À la découverte du Nouvel An chez les M’nông

Les célébrations du Nouvel An lunaire des M’nông sont rythmées par de nombreux rites originaux, dont l’entretien du feu dans la cuisine pendant les premiers jours de l’année, la confection de plats.
Hanoi (VNA) – Les célébrations du Nouvel An lunaire des M’nông sont rythmées par de nombreux rites originaux. Parmi lesquels, l’entretien du feu dans la cuisine pendant les premiers jours de l’année, la confection de plats ou l’utilisation d’ustensiles en bronze, notamment.
À la découverte du Nouvel An chez les M’nông ảnh 1Photo : BGL

Les M’nông s’affairent aux préparatifs du Nouvel An lunaire aussitôt la saison de la récolte terminée. Les personnes vivant et travaillant loin rentrent chez eux pour les retrouvailles familiales. Tout le monde met la main à la pâte. On décore sa maison mais on s’apprête également à abattre cochons et volailles, certains foyers plus aisés possédant même veaux et vaches.

Les festivités commencent généralement au 24e jour du dernier mois de l’année lunaire et durent jusqu’au 5e jour du premier mois du Nouvel An.

Maintenir la flamme pour une année faste

Une des traditions les plus singulières des M’nông est que pendant les premiers jours de l’année, les habitants doivent garder le feu du foyer allumé à tout moment. Ce dernier est considéré comme l’élément le plus important pendant ces quelques jours. Il est strictement interdit de l’éteindre ou partager la flamme avec d’autres familles, au risque de perdre sa bonne fortune. De plus, les aliments aussi sont cuits ou grillés sur ce brasier.

Afin d’obtenir de bons plats grillés, il faut que la flamme soit stabilisée, ce qui n’est pas chose facile et exige une grande habileté. Par ailleurs, la force du feu, qui doit être ni trop forte ni trop faible, influence grandement la saveur du plat. En ce qui concerne les boissons, l’alcool reste un indispensable pour régaler les invités.

À l’occasion du Têt, les M’nông confectionnent leur alcool à base de riz gluant, et non de simple riz blanc, de maïs ou de manioc comme à l’ordinaire. Les plats généralement servis aux invités pour accompagner le fameux breuvage sont notamment du poulet grillé, ou des plats à base de tripes, d’intestins, de foie et de sang de porc.

Les plats traditionnels des M’nông
À la découverte du Nouvel An chez les M’nông ảnh 2Le plat "canh thut". Photo : BGL

Le "canh thut" et le "biap pu" sont les deux plats phares du Têt de ce groupe ethnique des Hauts Plateaux du Centre.

Le premier est à base de feuilles de plantes de forêt, de piments frais, de pousses de bambou, de poissons séchés et de côtelettes de porc. Le caractère original de ce plat réside dans sa manière de préparation. D’abord, on doit aller chercher un Bambusa balcooa (une espèce de bambou) qui doit être ni trop jeune ni trop vieux, puis le couper en tronçons de 0,5 mètre de long qui serviront de récipients à la cuisson. Ensuite, on y verse les ingrédients puis on dépose le tout sur le feu. Pendant la cuisson, on utilise une baguette pour fréquemment remuer l’intérieur du tronçon pour s’assurer que tous les ingrédients soient bien cuits.

Le deuxième, quant à lui, est à base de feuilles, de riz, de peaux de bananes séchées, de viande de porc et de poisson. Il faut dans un premier temps mélanger des feuilles sèches avec du riz, puis pilonner le tout afin d’obtenir un mélange poudreux. On y verse ensuite de l’eau tiède avant de cuire le tout dans une casserole avec poisson et viande. Ce qui rend ce plat si particulier c’est qu’au lieu d’utiliser du sel comme épice, on brûle de la peau de banane séchée jusqu’à obtenir de la cendre. Pour finir, on la pilonne puis on verse de l’eau avant de filtrer. Ce que l’on obtient alors sert de condiment et est utilisé pour rendre le plat plus salé et savoureux.

Chez les M’nông, on considère qu’une jeune fille atteint l’âge de maturité une fois qu’elle parvient à cuisiner le biap pu. À ce moment-là, seulement elle est capable de fonder une famille et de gérer les tâches de la vie quotidienne.

Les M’nông préparent le riz gluant uniquement pendant les jours de fête du Nouvel An. Sa confection également sort de l’ordinaire ; on met du riz gluant et de l’eau dans de jeunes tronçons de bambou avant de les déposer sur le feu. Une fois bien cuit, la saveur du riz se mélange à celle du bambou ce qui lui donne un parfum particulier et des plus appétissants.

Pour les repas, les plats sont placés sur un plateau en bronze recouvert de feuilles de bananier. Ils doivent non seulement être bien présentés et goûteux, mais également exprimer la tradition et l’originalité de l’ethnie. – CVN/VNA

Voir plus

Stand du journal Nhân Dân à la Fête de l’Humanité à Paris. Photo: VNA

L’image du Vietnam, de son histoire à son aspiration à l’horizon 2045, à la Fête de l’Humanité

Au sein de l’espace international de la Fête, le stand du journal Nhân Dân (Le Peuple) demeure un point de rencontre entre le Vietnam, le public français et les amis internationaux. Cette année, il présente le parcours de lutte pour l’indépendance, de construction et de défense nationale du Vietnam, la solidarité internationale envers le pays, ainsi que les réalisations obtenues après près de 40 ans de Doi Moi (Renouveau) et sa vision de développement à l’horizon 2045.

Des membres de longue date de l’Association d’amitié Japon-Vietnam évoquent leurs souvenirs de l’époque où ils s’engageaient dans le mouvement de solidarité avec le Vietnam. Photo: VNA

Quand les photos de la VNA rapprochaient les peuples vietnamien et japonais

Des années 1950 à la normalisation des relations diplomatiques en 1973, les liens entre les peuples vietnamien et japonais se sont nourris d’un puissant mouvement de solidarité. Dans ce processus, les photographies de l’Agence vietnamienne d’Information (VNA), diffusées au Japon pendant la guerre, ont joué un rôle majeur en informant l’opinion publique et en contribuant à tisser un pont entre les deux peuples.

L’éducation doit prendre une longueur d’avance pour former les talents de demain

L’éducation doit prendre une longueur d’avance pour former les talents de demain

Lors d’une séance de travail tenue le 25 août avec les organismes concernés sur le bilan d’un an de mise en œuvre de la résolution n°71-NQ/TW du Bureau politique sur le développement de l’éducation et de la formation, le secrétaire général du Parti et président To Lam a souligné que l’éducation devait prendre une longueur d’avance pour former les ressources humaines et les talents dont le pays aura besoin à l’avenir.

Le « vallon de riz » de Sang Nhu à Mu Cang Chai est devenu un point de rassemblement incontournable pour les jeunes. Photo : VNA

Mu Cang Chai, le grand spectacle des rizières dorées

Lorsque l’air commence à se rafraîchir à l’approche de l’automne dans les hautes régions, les rizières en terrasses de Mu Cang Chai, dans la province de Lao Cai (Nord), se parent de teintes dorées et composent un paysage d’une rare poésie, où la majesté des montagnes se mêle aux courbes douces des parcelles façonnées par l’homme.

Le ministre-conseiller Nguyen Hai Luu, chef adjoint de la Mission permanente du Vietnam auprès de l’ONU. Photo : VNA

ONU : Le Vietnam réaffirme son engagement en faveur de l’égalité des sexes

Lors de la deuxième session ordinaire de 2026 du Conseil d’administration de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes) s’est tenue au siège de l’Organisation des Nations Unies (ONU), à New York, le ministre-conseiller Nguyen Hai Luu, chef adjoint de la Mission permanente du Vietnam auprès de l’ONU, a présenté les résultats positifs obtenus par le pays dans la promotion de l’égalité des sexes, 13 des 20 objectifs de la Stratégie nationale sur l’égalité des sexes ayant été atteints ou dépassés en 2025.

Kendra Rinas, cheffe de mission de l’OIM au Vietnam. Photo: VNA

Le Vietnam progresse dans la mise en place d’un système de données sur la migration de travail

Un séminaire consacré à la publication du rapport intitulé « Analyse approfondie des coûts supportés par les travailleurs vietnamiens pour travailler à l’étranger – Indicateur 10.7.1 des objectifs de développement durable » a été organisé par l’Office national des statistiques (ONS), relevant du ministère des Finances, en coordination avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la Délégation de l’Union européenne (UE) et l’ambassade de Suède au Vietnam.