Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Les deux tiers de l’ancienne décharge de Dông Thanh, district de Hoc Môn, à Hô Chi Minh-Ville, sont aujourd’hui un lieu d’innovation et d’engagement citoyen.

 

Les serres de melons japonais couvrent 12.000 m². Photo: VNA

L’entrée de l’ancien chantier de traitement et de recyclage des déchets de Dông Thanh plonge les visiteurs dans une végétation luxuriante. Les pelouses verdoyantes, les cocotiers, les dizaines d’espèces de feuillus font aujourd’hui oublier l’ancien site pollué. Dans cet espace notamment, un jardin de goyaviers originaires des provinces voisines de Dông Nai et Tiên Giang, 2.000 abricotiers de Thu Duc (un arrondissement de Hô Chi Minh-Ville) et des dizaines d’espèces d’orchidées.
                           
L’investissement technologique y est remarquable. On cultive sous six serres, d’une superficie totale de 12.000 m², des melons japonais. Chaque serre est équipée de ventilateurs de convection, de régulateurs de température et d’humidité, et bénéficie de la technologie israélienne d’irrigation au goutte-à-goutte. L’irrigation et la fertilisation y sont faites automatiquement selon un processus très précis. "Il est cependant toujours nécessaire de faire appel à la main-d’œuvre pour l’élagage des arbres afin que les fruits puissent pousser correctement", a indiqué Quach Ngoc Phuong, ingénieure agronome.

"Les serres protègent les plantes du vent, des insectes et de la lumière trop forte. Chaque récolte nécessite 60 à 75 jours de culture et chaque melon pèse entre 1,6 et 1,8 kg. Ils sont plantés en fonction de la demande des entreprises et des supermarchés. On maintient cependant des prix très stables", a-t-elle ajouté.  

Les bienfaits multiples d’une telle initiative

"L’objectif de ce jardin est de protéger l’environnement à Dông Thanh, tout en créant des espaces verts dont peuvent profiter les habitants et tirer des avantages économiques. Le jardin rapporte environ 300 millions de dôngs par an, utilisés principalement pour le soin des plantes et le salaire de la main-d’œuvre", a partagé Doàn Khac Hùng, chef d’équipe du chantier de traitement et de recyclage des déchets de Dông Thanh, relevant de la Sarl de l’environnement urbain de Hô Chi Minh-Ville.
 
L’entrée de l’ancienne déchetterie de Dông Thanh recouverte d’une végétation luxuriante. Photo: VNA

Toujours selon lui, d’une superficie de 44 ha, l’ancienne déchetterie de Dông Thanh est aujourd’hui complètement recouverte d’une végétation luxuriante. Dès que ce site d’enfouissement a été livré à la Sarl de l’environnement urbain de Hô Chi Minh-Ville, des travaux d’amendement du sol ont été déployés. Le premier objectif était de planter des arbres afin de restaurer l’environnement et le paysage. Des vergers et des parcelles de fleurs ont ensuite été créés. La plantation rencontre de nombreuses difficultés et il faut choisir des plantes adaptées à la terre tout en maintenant une certaine diversité.

Création d’un groupe de surveillance populaire

La décharge de Dông Thanh était le lieu d’enfouissement des déchets de Hô Chi Minh-Ville. D’une capacité de plus de 10 millions de tonnes d’ordures, elle générait une grave pollution notamment des nappes d’eau souterraines.

En 2001, le Comité populaire municipal a décidé de la fermer et a confié à la Sarl de l’environnement urbain de Hô Chi Minh-Ville la gestion du site et la dépollution des zones environnantes.  

Ladite compagnie, en coordination avec les autorités du district de Hoc Môn et de la commune de Dông Thanh, a fondé un groupe de surveillance populaire. Ce dernier a comme mission de surveiller les activités de traitement des déchets médicaux et industriels provenant des usines des alentours, ainsi que les eaux usées et la culture des plantes.

Le moindre problème de pollution est rapporté à la commune, au district et à l’entreprise en vue d’une résolution dans les plus brefs délais. – CVN/VNA