Le quartier de Phu Binh fabrique des lanternes pour la haute saison

Il reste moins de deux semaines avant la Fête de la mi-automne. Dans le quartier de Phu Binh, le plus grand fournisseur de lanternes traditionnelles de Hô Chi Minh-Ville, l'ambiance est à la fois tendue et animée. Les ouvriers et les artisans se hâtent pour finaliser les dernières étapes de fabrication des lanternes colorées aux designs variés, répondant ainsi à la demande croissante du marché.

Production de lanternes dans l'atelier de Nguyên Trong Binh. Photo : CVN
Production de lanternes dans l'atelier de Nguyên Trong Binh. Photo : CVN

Hanoï (VNA) - Il reste moins de deux semaines avant la Fête de la mi-automne. Dans le quartier de Phu Binh, le plus grand fournisseur de lanternes traditionnelles de Hô Chi Minh-Ville, l'ambiance est à la fois tendue et animée. Les ouvriers et les artisans se hâtent pour finaliser les dernières étapes de fabrication des lanternes colorées aux designs variés, répondant ainsi à la demande croissante du marché.

Dans l'atelier de Nguyên Trong Bình, une douce mélodie de papier froissé et de pinceaux résonne. Chacun de ses gestes est précis, fruit d'années de pratique. Il façonne patiemment une carpe, dont les écailles scintillent sous la lumière.

Les frères Nguyên Trong Bình et Nguyên Trong Thanh, du hameau religieux de Phu Binh, dans le 11e arrondissement de Hô Chi Minh-Ville, fabriquent des lanternes traditionnelles depuis plus de 50 ans, perpétuant un savoir-faire transmis de génération en génération. Selon M. Bình, le nombre de commandes a grimpé en flèche cette année par rapport aux années précédentes. Sa famille a déjà fourni plus de 10.000 unités au marché, ce qui oblige toute la famille et les ouvriers à travailler sans relâche, du matin au soir, pour accomplir les commandes.

M. Binh déclare : "Cette fois, j'ai embauché davantage de personnes. Cette année, j'ai tout préparé plus tôt après avoir constaté que l'économie se rétablissait bien. Il y a deux ans, je commençais à fabriquer des produits mi-avril ou mai. Cette année, j'ai dû débuter toutes les étapes de production dès début mars".

La fabrication d'une lanterne traditionnelle pour la Fête de la mi-automne nécessite de nombreuses étapes, allant du choix des matériaux au fractionnement des bâtons de bambou, en passant par la préparation de la colle, le collage du papier, la peinture des décorations, etc. Chaque artisan doit faire preuve d'une grande minutie dans les moindres détails pour produire des lanternes scintillantes et colorées, adaptées aux goûts des enfants.

2.JPG
M. Bình avec une lanterne de forme de dragon. Photo : CVN

Nguyên Trong Thanh explique : "Les couleurs des produits doivent être de plus en plus belles et scintillantes. Il faut un certain talent artistique pour rendre le produit plus vivant. Plus le produit est grand, plus il est difficile à réaliser. Certaines lanternes mesurent 3 à 4 m de long, ce qui nécessite de rester debout longtemps ou de peindre plus longtemps. Si le produit est de grande taille, je dois m'appuyer sur deux ou trois personnes pour tenir le cadre pendant que je le colore".

Le quartier des lanternes de Phu Binh ne compte actuellement qu’une trentaine de ménages pratiquant ce métier. Ils perpétuent avec amour et diligence leur métier traditionnel, si bien qu'à chaque Fête de la mi-automne, le quartier des lanternes devient animé et grouillant d'activité. Cette année, de plus en plus de clients se tournent vers les lanternes traditionnelles, et le nombre de commandes a explosé, pour le plus grand bonheur des artisans passionnés par leur métier.

Quand aux autres artisans, Nguyên Dinh Chiên confie : "Je peux satisfaire de nombreuses commandes comprenant des milliers de pièces, mais je dois travailler plus de 16 heures par jour pour répondre à la demande... Je suis très fatigué, mais très heureux".

3.JPG
Les lanternes sont accrochées au plafond. Photo : CVN

"Nous livrons également nos produits du Sud au Nord. Et nous pouvons les livrer partout dans le Sud. De plus, nos lanternes sont aussi très populaires dans certains pays étrangers. Ces lanternes coûtent entre 16.000 et 25.000 dôngs chacune", ajoute Nguyên Thi Tuoi.

Cette année, le quartier des lanternes a également reçu de nombreuses commandes pour la fabrication de grands produits destinés à des entreprises et associations. La phase de préparation pour ces commandes prend également deux ou trois semaines.

Les lanternes en forme de carpes, papillons, étoiles, avions... aux motifs soignés, chatoyants et colorés, ont marqué de nombreuses générations de Vietnamiens. "Chaque lanterne est unique, comme une empreinte digitale", confie Binh avec un large sourire.

Pendant la Fête de la mi-automne, les lanternes traditionnelles en papier de verre rouge s'animeront dans les rues, prêtes à illuminer la nuit, rappelant les heureux souvenirs d'enfance de nombreuses générations. - CVN/VNA

source

Voir plus

Les habitants de Binh Lu deviennent des « ambassadeurs du tourisme numérique »

Les habitants de Binh Lu deviennent des « ambassadeurs du tourisme numérique »

Avec ses paysages spectaculaires et son riche patrimoine culturel, la commune montagneuse de Binh Lu, dans la province de Lai Chau, mise sur le numérique pour promouvoir le tourisme. Les autorités locales et les habitants utilisent désormais les plateformes en ligne pour faire connaître leur région à un public plus large et contribuer au développement de l’économie locale.

Les délégués posent devant le nouveau plan de visite du Temple de la Littérature, à Hanoi, le 3 novembre. Photo: VNA

Le Temple de la Littérature s’offre un nouveau parcours de visite pour les 950 ans du Quôc Tu Giam

Conçus par une équipe d’architectes et de docteurs formés en France, aujourd’hui enseignants à l’Université d’architecture de Hanoi, ces outils allient recherche historique, analyse architecturale et techniques modernes de valorisation du patrimoine, visant à enrichir l’expérience des visiteurs tout en posant les bases d’une coopération durable pour la conservation et la promotion de ce patrimoine.

L'exposition photographique présente 100 œuvres sur 30 sites reconnus par l'UNESCO. Photo: VNA

La culture vietnamienne entre préservation des traditions et nouvelles formes d’expression

Pour répondre à la Journée de la culture vietnamienne 2026, les localités prévoient d'organiser des expositions, des programmes artistiques dans les espaces publics, des projections de films et des activités de promotion de la lecture. Le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme a tenu une réunion le 30 octobre pour faire le point sur l'avancement des préparatifs.

La prestation de la chorale Que Huong. Photo: VNA

Paris célèbre la diversité culturelle à travers les traditions vietnamiennes

Ao dai, costumes traditionnels et chansons célébrant le Vietnam ont apporté une touche vietnamienne à la deuxième Journée d’échanges culturels des associations, organisée le 31 octobre à la mairie du 16e arrondissement de Paris, avec la participation de 20 associations vietnamiennes, cambodgiennes, lao et françaises.

Des délégués à l'exposition nationale de photographie d’art "Fiers de nos frontières". Photo: VNA

Le concours photographique "La fierté de nos frontières" récompense les regards sur la vie frontalière

L'édition 2026 a rassemblé près de 16 000 œuvres réalisées par 4 221 auteurs issus de 34 provinces et villes, soit une participation cinq fois supérieure à celle de la première édition. La diversité des participants, allant des photographes professionnels aux soldats, enseignants et étudiants, a permis d'offrir des regards authentiques et vivants sur la vie frontalière.