Le retrait de l’État des entreprises publiques se poursuit

D’ici à 2020, le gouvernement vietnamien est déterminé à accélérer son retrait des entreprises publiques au profit d’acteurs privé. Précisions de deux spécialistes du ministère des Finances et de la SCIC.

Hanoi (VNA) – D’ici à 2020, le gouvernement vietnamien est déterminé à accélérer son retrait des entreprises publiques au profit d’acteurs privés. Précisions de deux spécialistes du ministère des Finances et de la Compagnie d’investissement de capitaux publics (SCIC).

Le retrait de l’État des entreprises publiques se poursuit ảnh 1Le Vietnam a réussi à réduire le nombre d’entreprises publiques de 5.655 en 2001 à 718 en 2016.Photo: VNA

«Cette année, l’efficacité est une priorité»

* Dang Quyêt Tiên, chef-adjoint du Département des finances des entreprises du ministère des Finances.

Pour la période 2011-2015, l’agenda de la restructuration des entreprises publiques a bien été respecté. Entre 2016 et 2020, le gouvernement vietnamien est déterminé à achever ce processus. La participation de l’État dans les entreprises prévues sera réduite au minimum au profit du secteur privé. Mais actuellement, le retrait de l’État est jugé encore trop lent. Les entreprises cherchent à retenir un taux important de fonds publics. Selon les données actuelles, seuls 8% des fonds publics sont ouverts au secteur privé, ce qui n’intéresse pas bien sûr les investisseurs.

Prochainement, le gouvernement durcira le ton sur ce point, c’est-à-dire que si, auparavant, il ne précisait qu’un certain montant de fonds publics pour chaque secteur, il donnera désormais un montant pour chaque entreprise. En particulier, d’ici à 2020, le gouvernement vietnamien accorde une priorité à l’effectivité et à la transparence de l’activité des entreprises publiques.

En vue de poursuivre et d’accélérer le plan de restructuration, le ministère des Finances a proposé plusieurs mesures au gouvernement, lesquelles visent essentiellement à élever l’efficacité du contrôle de leurs activités, à rendre publique la liste des entreprises concernées et le montant des participations publiques à céder, à préciser les répartitions de responsabilité entre leurs dirigeants et leurs autorités de tutelle, c’est-à-dire, de droit commun, des ministères. Nous avons aussi proposé de renouveler les méthodes de cession des participations étatiques, notamment par adjudication publique largement ouverte.

«La cession des fonds publics est lente»

* Nguyên Duc Chi, président du conseil d’administration de la SCIC

Le retrait de l’État reste très lent. Le 12 décembre 2016, le vice-Premier ministre Vuong Dinh Huê a promulgué une circulaire enjoignant les entreprises et ministères à accélérer le transfert des fonds à la SCIC. En effet, beaucoup de ministères, de villes, et de provinces et entreprises, tardaient. D’ici à 2020, le nombre d’entreprises publiques qui devront transférer des fonds publics à la SCIC s’élève à plus de 220, soit le double de celui de la période 2011-2016.

D’après la décision gouvernementale No58 de 2017, l’État ne restera actionnaire unique que dans 103 entreprises. Actuellement, le gouvernement n’a pas prévu de transfert de fonds pour les groupes Habeco, Sabeco et plusieurs autres. Néanmoins, pour Vinatex, VNsteel et Cienco, la décision a été prise, mais aucun transfert à la SCIC n’est intervenu à ce jour. À ma connaissance, le ministère du Plan et de l’Investissement est en train de réviser une liste des entreprises qui tardent à accomplir cette tâche en vue de proposer au gouvernement la prise de sanctions. J’espère que nous disposerons bientôt de cette liste.

* L’actionnarisation des entreprises publiques pour dynamiser l’économie

La restructuration du secteur économique public doit venir au soutien de la croissance économique et, pour ce, l’État se retirera des domaines où le secteur privé excelle, excepté dans certains cas particuliers. Il s’agit d’abord des secteurs stratégiques pour la sécurité ou l’économie nationale, comme la défense, l’énergie, l’agroalimentaire et la banque, où il restera actionnaire majoritaire ou unique, outre les entreprises déficitaires. Ce sera, aussi, les secteurs dont l’activité touche à l’intérêt général, dans lesquels il restera l’actionnaire principal non majoritaire ou minoritaire. – CVN/VNA
 

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