Le colloque sur la coopération internationale dans les recherches visant à améliorer la sécurité routière au Vietnam. Photo : VNA

Ho Chi Minh-Ville (VNA) – En 2018, les accidents de la circulation au Vietnam ont tué plus de 8.000 personnes. Les dégâts matériels sont estimés à 5 – 12 milliards de dollars par an, et pourraient s’élever à environ 130 milliards de dollars entre 2015 et 2030.

La coopération entre l’Etat, les scientifiques, les entreprises et les organisations dans la garantie de la sécurité routière s’avère ainsi nécessaire, a souligné Khuat Viet Hung, vice-président du Comité national de la sécurité routière, lors d’un colloque tenu mardi à Ho Chi Minh-Ville.

Dans ce colloque consacré à la coopération internationale dans les recherches visant à améliorer la sécurité routière au Vietnam, Khuat Viet Hung a déclaré apprécier les efforts de coopération entre les scientifiques belges et vietnamiens dans la recherche des causes des accidents routiers, ainsi que des mesures.

La conscience, les habitudes et le comportement sont les grands problèmes des conducteurs, a-t-il précisé, ajoutant que le plus grand défi concerne la prise de conscience.

Les autorités devraient sensibiliser les usagers de la route aux conséquences de l’alcool au volant, et imposer des sanctions sévères telles que des sanctions progressives pour dissuader ceux qui violent les règles de sécurité routière, a-t-il proposé.

Le professeur Geert Wets de l'Institut belge pour la sécurité routière a partagé des recherches scientifiques sur les politiques de sécurité routière dans les régions septentrionales de son pays.

S’agissant de la stratégie de la sécurité routière au Vietnam d’ici 2021 et vision pour 2030, Khuat Viet Hung a souligné que le Vietnam fixait l’objectif de réduire de 5 à 10% du nombre d’accidents, de décès et blessés par an. Il est également nécessaire de compléter le système juridique sur la sécurité routière, d’améliorer la qualité du personnel et de créer un réseau de données national.

Les participants ont recommandé au ministère de l’Éducation et de la Formation de renouveler les méthodes de communication et d’introduire les sujets sur la sécurité routière dans les programmes d’enseignement des écoles, notamment des lycées.

Ils ont suggéré aux autorités des grandes villes de planifier le système de transport public, des espaces souterrains, des zones résidentielles ; de construire des infrastructures ; d’améliorer l’efficacité des centres de contrôle du trafic et de réduire les embouteillages. -VNA