Un colloque "Perspectives de soutien financier pour le projet expérimental de bus rapides à Hô Chi Minh-Ville" s'est ouvert jeudi dans la mégapole du Sud.


Cet événement de deux jours est organisé par le Centre des prévisions et des études urbaines (PADDI), la Région Rhône-Alpes (France) et le Comité populaire municipal, avec la participation d'experts vietnamiens et étrangers comme l'Agence française du développement (AFD), la Banque mondiale, etc.


Selon les experts, pour limiter les embouteillages à Hô Chi Minh-Ville, il est nécessaire de développer le réseau de transport public. En attendant la mise en service efficace et synchrone du système de métro après 2020 (ligne N°1 reliant le marché de Bên Thành à Suôi Tiên, dont le chantier est prévu en juin 2015), les travaux de développement des autobus, notamment rapides est une des meilleures solutions".


Lors du colloque, la plupart des experts ont estimé que le développement du système de bus rapides à Hô Chi Minh-Ville est nécessaire à l'heure actuelle. Car les embouteillages sont de plus en plus importants, alors que la ville n'arrive pas à élargir ses routes, que le nombre de moyens de transports individuels croît énormément... En revanche, les transports en commun rapides présentent beaucoup de bons côtés : grande capacité, rapidité et ponctualité… Les bus sont considérés comme des métros bon marché.


"À l'horizon 2015, l'autobus sera toujours un des principaux transports en commun de cette ville. Cependant, ils seront impossibles à concurrencer par les moyens individuels, notamment la moto. Ainsi, le développement des bus est une nécessité", a renchéri Lê Trung Tính, directeur du Centre des transports en commun du Service municipal des transports et des communications.


Selon les experts, suivant différentes expériences dans plusieurs pays, l'investissement à l'essor du transport en bus rapide contribue grandement aux communications en ville. Au Vietnam, à côté d'autres moyens de transport comme mototaxi, taxi..., les bus rapides prendront part au perfectionnement du système de communication publique de la ville.


"La haute qualité des services et la commodité du transport en bus rapide changera activement l'image actuelle du transport en commun de cette ville. Elles aident les habitants à limiter leurs déplacements par leurs propres moyens et à choisir le bus", a dit Yves Genevois, de PADDI. Selon cet expert, il est difficile d'interdire les moyens de transport individuel. Pourtant, il faut, par des règlements, en limiter la circulation.


Au colloque, deux experts de PADDI, Yves Genevois et Raymond Pic, ont présenté six lignes d'essai du transport par bus rapide : ligne numéro 1 sur la rue Trân Hung Dao; numéro 2 de Hai Bà Trung - Phan Dinh Phùng; 3 de Truong Chinh - Công Hoa - Nam Ky Khoi Nghia/Pasteur; 4 de Hông Bàng - Ngô Gia Tu - Diên Biên Phu/Vo Thi Sau; 5 de Ly Thuong Kiêt - Hoàng Van Thu - Phan Dang Luu - Bach Dang; et la fin du grand couloir numéro 2 (la nationale 1A).


"Selon le plan de développement du transport en commun à l'horizon 2025, actuellement, le Centre des transports en commun de Hô Chi Minh-Ville a déposé au Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville le projet de 10 lignes d'essai du BRT prévues sur les rues Tôn Duc Thang-Nguyên Huu Canh; Diên Biên Phu - Bat Hang Hai; Trân Hung Dao - Hông Bang; Cach Mang Thang 8 - Truong Chinh; Hai Ba Trung - Nguyên Kiêm,…", a fait savoir M. Tinh. Auparavant, la municipalité de Hô Chi Minh-Ville a déjà appliqué en essai deux lignes de transport rapide : Gare routière d'An Suong - marché de Bên Thành, et marché de Bên Thành - Gare routière de l'Ouest.


Le 12 mars, selon les expériences dans le transport par bus rapides de différents pays, sont présentées le point de vue de l'AFD et de la BM, des recommandations de chercheurs et d'experts sur les perspectives de développement de ce système.-AVI