Le marché de Chu d’hier et d’aujourd’hui

Dans le bourg de Cho Chu de la province de Thai Nguyên (Nord), on a construit un marché et un supermarché flambant neufs. Pourtant, à l’arrivée des 1er et 6e jours de chaque mois lunaire, les habitants continuent de se rassembler au pied du banian centenaire pour le marché traditionnel.
Dans le bourg de Cho Chude la province de Thai Nguyên (Nord), on a construit un marché et unsupermarché flambant neufs. Pourtant, à l’arrivée des 1er et 6e jours dechaque mois lunaire, les habitants continuent de se rassembler au pieddu banian centenaire pour le marché traditionnel.

Cho Chuest une petite vallée bordée par deux ruisseaux dans le district deDinh Hoa (province de Thai Nguyên). Les personnes âgées racontent que larégion est miraculeuse et pleine de spectacles charmants, c’estpourquoi elle est habitée depuis des siècles.

Selon lalégende, les restes des troupes de la révolte chinoise «Royaume célestede la grande paix» (à leur tête Hong Xiuquan), en arrivant à Dinh Hoa en1870, ont découvert une si belle vallée qu’ils ont décidé de s’yinstaller. Peu de temps après, les Kinh (ethnie majoritaire du Vietnam)ont quitté leur plaine à l’approche des Français pour se rendre dans cedistrict montagneux. Reconnaissant qu’il s’agissait d’un lieu propice àleurs activités commerciales, ils se sont regroupés pour créer un petitmarché.

En 1915, après la domination de Dinh Hoa, lesFrançais ont transformé la région de Chu en bourg. Le marché de Chu secomposait alors de trois rangées de kiosques, devant lesquels étaientinstallés une grande lanterne pour éclairer en soirée. Il s’agissaitd’un symbole de richesse qui suscitait une certaine jalousie parmi leshabitants des autres régions.

En suivant les indicationsdes personnes âgées, nous arrivons sur le terrain où se trouvaitl’ancien marché de Chu. On devine encore les traces du plancher. À côtése trouve un ancien puits. Le lieu a été choisi pour creuser ce puitsqui permettait aux habitants du bourg de récupérer une eau limpide etfraîche. Ces derniers étaient particulièrement fiers de leurs tasses dethé infusé avec l’eau du puits.

Durant la guerre1954-1975, les habitants ont été contraints de le boucher. Mais,certains croient toujours qu’une source d’eau s’écoule silencieusementen dessous.

Les branches du banian centenaires’allongent jusqu’à couvrir la porte d’entrée du marché traditionnel.Les personnes âgées se souviennent que l’arbre était déjà présent quandles Kinh sont arrivés entre 1890 et 1900. Le banian est devenu un témoinhistorique de la région à l’époque de la colonisation française. Letemps ne semble pas avoir d’emprise sur lui. Les habitants se rappellentpourtant que ce centenaire a montré des signes de faiblesse en 1995.Les habitants ont fait le culte aux génies et l’arbre a retrouvé de lavigueur.

Le marché de Chu a changé de propriétaire àplusieurs reprises. En 1949, il a fusionné avec la commune de Bao Cuong(district de Dinh Hoa). Puis, en 1954, il a fait partie de la commune dePhuc Chu de ce même district. Enfin, en 1958, il s’est officiellementinscrit dans le bourg de Cho Chu.

Selon le vieux LêNhâm, le marché de Chu se déroulait chaque 1er et 6e jours du moislunaire. Auparavant, les ethniques minoritaires s’y rendaient pourgoûter des plats Kinh et acheter des objets ou des tenues de cetteethnie. À l’inverse, les Kinh avaient l’habitude d’acheter desspécialités des autres ethnies. Le marché de Chu étaient alors un haitlieu de rencontre et d’échanges culturels entre les Kinh du bourg et lesethnies minoritaires des villages et des régions voisines. On neconnaît pas exactement le nombre de couples qui se sont formés sur lemarché.

De nos jours, le bourg de Cho Chu dispose d’unmarché flambant neuf et d’un supermarché moderne. Mais, à l’aube des 1eret 6e jours de chaque mois lunaire, les habitants ont gardé l’habitudede se retrouver au pied du banian centenaire. Lê Nhâm a rassemblé dansun ouvrage toutes les archives concernant le marché. Le temps passe maisles habitants savent que l’âme du marché traditionnel vit encore. -VNA

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