Nguyên Ba Châu, l’artisan qui redonne la vitalité à la fonte de bronze

Le célèbre village de fonderie de bronze de Trà Dông est situé à 12 km à l'ouest du centre-ville de Thanh Hoa. Au cours des 20 dernières années, ce lieu est devenu renommé pour la fonte de tambours en bronze, un instrument de musique symbolisant le pouvoir et la religion selon les croyances vietnamiennes.

Nguyên Ba Châu, l’artisan qui redonne la vitalité à la fonte de bronze. Photo : VOV
Nguyên Ba Châu, l’artisan qui redonne la vitalité à la fonte de bronze. Photo : VOV

Hanoï (VNA) - Le célèbre village de fonderie de bronze de Trà Dông est situé à 12 km à l'ouest du centre-ville de Thanh Hoa. Au cours des 20 dernières années, ce lieu est devenu renommé pour la fonte de tambours en bronze, un instrument de musique symbolisant le pouvoir et la religion selon les croyances vietnamiennes.

La personne derrière ce succès n'est autre que Nguyên Ba Châu, un sexagénaire qui a redécouvert le secret de la fonte des tambours en bronze traditionnels vietnamiens.

Autrefois, le village de Trà Dông ne produisait que des objets domestiques en bronze, tels que des urnes, des plateaux, des cloches, des statues, des objets de culte ainsi que des décorations et des tableaux en bronze. Cependant, la technique de fonte des tambours en bronze, essence même de ce métier, s'était perdue depuis des siècles. Passionné par son métier, Nguyên Ba Châu a cherché un moyen de la restaurer.

Depuis 1998, il a commencé à rechercher et apprendre des techniques de moulage de tambours, en s'inspirant des motifs, des modèles et des dessins de tambours anciens. Il a voyagé à travers tout le pays, visitant les lieux où l'art de la fonderie était encore pratiqué. En parallèle, il a travaillé en tant qu'ouvrier salarié pour acquérir de l'expérience.

Il s'est également rendu dans des musées exposant d'anciens tambours en bronze pour enregistrer des dessins, des motifs et des modèles. Avec amour et passion pour son métier, Nguyên Ba Châu a recherché et reconstruit cette technique ancestrale.

“Pendant deux ans, j'ai essayé plusieurs fois de réaliser des moulages mais j'ai échoué. Quand on est autodidacte, il faut explorer et faire des recherches par soi-même”, dit-il.

Durant ces deux années, il a reçu un soutien indéfectible de la part de sa famille. À cette époque, la situation économique de sa famille était difficile et il devait même emprunter de l'argent partout, ce qui le déprimait, comme l’a indiqué Nguyên Thi Nhàn, son épouse.

“À l’époque, il nous manquait même de riz à la maison. Nous devions donc emprunter de l’argent pour qu’il puisse apprendre le métier ailleurs. Malgré de nombreux échecs, je n'arrêtais pas de l'encourager à apprendre et, après tout, à trouver un travail pour gagner sa vie”, se souvient-elle.

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Photo : VOV

Selon Nguyên Ba Châu, nos anciens maîtrisaient à merveille l'art de fondre des tambours en bronze, mais aujourd'hui, nous sommes confrontés à de nombreuses difficultés pour suivre leurs traces. Par exemple, le motif sur la surface du tambour est complètement dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et il est très difficile de le reproduire sur un moule en argile. Une fois le moulage terminé, le motif doit être sculpté à la main.

“Je fais de la fonte sur un moule en argile. Il faut donc mélanger l'argile correctement, de même que le bronze, pour obtenir des traits tranchants, lisses, beaux et brillants. Il y a eu de nombreuses difficultés, mais avec la détermination de ne pas perdre notre culture et notre artisanat traditionnels, j'ai persévéré et réussi”, explique-t-il.

En 2000, Nguyên Ba Châu a réussi à fondre des petits tambours. Il a également été le premier du pays à réussir à couler un tambour en bronze en utilisant une méthode manuelle traditionnelle perdue depuis des siècles. Apprenant cette bonne nouvelle, les dirigeants locaux l'ont encouragé à continuer sur cette voie. Les artisans du village lui ont également apporté leur soutien.

“Je me souviens toujours d’une phrase de mon père: ‘Ce métier est très précieux’. Si l'artisan est dévoué, par ses mains habiles et son travail, il peut transformer des matériaux de récupération en trésor. Je suis donc déterminé à étudier, travailler et conserver mon métier”, dit-il.

Après avoir réussi à couler des tambours en bronze, il a commencé à enseigner son savoir-faire à ses enfants et à ses cousins, ouvrant six ateliers de formation pour près de 300 artisans. Beaucoup d’entre eux sont devenus des artisans qualifiés dans le moulage de tambours en bronze, dont son fils, Nguyên Ba Quy.

“Les techniques sont très difficiles, il faut donc faire preuve de persévérance et de dévouement envers la profession, ainsi que d'une passion pour l'apprentissage. Mon père m'a transmis sa passion, sa diligence et sa minutie dans son travail. Beaucoup de gens ne peuvent pas exercer ce métier, nous devons donc faire des efforts pour conserver le métier traditionnel dans notre région natale”, dit-il.

Actuellement, la fonte de tambours en bronze dans le village de Trà Dông s’est fortement développée. Le succès de Nguyên Ba Châu a contribué à motiver les jeunes artisans du village à rester fidèles à leur métier et à apprécier cet art traditionnel hérité de leurs ancêtres. - VOV/VNA

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