Seconde vie pour les fauteuils roulants, nouvelle vie pour les handicapés

Depuis sept ans, à Hô Chi Minh-Ville, le moine Duc Minh rénove d’anciens fauteuils roulants pour les offrir à ceux qui en ont besoin.

Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Depuis sept ans, à Hô Chi Minh-Ville, le moine Duc Minh rénove d’anciens fauteuils roulants pour les offrir à ceux qui en ont besoin. Une formidable initiative qui permet aux handicapés de regagner en autonomie.

Seconde vie pour les fauteuils roulants, nouvelle vie pour les handicapés ảnh 1

Le moine Duc Minh répare un fauteuil roulant à l’ashram d’An Viên.

Photo : DT/CVN

À14h00 tous les jours, dans une petite cour de l’ashram d’An Viên située dans une ruelle en zigzag de Hô Chi Minh-Ville, le moine Duc Minh ouvre sa boîte à outils, qui comprend tournevis, clous et pneus de rechange, pour commencer son travail. Depuis quelques années, il a pris l’habitude de réparer de vieux fauteuils roulants pour les mettre à disposition gratuitement des personnes en situation de handicap. Un processus qui permet d’éviter le "gaspillage médical" et d’aider ceux qui en ont besoin.

Ainsi, outre les sons des percussions et des cloches, l’ashram d’An Viên vibre aussi chaque après-midi aux bruits des perceuses et marteaux quand le moine Duc Minh et d’autres bouddhistes nettoient et réparent ces vieux fauteuils roulants.

La réparation plutôt que l’achat

Le moine est aujourd’hui capable de maîtriser la conception de tous les types de fauteuils roulants et même d’ajuster certains modèles pour les rendre plus confortables à leurs utilisateurs.

"Certaines personnes ont des handicaps aux mains, d’autres aux jambes, certaines souffrent de paralysie de tout le corps, donc chaque personne a besoin d’un véhicule différent. C’est pourquoi chaque fauteuil roulant sera réparé et adapté à son propriétaire", partage- t-il.

Le moine Duc Minh a commencé à collecter et à réparer des fauteuils roulants après avoir visité des hôpitaux avec un groupe caritatif en 2015. "J’ai vu beaucoup de gens mener une vie misérable. Avant, ils étaient en bonne santé, mais après un accident, ne pouvant travailler, ils sont tombés dans la pauvreté et n’avaient pas les moyens d’acheter un fauteuil roulant pour se déplacer", se souvient-il.

Sa première idée a d’abord été d’acheter de nouveaux véhicules et de les envoyer à ceux qui en avaient besoin. Mais il n’a pas pu la concrétiser en raison du coût élevé d’un fauteuil (de 1,5 à 3 millions de dôngs ou 65,3 à 130 USD). Il a alors décidé d’acheter de vieux fauteuils avec l’espoir de les réparer, ce qui coûte beaucoup moins cher (entre 300.000 et 500.000 dôngs en moyenne). 

M. Minh a commencé à se familiariser avec la structure du fauteuil roulant, en démontant les pièces usagées et en les remplaçant par de nouvelles, en ajoutant de nouvelles si nécessaire.

"Certains véhicules sont tellement dégradés que toutes les pièces sont rouillées à l’exception du cadre en fer. Ils ont besoin de beaucoup de composants. Je veux les rendre très stables afin que les personnes puissent se sentir en sécurité", déclare-t-il.

Des véhicules adaptés à chacun

Seconde vie pour les fauteuils roulants, nouvelle vie pour les handicapés ảnh 2

Le moineDuc Minh et six fauteuils roulants emballés avant d’être envoyés à des nécessiteux.

Photo : DT/CVN

Pour  le moine Minh, le fauteuil roulant remplace les jambes des personnes handicapées, les aidant à sortir de leur coquille, à rencontrer de nouvelles personnes et à s’intégrer dans la société.

"Les handicapés rêvent de pouvoir se promener comme tout le monde plutôt que de rester au même endroit. Il faut juste leur en donner la possibilité", exprime-t-il.

Avant de commencer le travail, le moine pose toujours des questions sur l’état de santé des bénéficiaires afin de fabriquer le fauteuil roulant qui leur conviendra le mieux. Par exemple, un homme atteint de polyarthrite, d’une paralysie des jambes qui ne peut marcher que sur ses genoux aura besoin d’un fauteuil court pour se déplacer facilement. Une personne tétraplégique aura besoin d’un véhicule couché car elle peut à peine déplacer le fauteuil roulant par elle-même.

Selon ses dires, il faut cinq à sept jours pour rénover un fauteuil roulant. Une fois terminé, il est soigneusement emballé et envoyé au bénéficiaire.

Pour le moine Duc Minh, chaque personne en fauteuil roulant a sa propre histoire. Certains ont perdu leur emploi, leur  conjoint et leur capacité de travailler après un accident. Certains ne peuvent rien faire d’autre que de rester allongés toute la journée. Il croit que les fauteuils roulants peuvent les aider à se sentir mieux dans leur vie car ils leur redonnent l’autonomie qu’ils ont perdue et dont ils ont pourtant cruellement besoin. -CVN/VNA

Voir plus

La crue de la rivière Ky Cung provoque de graves inondations dans de nombreuses zones riveraines et basses de la province de Lang Son. Photo : VNA

Le typhon Narra et les fortes pluies causent des dégâts dans plusieurs localités

Le typhon Narra et les fortes pluies qui l’accompagnent ont provoqué des dégâts dans plusieurs localités du Nord. Des centaines de maisons et plus de 1 000 hectares de cultures ont été touchés, tandis que plusieurs zones ont subi des inondations et des glissements de terrain, perturbant la circulation et contraignant des habitants à évacuer.

Photo d'illustration. Source: Internet

Le Vietnam renforce la prévention et le traitement des atteintes à la sécurité nationale dans le cyberspace

Le gouvernement vietnamien a promulgué le décret n°327/2026/ND-CP afin de renforcer la prévention, la détection et le traitement des informations et comportements utilisant les technologies numériques pour porter atteinte à la sécurité nationale, à l’ordre public et à la sûreté sociale dans le cyberespace. Le texte précise les responsabilités des autorités, des entreprises et des utilisateurs ainsi que les mesures applicables en cas de violation.

Un cours intégrant l'IA au collège Chu Van An, dans la commune de Kim Bang, province de Ninh Binh. Photo : VNA

Les élèves vietnamiens seront initiés à l’intelligence artificielle dès le primaire

Le contenu de l'enseignement de l'IA s'articule autour de quatre axes correspondant aux compétences clés dans ce domaine : la pensée centrée sur l'humain, l'éthique de l'IA, les techniques et applications de l'IA, ainsi que la conception de systèmes d'IA. La pensée centrée sur l'humain et l'éthique de l'IA servent de principes directeurs pour garantir une utilisation de l'IA sûre, responsable et conforme aux exigences éthiques et juridiques.

Nguyên Vu Minh Hoang, secrétaire général de l’Association de liaison avec les Vietnamiens d’outre-mer de Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

Hô Chi Minh-Ville propose un modèle de « mobilisation des ressources de la diaspora »

La Résolution n°23-NQ/TW du Bureau politique ouvre une nouvelle approche du travail en faveur des Vietnamiens résidant à l’étranger. À Hô Chi Minh-Ville, plusieurs responsables proposent de passer d’une logique de gestion de la communauté à une stratégie de mobilisation des ressources de la diaspora, à travers la création d’outils de connexion, de mécanismes institutionnels et de programmes destinés à renforcer la contribution des Vietnamiens de l’étranger au développement de la ville et du pays.