Le tuong de l'ancien village de Duong Lâm fait recette

Duong Lâm, le plus ancien village du Vietnam, a une autre spécialité à ne manquer sous aucun prétexte : le tuong.

Duong Lâm, le plus ancienvillage du Vietnam, tient sa réputation du fait de réunir à lui seull’ensemble des valeurs culturelles que l’on trouve dans la campagnevietnamienne, avec son architecture ancienne, sa maison commune, sesbanians et ses maisons séculaires. Autre spécialité à ne manquer sousaucun prétexte : le tuong.

Le tuong - sauce de sojafermenté - est un condiment très répandu au Vietnam. Mais le tuong duvillage de Duong Lâm est réellement supérieur sur le plan gustatif parrapport à celui fabriqué à Cu Dà (à Hanoi), ou encore à Bân (à HungYên).

Nous avons voulu en savoir davantage et nous sommesrendus chez Mme Nguyên Thi Hai, qui a hérité d’une longue tradition defabrication de ce condiment. Objectif : nous renseigner sur ce qui faitla singularité de la recette du village de Duong Lâm. Malgré ses 90 ans,la vieille dame se porte comme un charme et aide ses descendants àfabriquer cette spécialité. Si le tuong est aujourd’hui présent surtoutes les tables au Vietnam, celui de Duong Lâm a la faculté de releverharmonieusement la saveur de nombreuses préparations, comme lesliserons d'eau bouillis, la viande de boeuf, de buffle, les poissons,etc.

Le secret de fabrication enfin révélé !

NguyênXuân Lân, 62 ans, nous explique que l’obtention d’un tuong dans lesrègles de l’art passe par une sélection rigoureuse des ingrédients : unriz gluant, des graines de soja et de haricots de qualité, et de l'eautirée du puits antique du village : le puits Nghè. Une fois le processusde préparation terminé - divisé en de longues et fastidieuses étapes -le tout est versé dans de grandes jarres en terre cuite. À noter aussique de l'eau de pluie est utilisée pour parfaire la qualité du produit. 

                                            

Letuong de Duong Lâm rencontre un franc succès. Ce condiment est nonseulement prisé par les consommateurs du pays, mais fait aussi saliverles étrangers. De fait, plusieurs foyers du village continuent deperpétuer ce métier ancestral, qui leur permet de vivre (très)confortablement. Nguyên Thi Vuot, qui vit dans le hameau de Mông Phu,est enseignante. Une fois rentrée de l’école, elle troque sa bloused’institutrice pour celle de préparatrice de tuong, un second travailqu’elle partage avec les membres de sa famille. La cour est toujoursoccupée par une cinquantaine de jarres d’environ 100 litres chacune,prêtes à être vendues. Chaque mois, elle en écoule environ 8.000 litres.La qualité standard est facturée 10.000 dôngs/litre, et le millésime30.000 dôngs/litre. Une affaire rondement menée ! "Mon village attire denombreux touristes. Du coup, nous n’avons aucun mal à écouler notreproduction", nous confie-t-elle. 

                                         

La renommée du tuong deDuong Lâm a depuis longtemps déjà dépassé les murs du village, devenantun vrai patrimoine participant à asseoir un peu plus l’identité du lieu,déjà connu pour symboliser la quintessence de la ruralité vietnamienne.– AVI

Voir plus

Activités de recherche des enseignants et des étudiants de l'Université nationale de Hanoi. Photo : NDEL

L’enseignement supérieur vietnamien progresse dans les classements internationaux

Selon les données publiées le 6 novembre 2024, six établissements vietnamiens figurent dans le QS WUR 2025. Par ailleurs, 17 universités vietnamiennes apparaissent dans le QS Asia University Rankings, soit deux de plus qu’en 2024. L’Université de Vinh et l’Université ouverte de Hô Chi Minh-Ville y font leur première entrée.

Vue du procès en première instance devant le Tribunal militaire de la région militaire 5, le 6 janvier. Photo : VNA

L’ex-patron du groupe Phuc Son jugé dans une affaire foncière à Khanh Hoa

Nguyên Van Hâu a donné l’instruction à ses employés de présenter le projet comme étant parfaitement conforme aux exigences légales, de lancer les ventes et de signer 983 contrats de transfert de droits fonciers avec 683 clients, encaissant ainsi plus de 7.032 milliards de dôngs (270 millions de dollars)

Le village de Lung Tam : quand les fibres de lin content l’histoire du plateau karstique de Dong Van

Le village de Lung Tam : quand les fibres de lin content l’histoire du plateau karstique de Dong Van

Niché au cœur du rude plateau karstique de la province de Tuyên Quang, le village de Lung Tam préserve avec une résilience farouche le métier ancestral du tissage du lin de l’ethnie H’Mông. À partir de fibres rustiques, les mains habiles des femmes locales façonnent des étoffes qui transcendent leur simple usage utilitaire pour devenir de véritables réceptacles de l’identité culturelle, de la mémoire collective et du rythme de vie de cette région de l’extrême Nord. Chaque étape de cette transformation témoigne d’un savoir-faire méticuleux, transmis de génération en génération avec une fidélité intacte.

Logement social : d’un goulot d’étranglement à un atout majeur du marché

Logement social : d’un goulot d’étranglement à un atout majeur du marché

Le développement du logement social en 2025 a enregistré des avancées nettes. De nombreuses localités ont accéléré le rythme et atteint leurs objectifs. À la fin de l’année 2025, l’ensemble du pays avait construit 102 146 logements sociaux, soit 102 % de l’objectif fixé pour 2025 par le Premier ministre.