La diaspora vietnamienne en Indonésiene compte que plus de 200 personnes. Chaque année, l’ambassade duVietnam dans ce pays organise solennellement une fête communautaire àl’occasion du Tet. A cette occasion, le siège de l’ambassade du Vietnamdevient un vrai toit commun de tous Vietnamiens résidant en Indonésie.C’est aussi l’occasion d’inviter les représentants des corpsdiplomatiques présents à Jakarta, des hommes d’affaires indonésiens àassister à la fête et de présenter les usages, et notamment lesspécialités culinaires des Vietnamiens pour accueillir le Tet.
Si tous les Vietnamiens rentrent dans leur pays natal pour accueillirle Nouvel an, les Indonésiens le font également à l’occasion de la fêteIdul Fitri, les festivités les plus importantes de l'Islam (selon lecalendrier musulman, la fête Idul Fitri tombe entre le mois de juin etcelui de septembre, juste après le mois du Ramadan). C’est aussil’occasion pour présenter les vœux l’un à l’autre et pardonner les tortset fautes.
Selon la plupart des Indonésiens, le premierpoint commun des deux peuples vietnamien et indonésien est qu’ils ontlonguement combattu les uns aux côtés des autres pour parvenir àl’indépendance en 1945. Après 1955, les deux pays sont devenus membresdu mouvement non-aligné. Après l’adhésion du Vietnam à l’Association desnations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), les deux pays en sont tous lesdeux membres actifs. Autre jalon important des relations bilatérales :en juin 2013, lorsque le Vietnam et l’Indonésie sont devenus partenairesstratégiques.
Parallèlement au renforcement de lacoopération dans les secteurs politique, diplomatique, d’édification dela communauté politique et de sécurité, le Vietnam et l’Indonésiedisposent encore de potentiels pour resserrer leurs liens dansl’économie, le commerce, le tourisme et l’investissement.-VNA
Poissons grillés au charbon de bois : Dien Chau en pleine effervescence à l’approche du Tet
Depuis plus d’une semaine, les villages côtiers du district de Dien Chau, dans la province de Nghe An, respirent au rythme des fours artisanaux qui tournent à plein régime. Des centaines de foyers s’activent jour et nuit : le poisson est grillé au charbon de bois, embaumant l’air salé d’un parfum fumé et familier.
Ce métier ancestral ne se contente pas d’assurer un revenu stable à des centaines de familles ; il offre aussi un emploi durable à des milliers d’habitants. Il contribue surtout à la richesse et à l’identité singulière de ces communes littorales, où l’exploitation halieutique reste le cœur battant de l’économie locale.