Promouvoir l’accès des régions reculées aux technologies médicales

Chirurgie cardiovasculaire, réanimation, greffe d’organes, fécondation in vitro... sont désormais appliquées dans de nombreux hôpitaux de niveau provincial et même de district.
Promouvoir l’accès des régions reculées aux technologies médicales ảnh 1Actuellement, de nombreux hôpitaux de Vinh Phuc (Nord) peuvent appliquer des techniques médicales de pointe.
Photo: VNA/CVN

Hanoi (VNA) - Chirurgie cardiovasculaire, réanimation, greffe d’organes, fécondation in vitro... sont désormais appliquées dans de nombreux hôpitaux de niveau provincial et même de district. Le fruit du Projet de développement des hôpitaux satellites.

Môc Châu est un district reculé de la province de Son La (Nord). Auparavant, en cas de problèmes de santé majeur, les habitants devaient aller à l’hôpital provincial, situé parfois à des heures de route de chez eux. En cas d’urgence, il fallait se rendre à Hanoï, et le trajet prenait parfois la journée entière.

Transfert de techniques

Maintenant, tout a changé. Les habitants d’ethnies minoritaires vivant dans cette région montagneuse peuvent être traités à la Polytechnique du district de Môc Châu. En plus des services de chirurgie, de dépistage, de test ou d’accouchement, l’hôpital est capable de réaliser des fécondations in vitro, apportant la joie à de nombreux couples stériles.

Ses progrès témoignent des succès du Projet de développement des hôpitaux satellites. Le médecin Vu Giang An, directeur adjoint de la Polytechnique du district de Môc Châu, informe qu’actuellement l’hôpital peut appliquer beaucoup de techniques de pointe transférées par ses homologues de niveau central comme chirurgie endoscopique, échocardio-graphie, chirurgie des blessures cardiaques, traitement de l’infarctus du myocarde…

Dans la partie nord du Centre, les patients souffrant d’un cancer, au lieu d’aller à Hanoï, peuvent être traités à la Faculté d’oncologie et de médecine nucléaire de la Polytechnique de la province de Hà Tinh ou à l’Hôpital d’oncologie de Nghê An. Selon un responsable de la Polytechnique de Hà Tinh, grâce au soutien du Centre de médecine nucléaire et d’oncologie de l’hôpital Bach Mai, à Hanoï, son établissement est doté désormais d’équipements médicaux à la pointe du progrès, à quoi s’ajoute un contingent de médecins bien formés.

Récemment, la Polyclinique de la province de Soc Trang (Sud) a mis en service une salle de cathétérisme cardiaque et angioplastie. Il s’agit des résultats du programme de transfert de techniques par le Centre hospitalier universitaire  (CHU) de Hô Chi Minh-Ville.Cette salle est spécialisée dans l’application de techniques peu invasives dans le traitement des maladies cardio-vasculaires en offrant aux patients un meilleur traitement possible et un temps de rétablissement plus rapide.

Ces dernières années, la Polyclinique de Soc Trang - hôpital satellite du Centre cardio-vasculaire du CHU de Hô Chi Minh-Ville, s’est bien préparée pour la mise en œuvre de cette salle. Son contingent de médecins, de techniciens et d’infirmières a étudié au CHU de Hô Chi Minh-Ville, et son système d’équipements  médicaux  a été modernisé.

Un projet significatif

Le transfert de techniques médicales des hôpitaux de niveau central à ceux de niveau local par le biais du Projet de développement des hôpitaux satellites, réalisé par le ministère de la Santé, permet aux habitants d’avoir accès à des services médicaux de pointe proches de chez eux.

"Il s’agit d’un projet significatif. De nombreux hôpitaux au niveau provincial ont réalisé avec succès des techniques difficiles comme la greffe d’organes, la chirurgie cardio-vasculaire,  souligne la ministre de la Santé, Nguyên Thi Kim Tiên. Des hôpitaux du district peuvent assurer des chirurgies endoscopiques et sauver des prématurés pesant seulement 500 g. Il s’agit des progrès très encourageants".

D’après elle, la qualification professionnelle des agents médicaux des hôpitaux locaux s’est bien améliorée. En même temps, par le biais de la télémédecine, de nombreux patients sont diagnostiqués en ligne, permettant de réduire les risques de complications voire de décès.

"Le développement des hôpitaux satellites bénéficie de plus en plus de la confiance des habitants en raison de leurs capacités et de leurs équipements modernes, contribuant à réduire la surcharge dans les hôpitaux de niveau central", affirme la ministre Nguyên Thi Kim Tiên. Le pays compte 138 hôpitaux satellites avec dix spécialités médicales dont cancérologie, traumatisme, cœur-vaisseau, pédiatrie, obstétrique, endocri-nologie…

"Ce projet d’hôpitaux satellites est le levier permettant aux établissements d’échelon inférieur de se développer. Les patients y sont traités par des hautes technologies", estime le Pr.-Dr Luong Ngoc Khuê, chef du Département de gestion des consultations et des traitements médicaux  (ministère de la Santé).

À son avis, auparavant, la plupart des hôpitaux des districts et des provinces ne pouvaient pas réaliser les techniques de chirurgie des traumatismes, des blessures des vaisseaux sanguins périphériques ou d’hématome cérébral. Grâce aux transferts techniques assurés par l’Hôpital Viêt-Duc (Vietnam-Allemagne) à Hanoï, ceux des provinces de Lào Cai, Hà Giang, Diên Biên (Nord) ont pu les appliquer couramment, permet tant de sauver beaucoup de vies.

"Dans quelques hôpitaux provin-ciaux, le taux de patients  souhaitant être transférés vers des établissements de ressort central n’est que de moins de 1%. Cela témoigne qu’une fois bien formés, les médecins des régions reculées sont totalement capables d’appliquer des technologies de pointe", partage M. Khuê. -CVN/VNA

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