Washington (VNA) – Les Etats-Unis se félicitent du verdict historique rendu par le tribunal parrainé par l’ONU dans le procès pour génocide des deux plus hauts dirigeants khmers rouges encore en vie.

Conférence de presse après le verdict rendu dans le procès pour génocide des deux plus hauts dirigeants khmers rouges encore en vie aux CETC à Phnom Penh, le 16 novembre. Photo : AFP


Le tribunal international chargé de juger les Khmers rouges a condamné Nuon Chea, 92 ans, ex-numéro deux du régime génocidaire des Khmers rouges, et Khieu Samphan, 87 ans, ancien chef de l’Etat du "Kampuchéa démocratique" à la prison à vie pour "génocide".

"Leurs crimes étaient nombreux, calculés et graves", a déclaré la porte-parole du département d’État américain Heather Nauert, louant le courage des victimes et des témoins qui sont passés à la barre pour dénoncer décapitations, viols, mariages forcés et cannibalisme.

"Que ce soit un message aux autres auteurs d’atrocités massives, même ceux aux plus hauts niveaux, y compris d’anciens chefs d’Etat, et que de tels actes ne seront pas tolérés et qu’ils seront traduits en justice", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Nuon Chea et Khieu Samphan comparaissent depuis 2011 devant cette juridiction. Mais pour tenter d’accélérer la procédure, les débats ont été scindés en plusieurs procès.

À l’issue du premier, les deux hommes avaient été condamnés en 2014 à la prison à perpétuité pour "crimes contre l’humanité", une peine confirmée en appel en 2016. Les deux peines de prison à perpétuité ont été confondues.

Hormis Nuon Chea et Khieu Samphan, le tribunal a déjà condamné un autre accusé, Douch, de son vrai nom Kaing Guek Eav, chef de la prison S-21, ou Tuol Sleng, où 15.000 personnes ont été torturées avant d’être exécutées. Il a lui aussi été condamné en appel en 2012 à la prison à perpétuité. Pol Pot, le "frère numéro un", est quant à lui mort en 1998 sans avoir été jugé.

Depuis leur entrée en fonction en 2006, les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC), spécialement chargées de juger les Khmers rouges, oeuvrent pour faire justice aux victimes du régime génocidaire responsable de la mort d’au moins 1,7 millions de personnes entre 1975 et 1979. – VNA