En dépit d’une conjoncture difficile, l’économie vietnamienne se porte bien. 5,8% de croissance pour l’année 2014 ? L’objectif semble désormais tout à fait à la portée du pays. Les efforts conjugués du gouvernement, des différents secteurs économiques, des entreprises et de l’ensemble de la population ont porté leurs fruits.

Au cours des 9 premiers mois de l’année, l’économie nationale a confirmé sa dynamique de croissance, s’est félicité le Premier ministre Nguyên Tân Dung, qui a par ailleurs estimé qu’au moins 13 des 15 objectifs socio-économiques fixés par l’Assemblée nationale devraient être atteints, voire dépassés d’ici à la fin de l’année. Il resterait donc 2 objectifs encore à atteindre : créer 1,6 million d’emplois et élever le taux de travailleurs qualifiés. 

Une croissance soutenue généralisée 

À chaque trimestre, la croissance du PIB s’accélère un peu plus. Pour les 9 premiers mois de l’année, elle est déjà à 5,62%, un chiffre bien supérieur à ceux enregistrés au cours des deux dernières années pour la même période. La production industrielle, en particulier l’industrie de transformation et l’industrie manufacturière, affiche d’ores et déjà une croissance de 6,7%. Il est plus que probable que la barre des 7% devrait être franchie très prochainement. L’agriculture a, elle aussi, renoué avec la croissance, en dépit des catastrophes naturelles et des épidémies. Quant aux services prestataires, ils se développent.
On notera par ailleurs que, l’inflation étant désormais sous contrôle, les prix sont restés plutôt stables.
Pour ce qui est des entreprises, elles font des bénéfices et leurs capitaux augmentent. Par contre, peu de nouvelles entreprises ont vu le jour, eu égard sans doute à un contexte encore difficile. 

Sur le plan commercial, le pays a exporté plus qu’il a importé, avec un chiffre qui tourne autour de 110 milliards de dollars, soit une hausse de 14% en glissement annuel. 21 produits vietnamiens affichent désormais un chiffre d’affaires à l’exportation supérieur à un milliard de dollars. Une nouveauté à souligner: la plupart des produits exportés avaient déjà été transformés au préalable, ce qui aura contribué à ré-équilibrer la balance commerciale et à augmenter les réserves en devises du pays.
Le Premier ministre Nguyên Tân Dung a indiqué: " L’économie se développe, aussi bien au niveau de l’agriculture qu’à celui de l’industrie ou des services prestataires. Tous les ministères et tous les secteurs économiques s’accordent à dire que l’objectif d’une croissance de 5,8% cette année est tout à fait atteignable. Pas question de relâcher l’effort pour autant ! Il ne faut pas se cacher qu’après tout, 6%, ce serait idéal ! " 

En 9 mois, plus de 90 entreprises étatiques ont été réorganisées, presque autant que pendant toute l’année 2013. Et d’ici à la fin de l’année, le gouvernement devrait approuver le plan d’actionnarisation de 200 autres entreprises. Les groupes et les compagnies générales d’Etat ont continué de retirer leurs capitaux des secteurs qui ne sont pas leurs principaux champs d’activité, à un rythme 4 fois plus important que celui de l’année passée. 

Les créances douteuses sont mieux gérées 

Parrallèlement à la Société de gestion d’actifs du Vietnam (Vietnam Asset Management Company-VAMC), le gouvernement a pris diverses mesures pour en finir avec le règlement des dettes douteuses. Les banques ont augmenté leurs fonds de prévention des risques qui totalisaient, en juillet dernier, 78 mille milliards de dongs. Quant à la VAMC, elle a racheté pour 47.000 milliards de dôngs de créances douteuses. Pour toute l’année, elle en aura racheté pour 70.000 milliards de dôngs.

Néanmoins, certaines faiblesses de l’économie nationale demeurent : la demande totale reste faible ; les producteurs et les commerçants rencontrent encore pas mal de difficultés ; les créances douteuses demeurent importantes ; la dette publique augmente rapidement ; la productivité et la compétitivité laissent encore à désirer... C’est pourquoi le gouvernement entend se focaliser sur la restructuration des investissements publics, des entreprises étatiques, du système bancaire, de l’agriculture, mais aussi sur l’instauration de la nouvelle ruralité. Le ministère des Finances, en particulier, doit faire en sorte de mobiliser plus de prêts en vue d’améliorer l’environnement des affaires et, par voie de conséquence, la compétitivité nationale. 

Le chef du gouvernement a déclaré : " Nous cherchons par tous les moyens à mobiliser des capitaux dans le pays et à l’étranger pour les injecter dans les services, l’industrie, l’agriculture et les infrastructures. Les potentiels sont énormes. Les vice-Premiers Ministres et les ministres doivent réfléchir à ce qu’on pourrait faire pour attirer les investissements ".

Les résultats obtenus depuis le début de l’année encouragent le gouvernement, les entreprises et la population à donner un coup d’accélérateur au rétablissement de la croissance en vue d’un développement durable. – VOV/VNA