L'économievietnamienne poursuit sa relance avec une croissance estimée à 6,28% aupremier semestre, la plus élevée de ces cinq dernières années, selon unrapport sur le développement économique du Vietnam rendu public lundi àHanoi par la Banque mondiale (BM).
Cette performances'explique par les bons résultats des secteurs de l'industriemanufacturière, de la transformation et de la construction. La vente audétail et le chiffre d'affaires des services ont connu une forteaugmentation, a indiqué Sebartian Eckardt, économiste à la BM auVietnam, ajoutant que cependant, le processus de relance économiquen'est pas encore régulier.
Selon M. Eckardt, la basseinflation crée des conditions pour la Banque d'Etat du Vietnam decontinuer ses politiques monétaires relâchées afin de soutenir lesactivités économiques et de rajuster les taux d'intérêt.
Le déficit commercial, estimé à plus de 3 milliards de dollars entrejanvier et mai, reflète la baisse des exportations en raison de laréduction des cours et de la quantité des principaux produits exportéscomme pétrole brut, riz, café, caoutchouc... avec dans le même temps unehausse des importations.
Ce rapport a indiqué lesperspectives à moyen terme du Vietnam. La croissance économique estprévue à 6% grâce à l'augmentation de l'offre intérieure et àl'amélioration des investissements et de la consommation des ménages.
Un plan de consolidation de l'exercice financier à moyen terme et desmesures sérieuses pour consolider la situation financière desentreprises publiques et du secteur bancaire vont permettre d'éviter lahausse des dettes publiques et de rehausser la confiance du secteurprivé.
Dans son rapport, la BM a décrit d'une façondétaillée le marché du travail, soulignant notamment une restructurationde l'économie vers les secteurs de la production industrielle, desservices.. . -VNA
Poivre vietnamien : paradoxe 2026 entre prix records et production en recul
La récolte de poivre 2026 débute dans les principales régions productrices du Vietnam, dans un contexte de prix élevés dépassant 150.000 dôngs le kilogramme. Si cette hausse promet de meilleurs revenus pour les agriculteurs et les entreprises, la filière reste confrontée à un paradoxe : la superficie cultivée diminue, obligeant le pays à augmenter ses importations malgré une demande mondiale en reprise.