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Hanoi (VNA) - Le 26 novembre, à Hanoi, l'Association des journalistes du Vietnam et l'Association CropLife Vietnam ont organisé un atelier de presse sur la "Sécurité sanitaire des aliments - Importance de la communication scientifique".

Il s’agit d’un forum d’échanges entre journalistes vietnamiens et scientifiques, experts vietnamiens, américains et européens, ce permettant aux journalistes d’examiner de manière scientifique les questions liées à la sécurité des aliments et de rapporter des informations de manière responsable à cet égard.

Selon Ho Quang Loi, vice-président permanent de l'Association des journalistes de Vietnam, la sécurité sanitaire des aliments préoccupe toujours beaucoup le gouvernement et la société. C'est l'un des principaux sujets régulièrement traités dans les médias vietnamiens ces dernières années.

La presse a aidé le public à prendre davantage conscience du processus de  production, de la façon dont ils produisent les aliments et de l’importance de la sécurité des aliments et de la nutrition.

"Cela montre que la responsabilité des médias dans la fourniture d'informations de manière scientifique devient de plus en plus importante, permettant au public de disposer de connaissances avant de faire des choix de consommation avisés", a souligné Ho Quang Loi.

Lors de la conférence, Jason Sandahl, conseiller technique en sécurité des aliments du Département de l'Agriculture des États-Unis (USDA), a présenté les principes d'évaluation de la sécurité des aliments pour les intrants agricoles, plus précisément, des produits pesticides. Il a également analysé certaines des perturbations informatiques liées à la sécurité de ces produits, et clarifié des concepts tels que la limite maximale de résidus (LMR), la dose journalière admissible (DJA) (en anglais : Acceptable Daily Intake ou ADI),...

Selon Jason Sandahl, le manque d'informations suffisantes sur ces critères a soulevé les préoccupations du public et conduit à des malentendus sur le fait que «les pesticides sont dangereux».

Jason Sandahl a également souligné la nécessité de mettre en place une plateforme scientifiquement rationnelle avec la participation des nombreuses parties pour la mise en œuvre des pratiques agricoles durables. Les agriculteurs, les organes de gestion et les unités de production et de distribution ont les mêmes responsabilités et obligations en matière de production d'aliments sains et nutritifs.

Selon Dao Xuan Cuong, dircteur des fonds de Syngenta, représentant de CropLife Vietnam, 24,5 millions de petits agriculteurs ont recours à des solutions phytopharmaceutiques pour prévenir les parasites et les mauvaises herbes qui nuisent aux cultures, réduisant ainsi le rendement.

Il a déclaré que le plus grand défi consiste à modifier ces habitudes agricoles. Outre l'organisation de programmes aidant les agriculteurs à utiliser de manière responsable les pesticides, la communication orientée vers les paysans devrait être encouragée afin de sensibiliser davantage à leur rôle dans la chaîne d'une production agricole sûre. -VNA