Les droits de l’homme, le changement climatique et la loi vietnamienne

Vivre dans un environnement sain est un droit des plus importants puisqu’il a trait directement à la qualité de vie. Tous les pays le reconnaissent et le Vietnam ne fait pas exception.

Hanoi (VNA) – Vivre dans un environnement sain est un droit des plus importants puisqu’il a trait directement à la qualité de vie. Tous les pays le reconnaissent et le Vietnam ne fait pas exception. Témoins sa législation relative à l’environnement et plus précisément les trois lois sur la protection de l’environnement qu’il a adoptées entre 1993 et 2014.

Les droits de l’homme, le changement climatique et la loi vietnamienne ảnh 1Vue aérienne du delta du Mékong. Photo: VNA

Dans son préambule, la Loi sur la protection de l’environnement de 1993 se donne pour finalité «de rendre plus efficiente la gestion étatique, de rehausser le sens des responsabilités des autorités à différents échelons, des organes étatiques, des organisations économiques et sociales, des unités des forces armées populaires de tous les particuliers en matière de protection de l’environnement aux fins de protéger la santé de la population, de garantir le droit de chacun de vivre dans un environnement sain, de servir le développement durable du pays et de contribuer à la protection de l’environnement régional et mondial».

La Loi sur la protection de l’environnement de 2005 se veut plus concise. «Protéger l’environnement est une cause commune de toute la société, un droit et un devoir des organes étatiques, des organisations, des ménages et des particuliers», peut-on lire dans l’alinéa 2 de son article 3.

Dans la loi de 2014, l’article 4, alinéa 2, dispose que «la protection de l’environnement doit aller de pair avec le développement économique, le maintien de la sécurité sociale, la garantie des droits de l’enfant, la promotion de l’égalité des sexes, la préservation de la biodiversité et la réponse au changement climatique afin de garantir à chacun de vivre dans un environnement sain».

Les droits de l’homme, le changement climatique et la loi vietnamienne ảnh 2Construction de quais en béton en bord de mer à Thua Thiên-Huê (Centre). Photo: VNA

Toutes ces dispositions ont été élaborées conformément aux conventions internationales auxquelles le Vietnam a adhéré. L’une des nouveautés concerne le droit des citoyens à l’information relative à l’environnement, qui a été introduit dans la loi sur la protection environnementale de 2014.

«La communauté a le droit de se procurer des informations et de demander des informations concernant le changement climatique, à l’exception de celles classées comme étant des secrets d’État», «l’autorité chargée de gérer le changement climatique a la responsabilité de fournir des informations, d’organiser des activités destinées à sensibiliser la communauté et de faciliter l’implication de celle-ci dans les activités de réponse au changement climatique», est-il écrit dans la loi.

Ainsi, le public a deux façons d’accéder à l’information concernant l’environnement en général et le changement climatique en particulier. Soit ce sont les organes étatiques, les entreprises et les organisations qui publient des informations de leur plein gré, soit le citoyen lambda peut leur demander de les lui fournir.

Alors que le changement climatique devient une réelle menace pour la vie humaine, toutes les stratégies et tous les plans d’aménagement du Vietnam font désormais la part belle à la réponse à cette question. La réduction des émissions de gaz à effet de serre, la transformation des déchets en énergie, et la promotion de modes d’exploitation, de production et de consommation respectueux de l’environnement sont dorénavant inscrites dans la loi comme étant des moyens indispensables à la garantie du droit de la population de vivre dans un environnement sain. – VOV/VNA

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