Lors d'une interview accordée à la presse, en marge de la premièresession de l'Assemblée nationale de la 13e législature à Hanoi, Vu VietNgoan a déclaré: "Les conditions sont presque réunies pour mettre enoeuvre des mesures plus vigoureuses".
Face à la crisefinancière mondiale, le système financier du Vietnam est jugé faible.Dans le contexte où les pays du monde effectuent une restructuration deleur système financier pour rehausser sa capacité et prévenir lesrisques, si le Vietnam n'accélère pas le rythme du sien, il restera enarrière, a estimé le responsable du Comité national de la supervisiondes finances.
Le processus de restructuration du systèmebancaire, selon Vu Viet Ngoan, vise à rehausser l'indépendance de laBanque d'Etat du Vietnam et aussi à supprimer les banques dépourvues desuffisamment de capacités financière et gestionnaire. Cependant, ilfaut édifier un plan à long terme et déterminer des délais précis pouratteindre les critères fixés.
Selon Huynh The Du,enseignant du Programme d'éducation économique Fullbright, et Vo TriThanh, vice-président de l'Institut national de recherche sur lagestion économique, le Vietnam compte trop de petites banques auxcapacités réduites, qui augmentent les risques de faible solvabilité,de taux élevé de créances douteuses... Celles-ci peuvent créer uneinstabilité économique préjudiciable au pays.
Selon laBanque d'Etat du Vietnam, le 10 juin, le taux de créances douteuses dusystème bancaire national s'élevait à 2,72 % du solde total contre 2,17% fin 2010. -AVI
D’ici 2030, le Vietnam ambitionne d’attirer entre 200 et 300 milliards de dollars d’IDE enregistrés
La résolution n°10-NQ/TW du Bureau politique sur le développement du secteur économique à capitaux étrangers, récemment signée par le secrétaire général du Parti et président de la République, To Lam, fixe comme objectif de faire figurer le Vietnam, d’ici 2030, parmi les pays les mieux classés de l’ASEAN en matière de climat des affaires, de compétitivité, d’innovation, de qualité des services publics et de capacité à accueillir des projets d’investissement étranger de haute qualité. Le pays ambitionne d’attirer entre 200 et 300 milliards de dollars d’IDE enregistrés (40 à 50 milliards par an) et entre 150 et 200 milliards de dollars d’IDE décaissés (30 à 40 milliards par an). Parmi ces investissements, 75 % devraient provenir d’économies développées disposant d’importantes capacités technologiques, financières et managériales.