Le micro-travail numérique, nouveau pilier discret de la résilience économique en Asie du Sud-Est

Dans plusieurs États membres de l’ASEAN, notamment en Indonésie, aux Philippines et au Vietnam, des millions de personnes participent à une transformation économique discrète en réalisant des micro-tâches numériques rémunérées.

L’ASEAN s’est fixé pour objectif de construire sa Communauté économique numérique d’ici 2045. (Photo : Banque mondiale).
L’ASEAN s’est fixé pour objectif de construire sa Communauté économique numérique d’ici 2045. (Photo : Banque mondiale).

Hanoï, 21 janvier (VNA) – Dans plusieurs États membres de l’ASEAN, notamment en Indonésie, aux Philippines et au Vietnam, des millions de personnes participent à une transformation économique discrète en réalisant des micro-tâches numériques rémunérées.


Ces activités, allant de l’annotation de données au marquage d’images, contribuent à l’essor de micro-revenus numériques, qui deviennent progressivement un nouveau facteur de résilience économique pour de nombreux ménages en Asie du Sud-Est.

Alors que l’économie numérique de la région dépasse désormais les 300 milliards de dollars, cette forme de travail gagne en ampleur. Aux Philippines, le concept culturel de diskarte (débrouillardise) trouve une nouvelle expression dans l’univers numérique.

Au Vietnam, la croissance rapide du commerce électronique et des plateformes en ligne a multiplié les opportunités de travail numérique à domicile. En Indonésie, devenue un pôle majeur de l’annotation de données, cette tendance mobilise une main-d’œuvre jeune pour des emplois flexibles et axés sur des tâches spécifiques.

Selon une étude de la Banque mondiale, entre 154 et 435 millions de personnes dans le monde exercent des activités de micro-travail en ligne, soulignant l’influence croissante de ces revenus liés aux plateformes sur les marchés du travail mondiaux, bien au-delà de l’Asie du Sud-Est.

Pour la plupart des participants, le micro-travail numérique constitue un complément de revenu flexible, intégré à leur quotidien, réalisé pendant les trajets domicile-travail, les pauses ou le soir. L'engagement varie généralement de une à trois heures en semaine, et de nombreux utilisateurs alternent entre plusieurs plateformes pour trouver des tâches adaptées et des rémunérations plus intéressantes.

Ces revenus complémentaires répondent à des besoins variés. Les plus jeunes les utilisent fréquemment pour financer des dépenses numériques, telles que les forfaits de données mobiles ou les abonnements de streaming, tandis que les générations plus âgées les consacrent aux dépenses du ménage ou aux loisirs. Plus largement, de nombreux foyers adoptent une stratégie de « portefeuille de revenus », combinant emploi formel, activités informelles et micro-tâches numériques.

Les observateurs estiment toutefois que, au-delà de l’encouragement à la participation, les gouvernements et les entreprises doivent établir des cadres équitables pour le micro-travail numérique. Ceux-ci devraient inclure une rémunération transparente, des consignes claires sur la nature des tâches et des parcours de formation continue permettant aux travailleurs de monter en compétences. Une telle approche est perçue comme gagnant-gagnant : les entreprises bénéficient d’un vaste réservoir de main-d’œuvre flexible, tandis que les travailleurs accèdent à des sources de revenus plus durables et plus équitables. - VNA

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