Un Viêt kiêu d’Algérie retrouve sa mère après 58 ans

La communauté des Vietnamiens résidant en Algérie a aidé à réunir Ahmed, vivant dans la province de Saïda, avec sa mère biologique restée au Vietnam. Ils ont enfin pu se retrouver après 58 ans!
Un Viêt kiêu d’Algérie retrouve sa mère après 58 ans ảnh 1Retrouvailles chaleureuses entre la mère et son fils. Photo: CVN/VNA

Hanoï (VNA) - La communauté des Vietnamiens résidant en Algérie a aidé à réunir Ahmed, vivant dans la province de Saïda, avec sa mère biologique restée au Vietnam. Ils ont enfin pu se retrouver après 58 ans!

Né au Vietnam mais ayant quitté le pays en 1964 à l’âge de 6 ans, Ahmed y est retourné pour la première fois après toutes ces années pour embrasser sa mère de 83 ans, vivant dans la province de Bac Ninh (Nord).

Ces retrouvailles ont pu avoir lieu grâce au lien étroit entre les Vietnamiens d’outre-mer et l’ambassade du Vietnam en Algérie, et à la bienveillance de l’Association des Vietnamiens vivant en Algérie, toujours fiers de leur héritage.

Tout est parti d’un message

Depuis l’explosion des médias sociaux, il est beaucoup plus facile de rester en contact avec les proches ou de retrouver des personnes que l’on connaît. À partir d’un message d’un membre de la famille à Bac Ninh, avec les photos de la mère et les vieilles lettres écrites il y a des années, l’ambassade du Vietnam en Algérie a contacté des membres de l’Association des Vietnamiens dans ce pays.

La vice-présidente du comité de liaison de cette association, Nguyên Thi Dông, 84 ans, est considérée comme un témoin historique, un point de connexion et de solidarité de la communauté. Elle se souvient encore de l’histoire de la famille de M. Ahmed.

Ahmed est le fils d’Abdel-moumen, un soldat algérien, et de Mme Vinh. Dans les années 1960, son père travaillait à la Ferme vietnamo-africaine à Ba Vi, en banlieue de Hanoï, où il rencontra sa femme. Ils eurent trois enfants ensemble. De nombreux soldats algériens travaillant comme ouvriers agricoles ont été reconnus par le gouvernement vietnamien pour leurs contributions à la révolution vietnamienne.

En 1964, deux ans après l’indépendance de l’Algérie, les gouvernements vietnamien et algérien organisent un vol pour rapatrier les soldats algériens et leurs familles. Quarante-huit femmes vietnamiennes suivirent leurs maris et ont amené leurs enfants dans le nouveau pays pour reconstruire leur vie ensemble, ce qui forma une communauté de Vietnamiens en Algérie et contribua fortement à l’amitié entre les deux pays.

Malheureusement, Mme Vinh ne faisait pas partie de ces 48 femmes. À 26 ans, inquiète de recommencer une nouvelle vie et pas prête à quitter son pays natal, elle a emmené son plus jeune enfant hors de l’aéroport, laissant son mari et ses deux fils aînés retourner en Algérie.

Sa décision, prise juste avant d’embarquer dans l’avion, l’a séparée et ses enfants pendant 58 ans. Cette séparation a eu un impact psychologique sur elle-même et sur l’un de ses enfants.

Depuis les années 1990, Ahmed a demandé aux Vietnamiens travaillant en Algérie de trouver des informations sur sa mère mais sans succès. Certains lui ont même dit qu’elle était décédée il y a longtemps.

Mais grâce au développement des réseaux sociaux, avec le soutien et l’aide de la communauté algéro-vietnamienne, notamment Mme Houria et M. Viêt, Ahmed a enfin pu retrouver sa mère.

La solidarité avant tout

Les frères ont pu contacter leur mère via les réseaux sociaux. Même si la communication était un peu difficile à cause de la barrière de la langue, ils étaient heureux de se retrouver.

Du fait de conditions de vie difficiles, les frères Ahmed ne pouvaient pas retourner au Vietnam pour revoir leur mère de 83 ans. Des Viêt kiêu d’Algérie ont alors appelé aux dons pour acheter des billets d’avion et les aider à revenir au Vietnam, leurs pays d’origine.

Cette idée a reçu un écho positif dans la communauté algéro-vietnamienne, et l’Association des Vietnamiens d’outre-mer a rapidement recueilli suffisamment d’argent, de la part d’inconnus mais aussi de fonctionnaires et d’employés de l’ambassade du Vietnam.

Enfin, Ahmed a pu retourner au Vietnam et retrouver sa mère. L’ambassade a géré les procédures administratives, et a servi d’interprète pour expliquer à Ahmed les différences culturelles entre ces deux pays si lointains géographiquement mais si proches historiquement.

Le 13 octobre, la famille de Mme Vinh s’est rendue à l’aéroport international de Nôi Bài à Hanoï pour voir Ahmed pour la première fois. La communauté algéro-vietnamienne était ravie et heureuse de voir les photos d’Ahmed embrassant les mains de sa mère bien-aimée avec tout son amour et son respect.

La joie des retrouvailles après 58 ans est difficile à décrire avec des mots. Après toutes les épreuves, Mme Vinh a pu enfin sourire joyeusement en revoyant son premier fils, même si elle ne pouvait pas encore rencontrer son deuxième fils pour des raisons familiales.

Ce fut l’un des événements les plus heureux au sein de la communauté vietnamo-algérienne en 2022, année marquant le 60e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Ce fut aussi le succès de l’ambassade du Vietnam à Alger dans ses efforts constants pour connecter la diaspora d’Algérie avec les familles perdues depuis longtemps. -CVN/VNA

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