Nguyên Van Ku, le photographe passionné par la culture Cham

Pendant 40 ans, le photographe Nguyên Van Ku a réalisé d’innombrables voyages dans plusieurs provinces du pays pour décrypter la culture des Chams. Il possède près de 7.000 photos à ce sujet.
Nguyên Van Ku, le photographe passionné par la culture Cham ảnh 1Le photographe Nguyên Van Ku (droite) lors d'une fête de Katé. Photo : CVN

Ho Chi Minh-Ville (VNA) - Pendant 40 ans, le photographe Nguyên Van Ku a réalisé d’innombrables voyages dans plusieurs provinces du pays pour décrypter la culture des Chams. Il possède près de 7.000 photos à ce sujet.

"J’ai découvert la culture Cham pour la première fois en 1977 lors de ma visite au Musée Cham de Dà Nang", s’est rappelé le photographe. Depuis, l’artiste est fasciné par cette culture séculaire. "J’ai eu à plusieurs reprises l’opportunité de me rendre dans les villages Cham, de visiter les vestiges dans le Centre et le Sud du Vietnam", a-t-il ajouté.

"Tous ceux qui ont eu l’occasion de visiter le Musée Cham de Dà Nang, de se promener dans le sanctuaire de My Son au coucher du soleil, de contempler les tours de Pô Nagar, de monter les cent marches de la tour Pô Rômê sont étonnés de l’esprit de liberté, du talent et de la délicatesse de la culture des Cham. Un sentiment probablement partagé par le photographe Nguyên Van Ku lorsqu’il se plonge dans cette culture", a souligné le feu Professeur Cao Xuân Phô.

À l’issue de ces voyages, le photographe a réussi à capturer 7.000 clichés sur divers thèmes : monuments architecturaux, œuvres sculpturales et vie quotidienne. Les photos sont une source documentaire de grande valeur exprimant également le respect et l’admiration du photographe pour cette ethnie. À noter que le peuple Cham fait partie intégrante des 54 groupes ethniques du Vietnam. Ils ont édifié une civilisation comparable à ses voisines d’Asie du Sud-Est.

Nguyên Van Ku a également passé des centaines d’heures dans les musées dont le Musée national d’histoire vietnamienne à Hanoï, le Musée de sculpture Cham à Dà  Nang, le Musée d’histoire à Hô Chi Minh-Ville ainsi que d’autres musées provinciaux pour étudier les documents et retrouver les traces des époques les plus marquantes de cette culture.

Un livre documentaire précieux
 
Le photographe a décidé de sélectionner 100 photos parmi les 7.000 réalisées pour son livre illustré Le patrimoine culturel Cham. Chaque cliché a été choisi avec soin traduisant au mieux le contexte et les émotions du photographe. Il a mis un an à réaliser la sélection et la numérisation des photos.

Cet ouvrage a été publié cinq fois entre 2007 et 2016. Pour la 5e édition, parallèlement aux révisions, 3 versions en vietnamien, anglais et français ont été lancées.

Le livre est divisé en deux grandes parties : la première sur la présentation de l’art architectural et sculptural des Cham et la deuxième sur leurs us et coutumes. En premier lieu, les lecteurs ont l’occasion de contempler une trentaine de tours édifiées entre le VIIe et XVIIe siècle avec une architecture originale. Pour chaque tour, l’auteur renseigne la date, le type d’architecture et les particularités.

De nombreuses statues des génies Uma, Siva, Dvarapala, Devi, Tara, des danseurs, des musiciens, des animaux sont également décrites par le photographe. Ces statues sont caractéristiques de l’art sculptural des Cham.

En second lieu, les lecteurs sont invités à découvrir leur vie culturelle à travers les croyances, les fêtes et la vie quotidienne (un repas familial, un mariage, un cours d’apprentissage de la langue Cham). Les métiers traditionnels dont le tissage et la céramique de Bàu Truc sont également au centre du travail de Nguyên Van Ku.
 

Outre Le Patrimoine culturel Cham, Nguyên Van Ku est aussi co-auteur de plusieurs ouvrages illustrés sur Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre) : Nhà Rông Tây Nguyên (La maison commune de Tây Nguyên), Nhà mô Tây Nguyên (Les cabanes funéraires de Tây Nguyên), Cac dân tôc Tây Nguyên (Les ethnies de Tây Nguyên)… Cette région du Vietnam est devenue une vraie source d’inspiration pour le photographe.

Né en 1940 à Thanh Hoa, Nguyên Van Ku était cadre à l’Institut d’archéologie relevant de l’Académie des sciences sociales du Vietnam. Son travail lui a permis de sillonner tout le Vietnam, favorisant sa passion pour la photographie. Avant de partir à la retraite en 2000, il était président du Département des relations internationales de ladite académie.

Octogénaire, il reste sagace. Il se considère toujours comme un photographe amateur. Pourtant, il a été honoré par l’Association des artistes photographes du Vietnam pour ses contributions au développement à l’art photographique du pays depuis 40 ans. -CVN/VNA


Voir plus

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

A la Foire du Printemps 2026, le pavillon de Huê s’est imposé comme l’un des espaces les plus attractifs, captivant un très nombreux public grâce à une scénographie profondément imprégnée de l’âme et de l’identité culturelle de l’ancienne capitale impériale. Les produits emblématiques de Huê y sont présentés avec soin : áo dài aux lignes gracieuses, chapeaux coniques en herbe cỏ bàng, bâtons d’encens au bois d’agar aux parfums envoûtants, fleurs en papier de Thanh Tiên… Sans oublier les objets artisanaux typiques et les spécialités culinaires qui font la renommée de la région.
L’ensemble crée une expérience immersive et authentique : les visiteurs déambulent dans un univers où se mêlent élégance royale, savoir-faire ancestral et douceur du quotidien huéen, redécouvrant ainsi, le temps d’une visite, la quintessence raffinée de l’ancienne capitale impériale.

Phung Thi Hông Tham remporte la médaille d'or dans la catégorie amateur féminine des 63 kg aux Championnats du monde de Kun Khmer 2026. Photo : nld.com.vn

Le Vietnam brille aux Championnats du monde de Kun Khmer

Ces résultats placent provisoirement le Vietnam en tête du classement des médailles avec quatre médailles d’or et une d’argent. Ce classement pourrait toutefois évoluer, car une vingtaine de finales supplémentaires, dans les catégories seniors, juniors et jeunes talents, sont prévues le 12 février.