Le village de vannerie de Thai My à HCM-Ville

Le village de Thai My, dans le district de Cu Chi, Hô Chi Minh-Ville, est célèbre pour ses produits en bambou et rotin qui sont vendus non seulement dans le pays mais aussi à l’étranger.
Le village de vannerie de Thai My à HCM-Ville ảnh 1Les paniers de l’atelier Thiên Long sont exportés à Taïwan (Chine).

Ho Chi Minh-Ville (VNA) - Le village de Thai My, dans le district de Cu Chi, Hô Chi Minh-Ville, est célèbre pour ses produits en bambou et rotin qui sont vendus non seulement dans le pays mais aussi à l’étranger.

«Ce métier existe dans le village de Thai My depuis plus de 100 ans et s’est transmis de génération en génération», selon l’artisane Ta Thi Quê, 86 ans, du hameau de Binh Thuong 2. Depuis des années, chaque hameau du village s’est spécialisé dans la fabrication d’un seul type de produit et tous les villageois, des plus jeunes aux plus vieux, sont très qualifiés. «Actuellement, nos revenus restent modestes et la plupart des travailleurs sont des personnes âgées. C’est le cas de ma famille», a ajouté la fille de Ta Thi Quê, 45 ans.

Comme dans les autres villages de métiers traditionnels, Thai My doit faire face aux difficultés dues à l’apparition des produits en plastique et en aluminium, qui concurrencent férocement les produits en bambou et rotin. Ces derniers ont tendance à perdre leur place dans la vie quotidienne des Vietnamiens, et particulièrement des villageois. Pour résoudre ces difficultés, ces dernières années, les habitants ont créé leurs propres machines à rogner le bambou dans le but de réduire le temps de production et les dépenses.

Préserver l’artisanat traditionnel

En 2007, Lê Vinh Hanh (hameau de My Khanh A) a inventé une machine pour tailler l’écorce de bambou, celle-ci effectue le travail de 15 personnes. Pour augmenter la production, il a également acheté 20 machines à fendre les tiges de bambou. Son atelier emploie désormais 25 personnes et fournit des matériaux pour toutes les familles du village. Grâce à l’appui des autorités locales, les villageois ont investi dans des installations et technologies modernes pour améliorer la qualité de leurs produits. Ceux-ci ont peu à peu retrouvé du succès sur le marché intérieur et certains sont mêmes vendus à l’étranger.

L’atelier de vannerie Thiên Long de Mme Lê Thi Huych (hameau de My Khanh A) connaît une activité florissante. Cet atelier, de 3 ha,  est rempli de produits destinés à l’exportation. Avec 50 employés, il peut produire entre 1.200 et 1.500 paniers de bambou par jour et exporte de 30 à 40 conteneurs chaque année à Taïwan (Chine).  Mme Huych a confié qu’il y avait quelques années, son atelier ne pouvait pas fournir suffisamment de paniers de bambou pour les clients taïwanais en raison de la demande considérable à la saison des récoltes des choux.

Grâce à la politique de soutien financier de Hô Chi Minh-Ville et à l’aide des autorités de la commune de Thai My et de l’Union des femmes de la commune, elle et les autres villageois continuent de diversifier leur production en vue de répondre à la demande des clients dans le pays et à l’étranger. De plus, ils contribuent à la préservation de l’artisanat traditionnel.

Aujourd’hui, le village compte deux grands ateliers et plus de 1.000 ouvriers qui produisent différents types de produits, exportés à Taïwan (Chine) et au Japon. La vannerie de bambou et rotin à Thai My a retrouvé ses couleurs, et fait vivre environ 250 familles. -CVN/VNA

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