Le litchi est actuellement l'un des fruits d'exportation du Vietnam vers l'étranger. Photo : KT/CVN

Ho Chi Minh-Ville (VNA) - L’année 2017 restera comme une année réussie pour l’agriculture. Les exportations de produits agricoles ont atteint un chiffre d’affaires de 36,37 milliards de dollars avec, en tête, la sylviculture, et les fruits et légumes, dépassant le plan fixé de 8 milliards de dollars et 3,4 milliards de dollars respectivement.

Cette information a été communiquée lors de la 7e édition du séminaire intitulé «Pour le développement de l’agriculture, des paysans et de la ruralité du Vietnam», organisée le 29 décembre dans la mégapole du Sud par l’Association des fermes et des entreprises agricoles du Vietnam (VFAEA).

Selon les experts, le secteur agricole devrait continuer à conquérir le marché international dans les années à venir en augmentant la confiance des consommateurs étrangers à l’égard des produits vietnamiens. Pour ce faire, le secteur agricole devra mettre en œuvre une stratégie de liaison solide et des régimes de sanctions strictes contre les infractions commises dans la commercialisation des produits agricoles, ce qui permettra de rivaliser avec les concurrents sur de nombreux «fronts».

Selon Trân Thanh Nam, vice-ministre de l’Agriculture et du Développement rural, les entreprises et les agriculteurs doivent coopérer plus étroitement dans la production de produits de qualité, plutôt que de privilégier la quantité comme à présent. En intégrant les accords de libre-échange, d’ici 2020, les produits agricoles en provenance d’autres pays pénétreront en effet profondément dans le marché vietnamien.

S’adapter pour ne pas subir

En conséquence, selon M. Nam, les produits agricoles nationaux sont, pour le moment, confrontés à la concurrence internationale en termes de réglementation, de normes et de barrières techniques, ainsi qu’en termes de qualité et d’emballage, mais aussi de tarifs sur le marché domestique. Pour y remédier, il est très important de réduire le nombre de chaînes dans le transport des marchandises afin de réduire les coûts de production.

«Non seulement les entreprises doivent se mobiliser elles-mêmes, mais les agriculteurs doivent aussi faire preuve de plus d’intelligence pour se retrouver plus rapidement au sein de cette liaison. Ainsi, les deux principales forces de production partagent des intérêts communs et pourront grandir ensemble dans ce contexte concurrentiel actuelle», a souligné M. Nam.

Selon Vo Quan Huy, directeur de la Sarl Huy Long An : «Dans la production et la consommation, la passivité sera un obstacle majeur pour les agriculteurs et les entreprises. Par conséquent, avant d’intégrer les marchés étrangers, ils doivent bien se renseigner sur les habitudes, la culture de consommation de ces marchés».

Le but ultime est de satisfaire trois critères : une bonne image de marque, une qualité élevée et des prix compétitifs. «Ces trois critères phares permettront aux entreprises de progresser durablement», a conclu Vo Quan Huy. -CVN/VNA