La mise en œuvre des politiques en matière de sécurité sanitaire des aliments pour la période 2011-2016 a été le thème de la séance de travail du 5 juin de l'Assemblée nationale.

Photo : CVN

Hanoi (VNA) - Pour la 3e semaine de travail de la 3e session de la XIVe législature, l'Assemblée nationale (AN) a consacré toute la journée de cette séance plénière du 5 juin à l’examen et à la discussion de la mise en œuvre des politiques en matière de sécurité sanitaire des aliments pour la période 2011-2016.

La mise en œuvre des politiques en matière de sécurité sanitaire des aliments pour la période 2011-2016 est l’un des contenus majeurs du programme de supervision de l’AN pour 2017. Compte tenu de l’intérêt et de l’importance de cette question sociale, cette séance plénière a été retransmise en direct sur la Télévision nationale et la Radio nationale.

«La sécurité sanitaire des aliments est une problématique qui intéresse et préoccupe en particulier la population. L’élaboration de politiques et de lois en la matière, ainsi que leur application, présentent encore des inconvénients. L’AN a donc introduit cette problématique qualifiée de majeure dans son programme de supervision pour 2017, lequel est discuté durant cette 3e session», a rappelé le vice-président de l’AN, Phùng Quôc Hiên, qui présidait la séance du 5 juin.

Des missions parlementaires dans 21 villes et provinces

Pour disposer d’évaluations exactes lors de cette 3e session, l’AN a envoyé des missions d’experts dans 21 des 63 villes et provinces du pays, lesquelles ont également travaillé avec le gouvernement et les trois ministères concernés que sont ceux de la Santé ; de l’Agriculture et du Développement rural ; et de l’Industrie et du Commerce. En outre, trois conférences thématiques ont été organisées dans les trois régions du pays.

«Pour cette période, les politiques et les textes juridiques, relativement complets, ont été promulgués à temps et répondent aux exigences de la gestion étatique dans ce domaine», a constaté le président de la Commission des sciences, des technologies et de l’environnement de l’AN, Phan Xuân Dung, qui a présenté un rapport du Comité permanent de l’AN sur ce thème.

Le Comité permanent a reconnu «des progrès positifs» de la gestion étatique dans ce domaine. «Entre 2011 et 2016, les organismes publics ont inspecté plus de 3,35 millions d'établissements de production et découvert 678.755 infractions», a précisé Phan Xuân Dung.

Grâce à cette bonne veille de la qualité et de la sécurité sanitaire des aliments, les produits agricoles et alimentaires du Vietnam sont vendus dans plus de 160 pays, notamment sur des marchés exigeants comme les États-Unis, le Japon, le Canada et la République de Corée. Dans le maraîchage, la fruiticulture et l’élevage, une gestion plus rigoureuse a permis de créer des zones de production aux normes et bien surveillées.

Des problèmes demeurent

Analysant les lacunes relevées, le Comité permanent de l’AN a montré «une faible effectivité juridique» de plusieurs textes et «des chevauchements» dans la gestion étatique dans plusieurs domaines. Par ailleurs, en matière de surveillance des intoxications alimentaires et des maladies d'origine alimentaire, maintes faiblesses ont été relevées. La situation en termes d'intoxication alimentaire n’est toujours pas bien maîtrisée puisqu'une moyenne annuelle de 167,8 cas a été constatée dont 27,3 décès par an durant la période 2011-2016.

La gestion de la sécurité sanitaire des légumes, des fruits frais, de la viande crue, ainsi que des conditions sanitaires dans les abattoirs, n’est pas encore suffisamment efficace.

Lors des discussions, les députés ont demandé un renforcement de la responsabilité des présidents des Comités populaires de tous échelons concernant la garantie de la sécurité sanitaire des aliments. Ils ont proposé au gouvernement de faire rapport à l’AN des résultats de la gestion publique dans ce domaine lors de la dernière session parlementaire de chaque année. -CVN/VNA