

Le programme comprenait des mélodies traditionnelles telles que le « dan tinh » (un instrument de musique) et les chants traditionnels «then» de l’ethnie Tày, des chants populaires Quan ho de Bac Ninh, ainsi que des musiques folkloriques du Nord et du Sud du Vietnam, des extraits de «cai luong» (théâtre rénové) et des chansons populaires célébrant la Patrie, le printemps et l’amour.

Des visiteurs à l'exposition. Photo : VNA

Exposition de peintures et de livres « L’âme vietnamienne en France »

Le Club des amis des mers et des îles du Vietnam en France, en coordination avec l’association Huong Sac Vietnam – Europe, a organisé une exposition de peintures et de livres, placée sous le thème « L’âme vietnamienne en France », qui s’est tenue dans l’après-midi du 7 mars (heure locale) au centre culturel Marius Sidobre, dans le Val-de-Marne, région Île-de-France.

Dans le respect de l’esprit martial, le festival de lutte du village de Sinh interdit formellement toute prise ou tout coup dangereux. Photo : Mai Trang – VNA

Festival de lutte du village de Sinh : une tradition martiale au cœur du Têt

Dans la matinée du 10ᵉ jour du premier mois lunaire, de nombreux habitants et touristes affluent vers l’arène de lutte du village de Sinh (Hue, au Centre), installée dans l’enceinte du temple communal de Lai An. La particularité de l’événement est d’être ouvert à tous les participants, qu’ils soient ou non originaires de la localité. 

Ouverture du 12e Festival de l’ao dai de Ho Chi Minh-Ville 2026, placé sous le thème "Fils de soie dorée – Tisser des aspirations", le 6 mars. Photo: : VNA

Coup d'envoi du 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville

Le 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville propose 17 activités principales tout au long du mois de mars, transformant la métropole en une vaste scène culturelle où l’ao dai s’invite non seulement dans les spectacles artistiques, mais aussi dans la vie communautaire, les espaces urbains et les activités touristiques.

Des femmes en ao dài. Photo: VNA

Le mois de mars resplendit d’élégance avec l’ao dài, tunique traditionnelle

Début mars, les scènes de femmes en ao dài prenant des photos de printemps au bord des lacs, dans les parcs, devant les bureaux, les temples et les sites historiques sont devenues un spectacle familier à Hanoi. Les réseaux sociaux regorgent également d’images et de récits autour de cette tenue élégante, devenue un symbole de la saison dédiée à la célébration des femmes.

Le comité d'organisation rend hommage aux artistes et chanteurs présents lors de la cérémonie d'annonce et d'ouverture du vote pour la 20e édition des Prix Công hiên.

Soobin et Hoa Minzy, premier duo d’ambassadeurs des Prix Công hiên 2026

Le choix de Soobin et Hoa Minzy s’est fondé sur leur stature artistique, leur esprit créatif et leur dévouement, valeurs en parfaite adéquation avec celles des Prix Công hiên (Contributions). Ce choix leur permettra de tisser des liens plus étroits avec un public plus jeune, tout en préservant leur professionnalisme.

L’ikebana incarne l’esthétique et la philosophie japonaise, offrant un regard profond sur la relation entre l’homme et la nature. Photo: Musée des beaux-arts du Vietnam

À l’écoute des fleurs de pêcher sur les ailes de l’ikebana, art floral japonais

Inspirée par la douce brise d’est annonçant le printemps, l’exposition reflète la renaissance des vergers de pêchers le long du fleuve Rouge après le typhon Yagi, qui a causé d’importants dégâts à Hanoi en 2024. Plutôt que de se concentrer sur la perte, l’événement met en lumière la résilience et le renouveau, explorant comment la nature et les êtres humains se relèvent après l’adversité.

Photo: VNA

Intelligence, courage et ambition : les femmes façonnent le Vietnam d'aujourd'hui et de demain

Au Vietnam, les femmes s’imposent comme une force motrice essentielle du développement économique national. Leur influence, loin de se limiter aux secteurs traditionnels, s’étend aujourd’hui de la production manufacturière aux affaires et aux services, en passant par l’entrepreneuriat innovant, l’économie numérique, l’économie verte, l’économie circulaire et la finance inclusive.