Sport et entreprise, pour une relation durable

Le club de lutte de Hanoï a déniché fin 2016 un sponsor. Si le foot ou le basket sont courtisés par les entreprises, nombre de sports restent sur la touche. Enquête.
Hanoi, 22 janvier (VNA) - Il était temps ! Le club de lutte de Hanoï a déniché fin 2016 un sponsor. Une manne financière qui devrait aider ses meilleurs éléments à progresser. Si le foot ou le basket sont courtisés par les entreprises, nombre de sports restent sur la touche. Enquête.
Sport et entreprise, pour une relation durable ảnh 1Avec l’apparition du club de tennis de table T&T Hanoï, le pongiste Trân Tuân Quynh a raison d’avoir confiance en l’avenir. Photo : VNA

La plupart des disciplines olympiques à Hanoï sont aujourd’hui soutenues par des entreprises ou des particuliers, à commencer par le football, le basket-ball et le volley-ball. Ce que les Vietnamiens nomment la «socialisation du sport». Et ce sont les clubs qui en profitent, en proposant un niveau de jeu toujours plus élevé qui attire les foules, lesquelles sont prêtes à débourser davantage pour assister à un match. Un vrai cercle vertueux. Les meilleures illustrations sont sans conteste le T&T Hanoï FC (football) et les Hanoï Buffaloes (basket-ball), des clubs devenus rapidement les vitrines de leur sport dans la capitale.

Des sports privilégiés

La «socialisation du sport» est encouragée depuis quelques années en raison des résultats qu’elle a donnés. Les entreprises peuvent ainsi, moyennant finances, sponsoriser une équipe ou un club et avoir ainsi plus de visibilité sur le marché vietnamien. Une méthode qui profite bien évidemment aux athlètes, avec de meilleures conditions d’entraînement et un salaire plus élevé. En parallèle aux subventions gouvernementales, le sponsoring assure aux joueurs de pouvoir s’entraîner et de participer aux compétitions. Et certains clubs ainsi parrainés se diversifient dans d’autres disciplines, avec toujours des objectifs de haut niveau.
Sport et entreprise, pour une relation durable ảnh 2La ville de Hanoi appelle les entreprises à investir dans le sport. Photo : VNA
Exemple avec le T&T Hanoï FC. Ce club de foot - qui finit toujours bien classé à l’issue de la saison de V-League (le championnat d’élite vietnamien) - collabore avec le Centre d’entraînement et des compétitions sportives de Hanoï dans la formation des jeunes talents. Simultanément, l’entreprise T&T Hanoï dispose de son propre club de tennis de table, qui est aujourd’hui le deuxième plus réputé de la capitale avec dans ses rangs des pongistes comme Trân Tuân Quynh, titré aux SEA Games, ou encore Phan Huy Hoàng.

Hélas, tous les sports ne sont pas logés à la même enseigne, même si le potentiel de briller au plus haut niveau international est bel et bien présent.

La file d’attente est longue

La lutte faisait encore il y a quelques mois partie de ces disciplines restées dans l’ombre, qui n’ont droit qu’aux subventions de leur ministère de tutelle. Ces aides ne couvrent que l’entraînement des athlètes. Et ces derniers n’ont aucune garantie d’avoir une vie stable, notamment après leur carrière de sportif de haut niveau. Les lutteurs les plus connus de la capitale perçoivent la modique somme de 7 millions de dôngs mensuels environ, repas et entraînements inclus, sans garantie de reconversion par la suite.
Sport et entreprise, pour une relation durable ảnh 3La lutte fait désormais partie des disciplines soutenues par des entreprises étrangères. Photo : VNA
Une situation intenable pour le président du club de lutte de Hanoï, Doi Dang Hy, qui a, suite à de longues et éreintantes recherches et négociations, finalement trouvé un sponsor, l’entreprise sud-coréenne Sungshin Vina. Cette manne financière profitera d’abord aux lutteurs les plus en vue - primes plus élevées, achat de nouveaux équipements pour de meilleures conditions d’entraînement, stages réguliers en République de Corée. De plus, une fois leur retraite sportive annoncée, le sponsor leur proposera un poste au sein de l’entreprise pour pérenniser leur avenir.
Cette nouvelle fait lever un vent d’espoir pour les autres disciplines «en marge», la plupart des observateurs s’étant, jusqu’à la signature de ce partenariat, montrés pour le moins sceptiques quant aux possibilités de voir la lutte profiter de l’aide d’une entreprise comme c’est le cas pour le foot, le volley, le basket, le tennis de table et le badminton.

«Une entreprise regarde d’abord le potentiel de développement du sport pour lequel elle veut s’engager. C’est du donnant-donnant. S’il n’y a pas de retombées pour elle, à quoi bon investir ? Évidemment, plus l’entreprise est solide, mieux c’est pour la vie des athlètes et donc du club», explique Doi Dang Hy.

L’athlétisme, le cyclisme, les échecs, sont pour le moment encore délaissées par les sponsors. Mais ce n’est peut-être plus qu’une question de temps. Après tout, le sport est un produit comme les autres. – CVN/VNA

Voir plus

L'ensemble des «Cadeaux de Têt pour enfants» de Kim Dông. Photo: VOV

Bonnes idées de livres à offrir pour le Têt et faire plaisir aux enfants

Comme chaque année, les éditions Kim Dông publient Nhâm nhi Têt Binh Ngo (Bienvenue au Têt de l’Année du Cheval), une anthologie réunissant nouvelles, poèmes consacrés au printemps et à l’animal emblématique de l’année. À travers ces pages, le Têt traditionnel se déploie: les plats incontournables - banh chung (gâteaux de riz gluant), confits sucrés - mais aussi les gestes culturels, de la calligraphie aux peintures populaires, sans oublier les courses de chevaux du Nouvel An.

Le temps fort de la soirée d’ouverture est le programme artistique intitulé « Parfums et Couleurs de Tay Ninh », une œuvre scénographique soignée retraçant le processus de formation et de développement de Tay Ninh. Photo: VNA

Ouverture du Festival du Printemps du mont Ba Den 2026 à Tay Ninh

Se déroulant du 17 février au 18 mars 2026, le Festival du Printemps du mont Ba Den 2026 propose une programmation riche et diversifiée, comprenant des spectacles d’arts populaires, des défilés en « ao dai » (tunique traditionnelle), ainsi que des activités culinaires et culturelles caractéristiques de Tay Ninh.

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

« La Résolution n°80 a été adoptée à un moment particulièrement opportun, alors que le pays entre dans une nouvelle étape de son développement national. À l’ère de l’essor de la nation, cette résolution a posé un nouveau cadre idéologique, au sein duquel la culture est appelée à jouer de toute urgence un rôle transversal, en soutien à la science et à la technologie, à l’intégration internationale, à l’innovation, à la réforme institutionnelle, au développement de l’économie privée, ainsi qu’aux secteurs de l’éducation et de la santé.

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.