Plusieurs facteurs laissent augurer une reprise du marché boursier vietnamien dès ce 2 e trimestre, et ce, jusqu’à la fin de cette année.

Ces derniers temps, plusieurs banques ont baissé le taux d’intérêts du dépôt qui n’est plus que de 6% environ. Plusieurs sociétés de bourse ont réagi en conséquence en faisant de même pour les crédits destinés à l’acquisition de titres, afin que les investisseurs s’impliquent davantage sur le marché.

Par exemple, depuis le 15 mai, la Société de bourse de la Banque d’investissement et de développement du Vietnam pratique un taux de 15 % au lieu de 16,5 % auparavant. De même, la Société de bourse de la Banque par action du commerce extérieur du Vietnam et la Société de bourse Rông Viêt offrent des taux de 15 % et 17 %. Et, selon les spécialistes, les prochains jours verront d’autres sociétés de bourse diminuer leurs taux.

Le résultat est un net transfert de l’épargne vers d’autres catégories de placement mieux rémunérés. Elle est considérée comme très positive pour le marché boursier car elle entraînera à court terme un afflux de liquidités sur ce dernier.

En terme de catégorie de placements intéressants, les possibilités sont réduites. En dehors de la perte d’attrait du dépôt bancaire, le marché immobilier n’est toujours pas sorti de son marasme, au point qu’y investir expose à des pertes. Quant au marché de l’or, il présente toujours de trop grands risques en raison du différentiel entre les cours nationaux et mondiaux de ce métal jaune.

Bourse, marché au fort potentiel

Avec cette diminution de l’attrait de ces placements, le marché boursier devient de plus en plus intéressant. Pourquoi ? Parce qu’après une période de fonctionnement au ralenti, les cours des titres sont raisonnables, au point que plusieurs valeurs sont accessibles pour moins de 10.000 dôngs. En outre, bien évidemment, nombre de sociétés offrent un rendement de 12 % à 15 %, bien supérieur à ceux des autres produits financiers comme le dépôt bancaire.

Certes, on pourrait objecter que le rendement d’actions n’est pas forcément garanti puisqu’il ne s’agit que de dividendes dont la distribution dépend essentiellement de la santé de l’entreprise et de la conjoncture économique... En d’autres termes, les entreprises cotées se doivent donc d’augmenter leurs bénéfices afin de gagner la confiance des investisseurs boursiers.